Madame, il ne fut onc à princesse du monde faict ung si fascheux et
malplaysant rapport, que celluy, dont milord de North et ceulx de sa
trouppe ont uzé à leur Mestresse, sur la pluspart des choses qu'ilz
ont veues et ouyes en France; car, oultre les traictz que j'en récite
en la lettre du Roy, vostre filz, j'ay sceu qu'ilz ont, d'habondant,
dict à la dicte Dame que, en leur faysant Vostre Majesté voyr dans
vostre chambre deux petites neynes habillées comme elle, vous aviez,
et aulcunes de voz dames, jetté tout plein de motz qui ne pouvoient
estre prins qu'en dérision et mocquerie d'elle; et mesmes qu'il avoit
bien cognu, quand vous aviez faict semblant, en luy parlant de
Monseigneur le Duc, vostre filz, de luy louer la beauté et belles
qualitez d'elle, que ce n'avoit esté que pour vous en mocquer; et
s'est efforcé, par toutz les moyens qu'il a peu, de mettre au cueur de
la dicte Dame qu'elle estoit infinyement haïe et mesprisée de Voz Très
Chrestiennes Majestez, et la moins respectée en vostre court qu'en
nulle part de la Chrestienté; de sorte que, s'en trouvant elle bien
fort escandalizée et quasy oultrée d'une très juste dolleur, de se
voyr desprisée, injuryée et touchée en son honneur par ceulx qu'elle
s'esforçoit d'honnorer, et dont elle recherche l'amityé, elle ne s'est
peu tenir de respondre quelques mots pour revancher l'honneur et
dignité de son père, dissimulant ce qui touchoit particullièrement à
elle, non pour l'oublier, ains pour en réserver cachée en son cueur
une indignation et vengeance pour lorsqu'elle verroit le poinct de
vous pouvoir bien nuyre.
Mais, aussytost que je luy ay eu fermement assuré du contrayre, et que
je luy ay faict voyr qu'on la vouloit tromper, elle s'est ressouvenue
des tesmoignages d'amityé que Vostre Majesté luy avoit tousjours
monstré, qui l'ont, plus que nulle aultre chose, ramenée incontinent à
modération, et lui ont faict sentir que les choses n'estoient telles
qu'on les luy avoit données entendre; et a protesté que, si, par
collère, n'ayant bien la propriété de la langue françoyse, elle avoit
advancé quelque mot en deffance de l'honneur du feu Roy son père, elle
n'avoit toutesfoys dict ny entendu dire, sinon que, si Vostre Majesté
avoit ainsy faict ou parlé en mocquerye et dérision de luy, comme
milord de North luy avoit rapporté, que n'y pouviez avoyr beaucoup
d'honneur; et qu'elle desiroit qu'il vous pleût, Madame, luy fère voyr
que cella n'estoit auculnement advenu, et que aulmoins il n'avoit esté
faict en ceste mauvayse intention de dénigrer la mémoyre du dict feu
Roy, son père, affin qu'elle en peût satisferre ceulx des siens qui
avoient ouy le mesmes compte, et qui jugeoient que l'honneur d'elle,
et la dignité de sa couronne, et tout ce royaulme en estoient
grandement intéressez.
En quoy, Madame, estant ce qu'elle demande bien fort juste, et mesmes
qu'il semble qu'il y auroit de l'injustice de le luy refuzer, j'espère
que Vostre Majesté le luy accordera, jouxte la vraye vérité de ce qui
en est, qui m'assure qu'il ne y a rien eu de mal à propos contre elle
par dellà, et que milord de North et les siens resteront confuz de ce
qu'ilz en ont dict, mesmement s'il vous plaist en escripre une bonne
lettre, de vostre main, à la dicte Dame, comme très humblement je vous
en supplye.
