Un peu après, un autre personnage dit: «C'est réellement un état fort

agréable que l'état militaire.»

--Ah ça! dit un spectateur qui avait entendu la pièce à Paris, il y

avait des couplets: «Ah! quel plaisir! ah! quel plaisir d'être soldat!»

La remarque circule; on siffle, on crie, on hurle, on demande le

régisseur. Le régisseur s'avance, fait ses trois saluts et dit:

--Que veulent ces messieurs?

--La musique!

--Pardon, vous n'avez pas lu l'affiche; elle porte ceci, en caractères

un peu fins, il est vrai: «Un dialogue vif et spirituel remplacera la

musique, qui nuit à l'action.»

[GU] Le public du salon où vous entrez est trompé: il croyait avoir un

personnage illustre, et ce n'est que son nom, ce n'est que vous.

Un peu décontenancé d'abord, vous vous remettez cependant bientôt; vous

invitez une femme à danser, vous dansez de votre mieux; elle vous dit:

--Votre frère ne danse pas, n'est-ce pas?

--Non, madame.

--J'en étais sûre: les hommes supérieurs n'aiment pas la danse.

La contrariété vous anime, vous êtes plus spirituel que d'ordinaire,

vous trouvez des mots heureux, vous les dites sans en trop rire

vous-même: vous croyez vous être réhabilité.--La maîtresse de la maison

vous dit:

--Ah! monsieur; monsieur votre frère a bien de l'esprit. Il n'a donc pas

pu venir?

--Non, madame.

--Je comprends,--ses moments sont précieux; il n'a pas voulu venir

s'ennuyer ici.

--Eh bien! et moi,--pensez-vous,--et mes moments donc: ils ne sont donc

pas précieux?--Ce qui ennuierait mon frère est donc trop bon pour moi?

Vous prenez un fiacre, le cocher vous rançonne.

Vous raisonnez, il vous bat; vous prenez son numéro, le citez chez un

commissaire;--le commissaire demande le nom du plaignant.

--Tartempiou.

Le commissaire sourit et s'incline.

--Ah! ah! le grand Tartempiou!--donnez-vous la p....

Il avance un siége.

--Non, monsieur; son frère.

--Ah! très-bien!

Et il retire son siége. Le cocher réclame cinq francs.

--Monsieur, je ne serais pas venu ici pour cinq francs; mais il faut

cependant punir ces gens-là; c'est cinq francs qu'il veut me voler.

--Ah! monsieur, dit le commissaire, pour cinq francs, vous ne voudrez

pas compromettre le beau nom que vous portez; donnez, donnez cinq

francs, et n'en parlons plus.

Un matin, votre frère daigne arriver chez vous.

--Ah! te voilà!

--Oui, monsieur.

--Oh! monsieur... qu'est-ce qu'il y a?

--Il y a que vous me déshonorez.

--Moi!

--Oui... vous avez accompagné au théâtre une femme...

--Parbleu, oui; c'est ma maîtresse.

--On vous a vu.

--Je ne me cachais pas; elle est charmante.

--On a dit et répété votre nom, mon nom.

--Ah!

--Croyez-vous que cela me soit agréable?

--Mais, mon frère, cela me l'est beaucoup à moi.

--Ne plaisantons pas. Quand on est porteur d'un nom honorable, il faut

l'honorer; il ne faut plus qu'on vous voie avec cette femme.

--Tu es fou! c'est ma maîtresse, elle est jolie; je l'aime.

--Alors vous m'obligerez de ne plus venir chez moi.

Un autre jour, votre frère revient.

--Eh bien! j'en apprends de belles. Vous allez prendre une boutique?

--Ma foi, mon frère, c'est ma seule ressource: la famille a tout dépensé

pour toi, personne ne m'a aidé, je veux essayer de l'industrie.

--Fi!

--Fi plutôt de la misère et de la faim! Si tu veux me donner de

l'argent, je ne me ferai pas boutiquier.

--Je n'en ai pas.

--Alors laisse-moi en gagner,--ou plutôt aide-moi;--si tu veux, en me

recommandant à M...., tu peux faire presque ma fortune.

