--J'ai raison, pardieu! je le sais bien, poursuivit Ésope II; que vous

ai-je promis? Une leçon d'escrime amoureuse... Et vous agissez sans moi!

Et vous ne me laissez même pas dire un mot!... Cette jeune fille me

plaît; je la veux; je l'aurai!

--A la bonne heure! fit Navailles; voilà qui est parler!

--Voyons, dit le gros petit traitant, arrondissant avec soin sa phrase,

voyons si tu es aussi fort aux tournois d'amour qu'aux luttes bachiques!

--Nous serons juges, ajouta Nocé; entame la bataille.

Le bossu regarda Aurore, puis le cercle qui les entourait.

Aurore, épuisée par le suprême effort qu'elle venait de faire,

s'affaissait entre les bras de dona Cruz. Cocardasse roula vers elle un

fauteuil. Aurore s'y laissa tomber.

--Les apparences ne sont pas pour ce pauvre Ésope II! murmura Nocé.

Comme Gonzague ne riait pas, on restait sérieux.

Les femmes ne s'occupaient que d'Aurore, excepté Nivelle qui pensait:

--J'ai idée que ce petit homme est un Crésus!

--Monseigneur, dit le bossu, permettez-moi de vous adresser une

requête... Vous êtes trop haut placé assurément pour avoir voulu vous

jouer de moi... Si l'on dit à un homme: Courez! Il ne faut pas

commencer par lui lier les deux jambes... la première condition du

succès dans un assaut galant, c'est la solitude... Où vîtes-vous une

femme se rendre quand elle se voit entourée de regards curieux? Soyez

juste: c'est là l'impossible!

--Il a raison! fit encore le choeur des convives.

--Tout ce monde l'effraye, reprit Ésope II; moi-même, je perds une

partie de mes moyens, car, en amour, le tendre, le passionné,

l'entraînant est toujours tout près du ridicule... Comment trouver de

ces accents qui enivrent les faibles femmes en présence d'un auditoire

moqueur?

Il était vraiment drôle, ce petit homme, prononçant son discours d'un

air avantageux et fat, le poing sur la hanche et la main au jabot.

Sans le sinistre vent qui soufflait cette nuit dans la petite maison de

Gonzague, on aurait bien ri!

On rit un peu. Navailles dit à Gonzague:

--Accordez-lui sa requête, monseigneur.

--Que demande-t-il? fit Gonzague toujours distrait et soucieux.

--Qu'on nous laisse seuls, ma fiancée et moi; répondit le bossu; j'ai

quelques petits talents... je ne vous demande que cinq minutes pour

faire taire les répugnances de cette charmante enfant!

--Cinq minutes! se récria-t-on; comme il y va!... On ne peut pas lui

refuser cela, monseigneur!

Gonzague gardait le silence.--Le bossu s'approcha de lui tout à coup et

lui dit à l'oreille:

--Monseigneur, on vous observe!... vous puniriez de mort celui qui vous

trahirait comme vous vous trahissez vous-même!

--Merci, l'ami, répondit le prince qui changea de visage; l'avis est

bon... nous aurons décidément un gros compte à régler ensemble... et je

crois que tu seras grand seigneur avant de mourir!--Messieurs,

reprit-il, je songeais à vous... Nous avons gagné cette nuit une

terrible partie... Demain, suivant toute apparence, nous serons au bout

de nos peines... mais il ne faut pas échouer en entrant dans le port...

Pardonnez ma distraction et suivez-moi.

Il s'était fait un visage riant. Toutes les physionomies s'éclairèrent.

--N'allons pas trop loin, dirent ces dames; il faut jouir du coup

d'oeil!

--Dans la galerie! opina Nocé; nous laisserons la porte entre-bâillée.

--En besogne, Jonas!... Tu as le champ libre!

--Surpasse-toi, bossu! Nous te donnons dix minutes au lieu de cinq!...

montre à la main!

--Messieurs, dit Oriol, les paris sont ouverts.

On jouait sur tout et à propos de tout.--Le cours des gageures fut coté

à un contre cent pour Ésope II, dit Jonas.

En passant auprès de Cocardasse et de Passepoil, Gonzague leur dit:

--Pour une bonne somme, retourneriez-vous bien en Espagne?

--Nous ferions tout pour obéir à monseigneur, répliquèrent nos deux

braves.

--Ne vous éloignez donc pas! fit le prince en se mêlant à la foule de

ses affidés.

Cocardasse et Passepoil n'avaient garde.

Quand tout le monde eut quitté le salon, le bossu se tourna vers la

porte de la galerie derrière laquelle on voyait une triple rangée de

têtes curieuses.

--Bien! fit-il d'un air guilleret, très-bien!... comme cela vous ne me

gênez pas du tout... Ne pariez pas trop contre moi... et consultez vos

montres! J'oubliais une chose, s'interrompit-il en traversant le salon

pour se rapprocher de la galerie; où est monseigneur?