Mr de Walsingam s'est monstré vertueux et honneste gentilhomme à
rejetter ces faulx rapportz; et a parlé, à son tour, très
honnorablement de Vostre Majesté, ainsy que je l'ay bien certeynement
sceu. Il vous remercye très humblement de l'honneur que luy avez faict
de luy escripre, et promect qu'il n'aura nul plus grand soing, en sa
charge, que de conserver l'amityé d'entre Voz Très Chrestiennes
Majestez et la Royne, sa Mestresse, et qu'il espère de voyr la dicte
amityé plus ferme que jamays, si la paix succède en France. Sur ce,
etc.
Ce XXVIIIe jour de décembre 1574.
ADVERTISSEMENT D'AULCUNES CHOSES
à Leurs Majestez, oultre le contenu des lettres:
Que ceste princesse, depuys l'advènement du Roy à la couronne,
s'est rendue bien fort curieuse de monstrer que, pour chose
qui ayt passé cy devant entre eulx, elle ne se tient offancée
de luy, et n'a opinyon qu'il se tienne aussy en rien offancé
d'elle, affin que le fondement ne deffaille entre eulx de
pouvoir mutuellement renouveller les traictez de paix et
d'amityé qu'ilz ont l'ung avecques l'aultre.
En quoy, encor qu'il y ait ou y puisse avoyr, sellon aulcunes
non légères conjectures, de l'artiffice autant que de vérité,
si est il bien certain que la résolution a esté une foys
prinse par la dicte Dame, au cas qu'elle peût trouver de la
correspondance au Roy, qu'elle persévèreroit très constamment
vers luy, ainsi qu'elle avoit persévéré vers le feu Roy, son
frère;
Mais l'on luy a suscité des escrupulles non petites pour la
divertyr de ce bon propos, car, oultre la contrariété de la
religyon et autres choses, que j'ay cy devant mandées, l'on
luy a faict tomber ung advertissement entre meins, comme
venant de Flandres, mais j'estime que quelque ministre l'ayt
inventé, que le Roy adhérant soubz main à la guerre que le
Turc mène si aspre au Roy d'Espaigne, il prétend, après
l'avoyr bien travaillé par là, de luy courir sus au duché de
Milan, et que desjà la jalousie en estoit si grande, en
Italye, qu'on n'avoit voulu octroyer le passage aux forces de
pied et de cheval que le Pape luy offroit pour la guerre de
France;
Et que Mr de Savoye avoit donné parolle au Roy d'Espaigne
qu'il ne les permettroit aulcunement passer par ses terres;
Et ont meslé, parmy le dict advertissement, que, par aulcuns
mémoyres du dict duc de Savoye, l'on avoit descouvert que
véritablement le Roy avoit accepté du Pape le droict de
conqueste de ces isles de deçà, qui se sont substrettes de
l'obéyssance de l'église rommayne, en la forme que le feu Pape
et le consistoyre en avoient octroyé l'investiture au Roy
d'Espaigne, avant qu'il entrât en ceste guerre du Turc;
Et qu'indubitablement le Roy avoit promis, pour l'effet de
cella, de fère descendre en Escosse six mille harquebuziers
italiens, quatre mille françoys et quinze centz chevaulx,
pour, avec plus grandes forces, après qu'il auroit avec celles
icy réduict l'Escosse, passer plus avant, et entreprendre, en
personne mesmes, la plus forte et la plus aspre guerre en
Angleterre, avec l'ayde des Catholicques, qu'on y ayt jamays
veu;
Et que, pour s'attribuer, le Roy, plus de droict en cella, il
prétandoit d'espouser la Royne d'Escosse et fère valoir le
transport du tiltre d'Angleterre que, de longtemps, elle luy a
faict, et de poursuyvre si vifvement ceste entreprinse qu'il
l'eût menée à fin avant le bout de deux ans;
Mais que le roy d'Espaigne se dellibéroit de luy susciter tant
d'affères d'ailleurs, et luy tirer la guerre intestine de la
France en telle longueur, sellon qu'il en avoit assez de
moyenz par le Languedoc, et par diverses intelligences dans le
royaulme, que, si la Royne d'Angleterre se vouloyt aider, de
son costé, on feroit aysément escouter au Roy ses forces et
ses finances, et ses bons hommes, et tout l'effaict de ceste
grande fortune, qui lui ryoit si fort à ce commancement, pour
avoyr assez que fère dans son royaulme, sans s'estendre ny en
Italye, ny en Flandres, ny en Angleterre.