--Du tout, je n'avouerai pas que j'ai un frère qui porte mon nom, un

frère boutiquier, fi!

Ce nom, ce terrible nom,--illustré quelquefois par un faquin adroit et

intrigant,--c'est pour vous la robe de Nessus;--ou plutôt c'est comme un

habit qu'un ami vous aurait prêté;--l'ami est derrière vous qui vous dit

à chaque instant:

«Prends garde, tu vas verser du punch _sur ton habit_.

»Ne lève donc pas les bras comme cela,--tu vas faire craquer les

entournures de l'_habit_.

»Je t'avais dit de ne pas le boutonner,--tu vas déformer mon habit.

»Ne mets donc pas la main dedans pour te poser à la Chateaubriand,--tu

vas m'arracher un bouton.

»N'oublie pas de prendre une voiture,--il pleut, tu gâterais mon habit.»

Vous finissez par dire à l'ami: «Eh bien! reprends ton habit.»

De même, un matin, vous dites à votre illustre frère--«O mon illustre

frère! tu m'ennuies considérablement avec ton nom de Tartempiou; tu

seras désormais le seul Tartempiou, tu porteras uniquement ce nom devenu

trop grand et trop lourd pour moi: je ne m'appelle plus Tartempiou, je

puis faire ce que je veux.--Je m'appelle Tartempioux; l'x me rend la

liberté et mon bonheur, et de nous sortiront deux races distinctes: les

Tartempiou dont tu seras l'origine, et les Tartempioux dont je serai la

souche; et si, dans cinq mille ans d'ici, ces deux races, devenues

ennemies, s'entre-déchirent; si nos neveux, oubliant qu'ils sont

cousins, s'avisent de se manger à des sauces variées, sur toi seul en

retombera le crime. _Vade retro_, Tartempiou! Tartempioux n'a plus rien

de commun avec toi.

[GU] Un égoïste de nos amis,--qui se croit à la fois le centre, le but

et la cause de tout ce qui est et de tout ce qui arrive, disait

avant-hier:

--Il n'y a qu'à moi qu'il arrive de ces choses-là!

--Qu'avez-vous donc?

--Vous voyez bien, il pleut.

[GU] Dernièrement le danseur Barré a été mandé au couvent des Augustins,

où il a été introduit chez la supérieure, où il a appris pourquoi on le

faisait venir.

On venait de renvoyer le maître de danse de la maison,--parce qu'il

n'avait pas su montrer aux jeunes élèves,--demoiselles comme il

faut,--la danse à la mode aujourd'hui parmi les femmes élégantes,--le

_cancan_;--et on priait Barré de vouloir bien le remplacer.

Il faut avouer qu'aujourd'hui l'éducation des femmes est étrangement

perfectionnée, et que les femmes savantes de Molière auraient beaucoup à

apprendre auprès des petites pensionnaires d'aujourd'hui.

[GU] Depuis que le roi Louis-Philippe a obtenu ses fortifications tant

désirées,--il ne prend plus aucune part aux affaires et ne s'occupe de

rien: il est comme un académicien qui a enfin attrapé son fauteuil et

qui s'y repose.

[GU] Aux fêtes de Chantilly, les légitimistes ont pris parti avec fureur

contre les chevaux du duc d'Orléans engagés sous le nom de M. de

Cambis;--ils applaudissaient avec frénésie quand le prix était gagné par

un cheval de lord Seymour--ou de tout autre,--et restaient tristement

silencieux quand le vainqueur appartenait au prince royal.

[GU] La lutte établie contre les fêtes de Chantilly par le parti

légitimiste n'a pas été heureuse.--Le soin de paraître s'amuser plus que

les invités du château a beaucoup nui au plaisir qu'on a éprouvé

réellement.

[GU] On a répandu le bruit que les fêtes de M. Thorn sont le résultat

d'une souscription mystérieuse du faubourg Saint-Germain, qui se cotise

pour avoir une sorte de club dansant.--C'est fort bête, mais cela fâche

beaucoup M. Thorn.