--Ici, répondit Gonzague; qu'y a-t-il?

--Avez-vous un notaire tout prêt? demanda le bossu avec un magnifique

sérieux.

Pour le coup, personne n'y put tenir. Il y eut un franc éclat de gaieté

dans la galerie.

--Rira bien qui rira le dernier! murmura Ésope II.

Gonzague répliqua, non sans un mouvement d'impatience:

--Fais vite, l'ami, et ne t'inquiète point... Il y a un notaire royal

dans ma chambre.

Le bossu salua et revint vers les deux femmes groupées.

Dona Cruz le regardait venir avec une sorte d'effroi. Aurore avait

toujours les yeux baissés.

Le bossu vint se mettre à genoux devant le fauteuil d'Aurore.

Gonzague, au lieu de regarder ce spectacle qui avait tant de succès

auprès de ses affidés, se promenait à l'écart au bras de Peyrolles.

Ils allèrent s'accouder tout au bout de la galerie.

--D'Espagne, disait Peyrolles, on peut revenir.

--On meurt en Espagne comme à Paris, murmura Gonzague.

Il reprit après un court silence:

--Ici, l'occasion est manquée... Ces femmes devineraient... Dona Cruz

parlerait...

--Chaverny?... commença M. de Peyrolles.

--Celui-là sera muet, interrompit Gonzague.

Ils échangèrent un regard dans l'ombre et Peyrolles ne demanda point

d'autre explication.

--Il faut, poursuivit Gonzague,--qu'au sortir d'ici, elle soit libre...

absolument libre... jusqu'au détour de la rue...

Peyrolles se pencha tout à coup en avant et prêta l'oreille.

--C'est le guet qui passe, dit Gonzague.

Un bruit d'armes se faisait au dehors.

Mais ce bruit s'étouffa sous le grand murmure qui s'éleva tout à coup

dans la galerie.

--C'est étonnant! s'écriait-on;--c'est prodigieux!

--Avons-nous la berlue?... que diable lui dit-il?

--Parbleu! fit Nivelle,--ce n'est pas difficile à deviner!... Il lui

fait le compte des actions qu'il a!

--Mais voyez donc!... dit Navailles;--qui a parié cent contre un?

--Personne, répondit Oriol;--Je ne gagerais seulement pas à cinquante...

fais-tu vingt-cinq.

--Pas, s'il vous plaît!... Voyez donc!

Le bossu était à genoux auprès du fauteuil d'Aurore.

Dona Cruz voulut se mettre entre deux.--Le bossu l'écarta en disant:

--Laissez... je ne lui ferai pas de mal.

Il avait parlé bas. Sa voix était si étrangement changée que dona Cruz

s'écarta comme malgré elle et ouvrit de grands yeux.

Au lieu des accents stridents et discords qu'on était accoutumé à

entendre sortir de cette bouche, c'était une voix mâle et douce,

harmonieuse et profonde.

Cette voix prononça le nom d'Aurore.

Dona Cruz sentit sa jeune compagne tressaillir faiblement entre ses

bras.

Puis elle l'entendit murmurer:

--Je rêve!...

--Aurore!... répéta le bossu toujours à genoux.

La jeune fille se couvrit la tête de ses mains.

De grosses larmes coulèrent entre ses doigts qui tremblaient.

Ceux qui regardaient dona Cruz par la porte entr'ouverte croyaient

assister à une sorte de fascination.

Dona Cruz était debout, la tête rejetée en arrière, la bouche béante,

les yeux fixes.

--Par le ciel! s'écria Navailles,--voilà qui tient du miracle.

--Chut!... regardez!... l'autre semble attirée comme par un irrésistible

pouvoir.

--Le bossu a un talisman... un charme...

Nivelle seule donnait un nom au charme et au talisman... Cette jolie

fille, immuable en ses opinions, croyait au surnaturel pouvoir des

actions bleues.

C'était vrai, ce que l'on disait derrière la porte,--Aurore se penchait,

comme malgré elle, vers la voix qui l'appelait.

--Je rêve!... Je rêve!... balbutiait-elle parmi ses sanglots;--c'est

affreux... je sais qu'il n'est plus!

--Aurore! répéta le bossu pour la troisième fois.

Et comme dona Cruz allait ouvrir la bouche, il lui imposa silence d'un

geste impérieux.

--Ne tournez pas la tête, reprit-il doucement en s'adressant à

mademoiselle de Nevers;--nous sommes ici au bord même de l'abîme... un

mouvement... un geste... tout est perdu!

Dona Cruz fut obligée de s'asseoir auprès d'Aurore. Ses jambes

chancelaient.

--Je donnerais vingt louis pour savoir ce qu'il leur dit! s'écria

Navailles.

--Palsambleu! fit Oriol,--je commence à croire... Et cependant, il ne

lui a rien donné à boire.