Et, là dessus, est arryvé milord de North, qui a faict à la
dicte Dame d'aussy fascheux et malplaysantz rapportz qu'il est
possible, non du Roy, car il n'a ozé estre si impudent, mais
de tout le reste de sa court; et qu'il n'y avoit rien veu qui
ne luy eût signiffyé une manifeste déclaration d'hayne et de
malveillance contre elle et contre ce royaulme, racomptant ce
que j'ay plus au long desduict ez lettres de Leurs Majestez,
n'obmettant rien de ce qui pouvoit irriter et picquer jusques
en l'âme ceste princesse, et luy rendre très suspecte l'amytié
de Leurs Très Chrestiennes Majestez.
Sur quoy, elle, assez troublée et pleyne d'indignation, a
mandé ses plus privés conseillers pour leur communicquer ce
fascheux rapport, et le juste malcontantement, qu'elle avoyt,
que le Roy et sa court luy eussent rendu honte pour l'honneur
qu'elle luy avoit envoyé fère.
Et là dessus se sont prinses des dellibérations que je n'ay
peu toutes descouvrir; mais voicy ce qui en est venu à ma
cognoissance:
Que, en premier lieu, il a esté mandé à Me Wilson, à
Bruxelles, de s'employer, le plus vifvement qu'il pourroit, et
employer le nom et crédict de la dicte Dame, pour fère venir
bientost les choses en accord avec le prince d'Orange, et de
renouveller comment que ce soit, et le plus estroictement
qu'il luy sera possible, les anciens entrecours d'entre ce
royaulme et les Païs Bas;
Que des cappitaynes angloix ont esté mandez à Ampthoncourt
pour leur accorder quelque entretènement, et les assurer
qu'ilz seront bientost employez, et qu'ils ayent cependant à
advertyr leurs gens de se tenir prestz; et a l'on aussy creu
la pencyon à quelques cappitaynes italyens qui sont en ceste
ville;
Qu'on a envoyé ung gentilhomme devers Mr de Méru, qui a
longuement conféré avecques luy; et, après qu'il a esté
départy, le dict Sr de Méru s'est trouvé si surprins d'ayse
qu'il ne s'est peu tenir de dyre que la dicte Dame et ceulx de
son conseil avoient envoyé luy fère la conjouyssance de ce que
milord de North rapportoit: qu'ung grand nombre de seigneurs,
et gens de bonne mayson et gentilzhommes de France, avoient
commancé de manifester la bonne affection qu'ils portoient à
la mayson de Montmorency, et que Mrs l'admiral de Turenne et
de Ventadour, de Carses, de Limreilh et plusieurs autres
s'estoient déclarez ouvertement pour eulx; et que le maréchal
Dampville avoit troys mille chevaulx et dix huit mille
harquebuziers en campagne, et que le mareschal de Retz, qui
avoit voulu marcher vers ces quartiers là, s'estoit trouvé si
foible qu'il avoit esté contreinct de se retirer, et mander au
Roy qu'il le supplyoit de s'advancer pour renforcer son armée;
que beaucoup de gens abandonnoient l'armée du Roy, et que
Monsieur le Prince Daulfin s'estoit retiré fort malcontant,
que Monsieur le Prince de Condé armoit et avoit espérance
d'entrer bientost avec dix mille reytres en France; et que, en
Provence, Daulfiné et Languedoc, ne restoit plus qu'une seule
ville que toutes n'eussent adhéré aulx eslevez, ou pour la
cause de la religyon ou pour l'autre prétendue du _bien
public_.