[GU] On rencontre souvent par les rues--un dragon ou un cuirassier au

grand trot.--Les fers de son cheval font jaillir du pavé des milliers

d'étincelles.--Son sabre résonne dans le fourreau.--On se range en toute

hâte sur son passage.--Les mères se serrent contre les murailles avec

leurs enfants.

Où vas-tu, guerrier?--Où s'arrêtera ton coursier écumant? Vas-tu sur un

champ de bataille, rejoindre ton drapeau,--donner ou recevoir la mort?

Ou, simple messager, apportes-tu la nouvelle d'une victoire ou d'une

défaite?--Demain les cloches des églises appelleront-elles les hommes

pieux et les hommes curieux à un _De profundis_ ou à un _Te Deum_?

Quelque malheur public va-t-il réjouir les employés, les ouvriers et les

lycéens, en fermant les bureaux, les ateliers et les classes pour

vingt-quatre heures?--En te voyant passer si rapidement on s'interroge,

et plus d'une portière songe à retirer son argent de la caisse

d'épargne.

Où vas-tu, guerrier, et d'où viens-tu?

Es-tu un messager de crainte ou d'espérance, de joie ou de deuil?

Non, le guerrier est une estafette envoyée du ministère des finances à

la rue de la Tour-d'Auvergne, par mon ami***, employé audit

établissement, pour me demander s'il n'aurait pas par hasard laissé chez

moi un parapluie vert.

[GU] Darmès,--qui a tiré sur le roi, vient d'être, par la Cour des

pairs, condamné à la peine des parricides,--c'est-à-dire à être conduit

sur le lieu du supplice et à avoir le poing coupé, puis la tête

tranchée.

MM. les pairs ont, en cette circonstance, un peu agi comme les

architectes qui, sachant qu'on leur diminuera un quart ou un cinquième

en réglant leur mémoire, mettent sur ledit mémoire un cinquième ou un

quart de plus qu'ils ne veulent avoir.

Darmès a été exécuté deux jours après son jugement.

Le roi a, dit-on, fait grâce des accessoires, c'est-à-dire de la chemise

blanche et du poing.

[GU] UN VOISIN DE CAMPAGNE.--Le roi Louis-Philippe avait près de Neuilly

un voisin fort incommode. C'était un citoyen ennemi des rois en général,

et du roi de Juillet en particulier,--qui offrait à la patrie toutes les

tribulations qu'il trouvait moyen de faire subir au malheureux monarque.

Sa propriété, contiguë à celle du roi, consistait en un petit terrain,

sur lequel il se plaisait à rassembler tous les chiens morts repêchés

dans la rivière, et en général tout ce qui pouvait offenser

l'odorat.--Le roi s'en plaignit à M. de Montalivet, qui prit sur lui de

délivrer le parc de Neuilly de cet inconvénient;--il alla trouver le

voisin, et lui demanda s'il voudrait vendre son petit terrain.

--Non, répondit le voisin.

--Parce que?

--Parce que j'aime mieux le garder.

--Mais si on vous en offrait un bon prix?

--Je ne le donnerais pas.

--Le double, le triple de sa valeur?

--Nullement.

M. de Montalivet revint tristement rendre compte au roi du mauvais

succès de sa démarche.--Le roi n'osait employer contre son voisin les

moyens judiciaires qui eussent servi au dernier de ses sujets.--Il fit

venir M. Legrand, directeur des ponts et chaussées, et lui fit part de

son embarras.--M. Legrand y rêva un peu et trouva le projet d'une route

royale que l'on fit passer au milieu du carré de terre du voisin, que

l'on _expropria pour cause d'utilité publique_,--ce qui força le roi

d'abandonner, de son côté, à la route, un petit coin de terre.

[GU] On lisait, ces jours derniers, dans le _National_, dans le _Journal

du Peuple_, etc., etc., un article ainsi conçu:

«Avant nous, M. Alphonse Karr, _ami du château_, qui fait appeler par le

roi _des choses assez singulières_ les choses contenues dans les lettres

de 1808 et 1809, avait inséré dans ses _Guêpes_ que «_si le roi avait

écrit les lettres qu'on lui impute, il n'aurait plus qu'à s'en aller_.»

