CHAPITRE X (OCTOBRE 1652)

L'abbé Fouquet s'obstine à continuer les négociations avec les

princes.--Sa passion pour la duchesse de Châtillon.--Mazarin l'avertit

vainement que le prince de Condé ne veut pas traiter sérieusement avec

la cour (5 octobre).--Il lui conseille de s'attacher à séparer le duc

d'Orléans de Condé.--L'intérêt véritable du roi conseille de repousser

les demandes de ce dernier.--Mazarin revient avec plus d'insistance sur

les mêmes idées (9 octobre); il sait positivement que Condé est entré

dans de nouveaux engagements avec les Espagnols et leur a promis de ne

pas traiter avec la France.--Madame de Châtillon est également dévouée

aux Espagnols.--Plaintes de Mazarin sur la prolongation de son exil; il

espère que le procureur général, Nicolas Fouquet, déterminera le

parlement de Pontoise à proclamer son innocence.--Il engage l'abbé

Fouquet à profiter de la rupture entre le prince de Condé et Chavigny

pour assurer le succès des négociations avec le duc d'Orléans.--Violence

de Condé envers Chavigny; maladie et mort de ce dernier (11

octobre).--Erreurs de Saint-Simon dans le récit de ces faits.--Attaques

dirigées à la cour contre l'abbé Fouquet; on lui enlève la direction des

négociations avec les princes.--Le procureur général, Nicolas Fouquet,

se plaint vivement à Mazarin de la conduite des ministres qui entourent

la reine et de la rupture des négociations.--Il pense que l'on devrait

profiter de la bonne disposition des Parisiens pour ramener le roi dans

son Louvre.--Le parlement siégeant à Pontoise est tout entier de cet

avis, et c'est en son nom qu'écrit le procureur général.

Mémoires sur la vie publique et privée de Fouquet, surintendant des finance et sur son frère l'abbé Fouquet · 第 26 / 211 题