Opéra-comique en deux actes, de MM. Bouilly et Méhul.
_Nota._ Dans l'intérêt de la pièce, on a cru devoir supprimer les
morceaux de musique qui ralentissaient la marche de l'action.
Le public ne manqua pas à l'appel.
Méhul fut amené en grande pompe dans la loge de M. le maire, et
accueilli par les plus vives acclamations.
Puis on joua le poëme d'_Une Folie_, sans musique, et chaque fois que la
prose de M. Bouilly faisait naître des applaudissements, Méhul était
obligé de se lever et de saluer, pour remercier ses concitoyens de la
manière dont ils savaient honorer les artistes, leurs compatriotes.
Je sais, pour ma part, plus d'un compositeur qui, en s'entendant
exécuter, a souvent formé le désir d'obtenir une ovation comme Méhul, et
de voir supprimer sa musique, _comme ralentissant la marche de
l'action_.