Il a paru à quelques personnes assez bizarre que ces estimables carrés

de papier prissent précisément, pour m'intituler _ami du château_, le

moment où, selon eux,--je les ai _prévenus_, eux, qui sont les _ennemis

du château_, dans leur appréciation des lettres attribuées au roi.

Cela me rappelle une mésaventure arrivée, en une autre circonstance, à

un autre carré de papier appelé le _Pilote du Calvados_;--ledit carré de

papier s'était donné plusieurs fois la distraction innocente de me

dénoncer comme _vendu au pouvoir_,--ce qui avait fait rire assez fort

les gens qui avaient l'extrême bonté de nous lire tous les deux.

Un jour, je ne sais comment il se fit que le carré de papier en question

imagina de transcrire dans ses colonnes un article que j'avais fait pour

blâmer avec quelque sévérité une mesure du gouvernement. Mon carré de

papier du Calvados est saisi à la requête du procureur du roi du

département,--moins indulgent que celui du parquet de Paris,--et on lui

fait tranquillement un bon petit procès par suite duquel il est condamné

à une bonne petite amende et à trois bons petits mois de prison.

La probité, l'impartialité et l'indépendance sont donc des choses bien

étranges en ce temps-ci, qu'on n'y croie pas, même en les voyant,--et

que leur apparition soit passée à l'état de miracles contestés par les

esprits forts!

Faut-il donc que je fasse remarquer aujourd'hui à mes lecteurs, après

bientôt deux ans que je cause avec eux, que je dis à chacun son fait

dans l'occasion,--que je n'appartiens à aucun parti ni à aucune

coterie,--que je ne suis ami que du juste, du vrai, de l'honnête et du

grand,--que je ne suis l'ennemi que de l'injustice, de l'hypocrisie, de

l'absurdité, de la sottise et des platitudes.

Je n'ai gagné guère à cela que d'être fort mal vu de tous les partis et

de toutes les coteries,--de n'avoir l'appui de personne et de combattre

seul dans la mêlée.

Je suis bien heureux, vraiment, de mon indifférence pour les

clapotements que font dans les coins obscurs quelques langues contre

quelques palais.--Voici, maintenant, qu'on dit et qu'on imprime que j'ai

amassé des sommes énormes, que j'ai acheté un château, et que je cesse

de publier les _Guêpes_.

D'ordinaire, je demeure assez sur les chemins, n'ayant pas grand'chose à

faire à Paris, que je n'aime guère.--Avant cette invention, chaque fois

que je quittais Paris, on racontait que j'étais en prison pour

dettes.--En vain, quelque ami disait:--«Mais il est à Étretat, je l'ai

mis en voiture.--Bah! répondait-on, vous ne nous en ferez pas accroire,

on sait où il est.

--Mais voilà une lettre que je reçois de lui avec le timbre de

Montivilliers, qui est le bureau de poste d'Étretat.

--Allons donc, on connaît ces ruses-là.

--Mais il revient demain.

--Tarare!»

Cette fois, tout cela est changé.--Quand je m'absente, c'est pour aller

acheter un château ou une terre.--Je joue le rôle du marquis de

Carabas,--et j'éblouis les gens par une fortune scandaleuse.

Tout ceci n'empêchera pas les _Guêpes_ de continuer à prendre leur vol

chaque mois, qu'elles sortent des roses de mon jardin de la rue de la

Tour-d'Auvergne, ou des joncs qui couvrent d'un tapis d'or les côtes

d'Étretat et de Sainte-Adresse.

FIN DU DEUXIÈME VOLUME.

TABLE DES MATIERES

1840

AOUT.--Les tailleurs abandonnent Paris.--Les feuilles de vigne.--Une

fourmi aux guêpes.--On prend l'auteur en flagrant délit d'ignorance.--Il

se défend assez mal.--M. Orfila.--Les banquets.--M. Desmortiers.--M.

Plougoulm.--Situation impossible du gouvernement

de Juillet.--Le peuple veut se représenter lui-même.--M. de Rémusat.--Danton.--Les

cordonniers.--Les boulangers.--M. Arnal.--M.

