L'abbé Fouquet s'obstine à continuer les négociations avec les
princes.--Sa passion pour la duchesse de Châtillon.--Mazarin l'avertit
vainement que le prince de Condé ne veut pas traiter sérieusement avec
la cour (5 octobre).--Il lui conseille de s'attacher à séparer le duc
d'Orléans de Condé.--L'intérêt véritable du roi conseille de repousser
les demandes de ce dernier.--Mazarin revient avec plus d'insistance sur
les mêmes idées (9 octobre); il sait positivement que Condé est entré
dans de nouveaux engagements avec les Espagnols et leur a promis de ne
pas traiter avec la France.--Madame de Châtillon est également dévouée
aux Espagnols.--Plaintes de Mazarin sur la prolongation de son exil; il
espère que le procureur général, Nicolas Fouquet, déterminera le
parlement de Pontoise à proclamer son innocence.--Il engage l'abbé
Fouquet à profiter de la rupture entre le prince de Condé et Chavigny
pour assurer le succès des négociations avec le duc d'Orléans.--Violence
de Condé envers Chavigny; maladie et mort de ce dernier (11
octobre).--Erreurs de Saint-Simon dans le récit de ces faits.--Attaques
dirigées à la cour contre l'abbé Fouquet; on lui enlève la direction des
négociations avec les princes.--Le procureur général, Nicolas Fouquet,
se plaint vivement à Mazarin de la conduite des ministres qui entourent
la reine et de la rupture des négociations.--Il pense que l'on devrait
profiter de la bonne disposition des Parisiens pour ramener le roi dans
son Louvre.--Le parlement siégeant à Pontoise est tout entier de cet
avis, et c'est en son nom qu'écrit le procureur général.