Et, à deux jours de là, le dict Sr de Méru est allé à
Hamptoncourt, avec le cappitayne La Porte, et le cappitayne
Chat, lesquels deux j'entendz qu'ont faict la cenne avec les
Protestantz, mais luy demeure catholicque; et ont esté fort
bien et fort privéement caressez;
Que les ministres se sont assemblés en conseil pour dellibérer
de ce qui estoit à fère sur ung concours de tant de nouvelles;
et m'a l'on rapporté qu'il a esté résolu entre eulx qu'il sera
dépesché ung homme exprès, vers ceulx qu'ils sentent estre de
leur party et mesmement vers les principaulx et plus grands,
pour les admonester de prendre, à ce coup, les armes, et que
le poinct est venu qu'il n'y aura jamays plus envers Dieu et
les hommes aulcune excuse pour eux, s'ilz ne se déclarent
maintenant, et s'ilz ne sont dilligentz à susciter bientost
les soublévations et révoltes qu'ils sçavent estre
secrettement formées en divers endroictz du royaulme, de sorte
qu'il n'y ayt province où il n'y en apparoysse quelqu'une;
Que, par mesme moyen, ils ayent à se saysir du plus grand
nombre de places qu'ilz pourront, et, par exprès, d'aulcunes
sur la mer de deçà, le long de Picardye et de Normandye, affin
d'attirer les Angloix à ceste guerre, car lors ils se
déclareront indubitablement pour eulx;
Que les praticques qui sont tramées, de longtemps, sur
Callays, Bouloigne, Dieppe, le Hâvre et Cherbourg, seront
tantées; en quoy se parle qu'il y a des habitantz, aulxquelz
on a promis cinq centz escus de rante à chascun, dans ce
royaulme, pour introduyre les Angloix dans leurs villes; et
qu'on doibt conduyre l'entreprinse par des navyres marchands,
où y aura des harquebouziers et gens de guerre cachez,
lesquelz, avec leurs intelligences, se rendront mestres des
portes; et qu'en mesmes temps y aura partye faicte, dans les
dictes villes, pour tuer les gouverneurs et cappitaynes;
Et qu'en effect la guerre s'allumera par toutz les coings et
endroictz du royaulme, pour obtenir ceste foys l'édict
irrévocable de janvyer, avec de si bonnes places et lieux de
seureté, qu'ilz n'auront jamays plus à creindre qu'on leur
viegne forcer ny leurs vyes ny leurs consciences; et que le
Roy et la Royne, sa mère, se trouveroient si perplex que, de
la pluspart de ceulx qu'ilz se voudroient servir, ou qu'ilz
voudroient retenir près d'eulx, ou bien les employer en
légations et charges, ilz ne les réputeront fidelles; et, s'il
est possible, ilz persuaderont ceulx de ce conseil de fère que
ceste princesse monstre quelque ressentiment, de parolle ou
d'effaict, sur les susdictz rapportz de milord de North, affin
de venir en ropture avecques le Roy.
Mais ce qui plus me griefve est que deux personnages
catholicques, et bien fort vénérables, de ce royaulme, m'ont
mandé, séparément l'ung de l'autre, sellon qu'ilz sont aussy
séparez, que la conjuration a esté faicte contre la vye et la
personne du Roy, et qu'à présent, plus que jamays, l'on la
poursuyt; et qu'il faut que Sa Majesté face prendre
soigneusement garde à son boyre, à son manger, à ses
vestementz, à ce qu'il touchera, et nomméement au pommeau de
la selle et aulx rènes du cheval qu'il montera.