Bouffé.--M. Rubini.--M. Samson.--M. Simon.--M. Alcide

Tousez.--M. Mathieu de la Redorte et le coiffeur Armand.--La

presse vertueuse et la presse corrompue.--M. Thiers.--Le duc d'Orléans.--M.

E. Leroy.--Le cheval de Tata.--Un bourreau.--M. Baudin.--M.

Mackau.--Le Mapah.--M. V. Hugo.--M. Jules Sandeau.--Les

bains de Dieppe.--Mme *** et la douane.--M. Coraly prévu

par Racine.--M. Conte.--M. Cousin et M. Molé.--Une fournée.--Mademoiselle

Taglioni et M. V. de Lapelouze.--Coups de bourse.--M.

de Pontois.--Plusieurs noms barbares.--M. de Woulvère.--M.

de Ségur.--Naïveté des journaux ministériels.--Un ministère

vertueux et parlementaire.--Chagrins d'icelui.--M. Chambolle s'en

va-t-en guerre.--MM. Jay et de Lapelouze le suivent.--Situation.--_Am

Rauchen_. 1

SEPTEMBRE.--Prohibition de l'amour.--Le pain et les boulangers.--Injustices

de la justice.--La paix et la guerre.--La feuille de chou de M. Villemain.--Le

roi sans-culotte.--M. Cousin.--M. de Sainte-Beuve.--La pauvreté

est le plus grand des crimes.--Les circonstances atténuantes et le

jury.--La morale du théâtre.--M. Scribe.--La distribution des prix

à la Sorbonne.--L'éducation en France.--Naïvetés de M. Cousin.--M.

Aug. Nisard.--Ce que M. Thiers laisse au roi.--M. Hugo.--Monseigneur

Affre.--M. Roosman.--M. Gerain.--Les voleurs avec ou

sans effraction.--Le roi et les douaniers.--Un chiffre à deux fins.--Comme

quoi c'est une dot d'être le gendre d'un homme vertueux.--M.

Renauld de Barbarin.--M. Gisquet et ses Mémoires.--M. de

Montalivet.--M. de Lamartine.--M. Étienne.--La Bourse.--M.

Dosne.--M. Thiers.--La vérité sur la Bourse.--Une petite querelle

aux femmes.--Un malheur arrivé à M. Chambolle.--Aphorisme.--Coquetterie

des _Débats_.--Mot de M. Thiers.--La curée au chenil. 28

OCTOBRE.--Mort de Samson.--M. Joubert.--M. Gannal veut _empailler_ les

_cendres_ de l'empereur.--M. Ganneron économise une croix.--Une belle

action.--Une vieille flatterie.--M. de Balzac et M. Roger de Beauvoir.--Madame

Decaze au Luxembourg.--Contre les voyages.--Une

guêpe exécutée au Jockey-Club.--Un mot de mademoiselle ***.--Les

ouvriers, le gouvernement et les journaux.--A propos de l'Académie

française.--M. Cousin.--M.-Révoil.--Notes de quelques inspecteurs

généraux sur quelques officiers.--M. Desmortiers placé sous la surveillance

de Grimalkin.--Attentat contre le papier blanc.--M. Michel

(de Bourges).--M. Thiers.--M. Arago.--M. Chambolle.--M. de

Rémusat.--Question d'Orient.--De l'homme considéré comme engrais.--M.

Delessert.--M. Méry.--Lettres anonymes.--On découvre

que l'auteur des _Guêpes_ est vendu à M. Thiers.--L'auteur en

prison.--M. Richard.--Avis aux prisonniers.--M. Jacqueminot.--Aux

amoureux de madame Laffarge.--Les jurés limousins.--M. Orfila.--M.

Raspail.--Le petit Martin et M. Martinet.--On abuse de Napoléon.--Idée

singulière d'un _Sportman_. 48

NOVEMBRE.--Les _Guêpes_.--Un tombeau.--La justice.--Ugolin, Agamemnon,

Jephté et M. Alphonse Karr.--Le nouveau ministère.--M.

Soult.--M. Martin (du Nord).--M. Guizot.--M. Duchâtel.--M. Cunin-Gridaine--M.

Teste.--M. Villemain.--M. Duperré.--M. Humann.--L'auteur

se livre à un légitime sentiment d'orgueil.--Départ

de M. Thiers.--Madame Dosne.--M. Dosne.--M. Roussin.--M.

de Cubières.--M. Pelet (de la Lozère).--M. Vivien.--Lettres

de grâce.--M. Marrast.--M. Buloz.--M. de Rambuteau.--M. de

Bondy.--M. Jaubert.--M. Lavenay.--M. de Rémusat.--M. Delavergne.--Le

sergent de ville Petit.--Le garde municipal Lafontaine.--Darmès.--Mademoiselle

Albertine et Fénélon.--M. Célestin Nanteuil.--M.

Giraud.--M. Gouin et les falaises du Havre.--M. de Mornay.--La

prison de Chartres.--Nouvel usage du poivre.--La _Marseillaise_.--La

guerre.--Un réfractaire.--M. Chalander.--Les

soldats de plomb.--Un bal au profit des pauvres.--Les fortifications

de Paris.--Les pistolets du grand homme.--M. Mathieu de la Redorte.--M.

Boilay.--M. et madame Jacques Coste.--M. et madame Léon

Faucher.--M. et madame Léon Pillet.--Madame la comtesse de

Flahaut.--Madame la comtesse d'Argout.--On continue à demander

ce qu'est devenue la fameuse enquête sur les affaires de la Bourse.--M.

Dosne se livre à de nouveaux exercices.--M. de Balzac.--Une

gageure proposée au préfet de police.--M. Berlioz.--M. Barbier.--M.

L. de Vailly.--M. de Vigny.--M. Armand Bertin.--M. Habeneck.--Le

_Journal des Débats_ porte bonheur.--Richesses des pauvres.--Subvention

que je reçois.--On demande l'adresse des oreilles de

M. E. Bouchereau. 79

DÉCEMBRE.--Rançon et retour des _Guêpes_.--Le cheval Ibrahim.--Un mot

de M. Vivien.--Mot de M. Pelet (de la Lozère).--M. Griel.--M. Dosne

considéré comme péripatéticien.--La mare d'Auteuil.--Comment

se fait le discours du roi.--Un mot de M. Énouf.--Les échecs.--Un

mot de M. Lherbette.--M. Barrot.--M. Guizot.--M. de

Rémusat.--M. Jaubert.--Les vaudevilles de M. Duvergier de Hauraune.--Deux

lanternes.--Le roi et M. de Cormenin.--Naissance du

duc de Chartres.--M. de Chateaubriand.--La reine Christine.--Le

général d'Houdetot.--Bureau de l'esprit public.--M. Malacq et mademoiselle

Rachel.--M. Lerminier et M. Villemain.--Une guêpe de la

Malouine.--M. A. Dumas.--Forts non détachés.--Mot de M. Barrot

revendiqué par les _Guêpes_.--M. Cochelet.--M. Drovetti.--M. Marochetti.--Une

messe d'occasion.--_Obolum Belisario_.--MM. Hugo,--de

Saint-Aulaire,--Berryer,--Casimir Bonjour.--M. Legrand (de

l'Oise).--M. Jourdan.--Un logogriphe de M. Delessert.--Dénonciation

contre les conservateurs du musée.--M. Ganneron mécontent.--M.

E. Sue et monseigneur Affre.--Les fourreurs de Paris et les marchands

de rubans de Saint-Étienne.--M. Bouchereau paraît.--Les

inondations.--Le maire de Saint-Christophe. 109

1841

JANVIER.--Sur Paris.--La neige et le préfet de police.--Il manque vingt-neuf

mille deux cent cinquante tombereaux.--Deux classes de portiers.--Le

timbre et les _Guêpes_.--Le gouvernement sauvé par lesdits

insectes.--M. Thiers et M. Humann.--M. le directeur du Timbre.--Une

question des fortifications.--Saint-Simon et M. Thiers.--Vauban,

Napoléon et Louis XIV.--Les forts détachés et l'enceinte continue.--Retour

de l'empereur.--Le ver du tombeau et les vers de M. Delavigne.--Indépendance

du _Constitutionnel_.--Un écheveau de fil en

fureur.--Napoléon à la pompe à feu.--Le maréchal Soult.--M. Guizot.--M.