Et, depuis, les dessusdictz et ung autre personnage de bonne
qualité, estranger, m'est venu confirmer le mesmes
advertissement, par la relation d'aulcuns aultres, et comme il
est ordonné d'employer de grands dons et présantz pour
corrompre quelqu'ung de la cuysine, ou d'autre office de la
bouche du Roy, ou bien de sa garderobbe, ou de l'escuyerye,
pour exécuter l'entreprinse. Et n'ont deffally aussy aulcuns
françoys de la nouvelle religyon qui m'ont adverty comme ilz
avoient eu quelque sentiment de ceste détestable conjuration,
et, qu'en toutes sortes j'en debvois donner advis au Roy.
Et les ungs et les aultres, tant plus je les ay examinés des
circonstances de ce faict, plus je les ay trouvez conformes et
persévérantz en ce qu'ilz m'en avoient desjà dict. Et m'ont,
d'abondant, confirmé qu'il y a secrette dellibération, entre
les Angloix, d'armer et de tanter l'entreprinse des susdictes
cinq places, ou de quelqu'une d'icelles; et que pareillement
il y a grande conjuration contre la vye de la Royne d'Escosse,
ce que la pouvre princesse a bien senty, ainsy qu'ung chiffre
que j'ay dernièrement receu d'elle le tesmoigne.
Et y a grande apparance, aussy, que, si les escrupulles qu'on
a imprimé à la Royne d'Angleterre ne sont modérez, qu'elle
tentera, de rechef, l'entreprinse d'avoyr le Prince d'Escosse,
sellon qu'on m'a rapporté que, depuis quelques jours en çà,
elle a dict qu'elle vouloit fère en sorte que le dict Prince
et le château de Dombertrand fussent mis ez mains du comte de
Morthon, parce qu'il réputoit Me Alexandre Asquin et ceulx qui
gardent Dombertrand, et nomméement Droucastel, traystres. De
quoy seroit bon les advertyr de l'opinyon que la dicte Dame a
d'eux, car cella les feroit du tout jetter ez bras du Roy.
Et n'ont deffally aulcuns, mesmement des partisans de
Bourgoigne, qui ont mis en avant à ceste princesse que, sans
plus s'amuzer aulx belles parolles du Roy et de la Royne, sa
mère, lesquelles n'estoient que pour la tromper, elle voulût
estroictement racoincter le Roy d'Espaygne; et avoyr agréable
que Mr de Savoye envoyât la requérir de mariage, sellon que
c'estoit ung prince d'âge compétant, qui avoit eu des enfans
d'une princesse aussy advancée en l'aage comme elle, et qui
estoit prince d'une esprouvée vertu, qui n'escandalizeroit
rien par deçà, et qui sçavoyt supporter ceulx de la nouvelle
religyon en ses terres, estant certain que le Roy d'Espaigne,
en faveur de ce mariage, et pour paciffyer et saulver ses Pays
Bas, comme indubitablement il le feroit avec la faveur de ce
royaulme, il establiroit le dict Mr de Savoye gouverneur de
Flandres, chose qu'il n'en pourroit advenir de plus heureuse,
ny plus à propos, pour l'Angleterre que cella.
Et m'est bien souvenu de ce que, par une dépesche du moys
d'octobre dernier, Leurs Majestez m'avoient mandé, que je ne
fusse, à présent, nullement endormy, parce que ce seroit le
temps auquel l'on feroit les plus grands effortz de mettre la
dicte Dame à la guerre; mais j'espère que Dieu fera la grâce
au Roy d'establyr la paix en son royaulme, par le moyen de
laquelle il rendra esteinctes aulx malins leurs males pensées
dans leurs cueurs, et veynes toutes leurs entreprinses; et
que, s'il luy playst d'envoyer requérir la continuation de la
ligue avec ceste princesse, et la satisfère ung peu de ces
impressions que milord de North luy a données, qu'il obtiendra
tout ce qu'il voudra d'elle, et ne sentira de son royaulme que
toutz offices d'amityé et de bonne intelligence.