Villemain.--La gloire.--Les hommes sérieux.--M. de Montholon.--Le

prince de Joinville et lady ***.--M. Cavé.--Vivent la joie

et les pommes de terre!--Les vaudevillistes invalides.--M. de Rémusat.--M.

Étienne.--M. Salverte.--M. Duvergier de Hauranne.--M.

Empis.--M. Mazère.--De M. Gabrie, maire de Meulan, et de Denys,

le tyran de Syracuse.--Le charpentier.--_Doré_ en cuivre.--Le cheval

de bataille.--M. ***.--M. le duc de Vicence.--Le roi Louis-Philippe

a un cheval de l'empereur tué sous lui.--M. Kausmann.--Aboukir.--M.

le général Saint-Michel.--Le cheval blanc et les vieilles filles.--Quatre

Anglais.--M. Dejean.--L'Académie.--Le parti Joconde.--M.

de Saint-Aulaire.--M. Ancelot.--M. Bonjour veut triompher en

fuyant.--Chances du maréchal Sébastiani.--Réception de M. Molé.--M.

Dupin, ancêtre.--Mot du prince de L***.--Mot de M. Royer-Collard.--M.

de Quélen.--Le _National_.--Mot de M. de Pongerville.--Histoire

des ouvrages de M. Empis.--Le dogue d'un mort.-- MM. Baude

et Audry de Puyraveau.--M. de Montalivet.--Le roi considéré comme

propriétaire.--M. Vedel.--M. Buloz.--Un vice-président de la vertu.--La

Favorite.--Un bal à Notre-Dame.--École de danses inconvenantes.--M.

D*** et le pape.--M. Adam.--M. Sauzet.--J. J.--Les

receveurs de Rouen.--La princesse Czartoriska.--Madame Lebon.--Madame

Hugo.--Madame Friand.--Madame de Remy et mademoiselle

Dangeville.--Madame de Radepont.--Lettre de M. Ganneron.--M.

Albert, député de la Charente.--M. Séguier.--Les vertus privées.--La

garde nationale de Carcassonne.--Le général Bugeaud.--Correspondance.--Fureurs

d'un monsieur de Mulhouse. 137

FÉVRIER.--Nouveau canard.--L'auteur des _Guêpes_ est mort.--Les

Parisiens à la Bastille.--Scène de haut comique.--Les fortifications.--M.

Thiers.--M. Dufaure.--M. Barrot.--Influence des synonymes.--Les

soldats de lettres.--Le lieutenant général Ganneron.--Tous ces

messieurs sont prévus par Molière.--Chodruc-Duclos.--Alcide Tousez.--Madame

Deshoulières.--M. de Lamartine.--M. Garnier-Pagès.--Les

fortifications et les fraises.--Ceux qui se battront.--Ceux qui ne

se battront pas.--Invasion des avocats.--Les hauts barons du mètre.--Les

gentilshommes et les vilains hommes.--Cassandre aux Cassandres.--La

tour de Babel.--Avénement de messeigneurs les marchands

bonnetiers.--Le bal de l'ancienne liste civile.--Costume

exact de mesdames Martin (du Nord), Lebœuf et Barthe.--Costume

de MM. Gentil,--de Rambuteau,--Gouin,--Roger (du Nord), etc.,

et autres talons rouges.--Méhémet-Ali.--Le bal au profit des inondés

de Lyon.--On apporte de la neige rue Laffitte.--M. Batta.--M.

Artot.--Relations de madame Chevet et d'un employé de la liste

civile.--M. de Lamartine et les nouvelles mesures.--La protection de

madame Adélaïde.--Les lettres du roi.--M. A. Karr bâtonné par la

livrée de M. Thiers.--Envoi à S. M. Louis-Philippe. 170

Les guêpes ­— séries 1 & 2 · 第 46 / 47 段