--Cent pistoles pour le bossu, au pair! proposa Nocé.

Ésope II, dit Jonas, poursuivait:

--Vous ne rêvez point, Aurore... votre coeur ne vous a point

trompée... C'est moi.

--Vous!... murmura la jeune fille;--je n'ose ouvrir les yeux... Flor, ma

soeur... regarde!

Dona Cruz la baisa au front pour lui dire plus bas et de plus près:

--C'est lui!

Aurore entr'ouvrit ses doigts et glissa un regard. Son coeur sauta

dans sa poitrine, mais elle parvint à étouffer son premier cri.--Elle

demeura immobile.

--Les hommes qui ne croient pas au ciel, dit le bossu après avoir lancé

un coup d'oeil rapide vers la porte,--croient à l'enfer... Ils sont

faciles à tromper... pourvu qu'on feigne le mal... Obéissez, non pas à

votre coeur, Aurore, ma bien-aimée, mais à je ne sais quelle bizarre

attraction qui est, suivant eux, l'oeuvre du démon... Soyez comme

fascinée par cette main qui vous conjure...

Il fit quelques passes au-dessus du front d'Aurore, laquelle se pencha

vers lui obéissante.

--Elle y vient! s'écria Navailles stupéfait.

--Elle y vient! répétèrent tous les convives.

Et le gros Oriol s'élançant tout essoufflé, vers la balustrade:

--Vous perdez le plus beau, monseigneur! s'écria-t-il;--du diable si

cela ne vaut pas la peine d'être vu!

Gonzague se laissa entraîner vers la porte.

--Chut!... chut!... ne les troublons pas! disait-on au moment où le

prince arrivait.

On lui fit place.--Il demeura muet d'étonnement.

Le bossu continuait ses passes. Aurore, entraînée et charmée,

s'inclinait de plus en plus vers lui.

Le bossu avait eu raison. Ces hommes qui ne croyaient point en Dieu

avaient grande foi en ces billevesées qui venaient d'Italie: les

philtres, les charmes, les pouvoirs occultes, la magie.

Gonzague murmura, Gonzague, l'esprit fort:

--Cet homme possède un maléfice!

Passepoil, qui était auprès de lui, se signa ostensiblement et

Cocardasse junior grommela:

--Lou couquin a de la graisse de pendu!... apapur, cela se voit!

--Ta main..., disait cependant le bossu;--lentement... bien lentement...

comme si une invincible puissance te forçait à me la donner malgré

toi...

La main d'Aurore se détacha de son visage et descendit par un mouvement

automatique.

Si les gens de la galerie avaient pu voir son adorable sourire!

Ce qu'ils voyaient, c'était son sein agité, sa jolie tête renversée dans

les masses de ses cheveux.

Ils regardaient maintenant le bossu avec une sorte d'épouvante.

--Capédébiou! fit Cocardasse,--elle donne sa main, la pécaïre!

Et tous répétèrent avec un ébahissement profond:

--Il fait d'elle tout ce qu'il veut!... quel démon!

--Apapur! ajouta Cocardasse en adressant un coup d'oeil à

Passepoil,--ces choses-là, il faut les voir pour y croire!

--Quand je les vois, moi, dit M. de Peyrolles derrière Gonzague,--je n'y

crois point.

--Eh! pardieu! protesta-t-on de toutes parts,--on ne peut pas nier

l'évidence pourtant!

Peyrolles secoua la tête d'un air chagrin.

--Ne négligeons rien, continuait le bossu, qui avait ses raisons sans

doute pour compter sur la simplicité de dona Cruz;--Gonzague et son âme

damnée sont là maintenant... Il s'agit de les tromper aussi... Quand ta

main va toucher la mienne, Aurore, il faut tressaillir et jeter autour

de toi un regard stupéfait... Bien!

--J'ai joué cela dans _la Belle et la Bête_ à l'Opéra, dit Nivelle qui

haussa les épaules;--j'étais plus étonnée que cette petite... n'est-ce

pas, Oriol?

--Vous étiez charmante, comme toujours, répondit le gros petit

financier;--mais quel choc la pauvre enfant a éprouvé quand leurs mains

se sont rencontrées!

--Preuve qu'il y a antipathie et domination diabolique! prononça

gravement Taranne.

Le baron de Batz, qui n'était pas un ignorant, dit:

--Ia! andibadie! Ia! Ia!... Tôminazion tiapolique!... sacramente!

--Maintenant, reprenait le bossu,--tourne-toi vers moi... tout d'une

pièce... lentement... lentement...

Il se leva et la domina du regard.

--Lève-toi, poursuivit-il,--comme un automate... Bien!... regarde-moi...

Fais un pas... et laisse toi tomber dans mes bras.

Aurore obéit encore,--dona Cruz restait immobile comme une statue.

Il y eut derrière la porte, qui s'ouvrit toute grande, un tonnerre

d'applaudissements.

La charmante tête d'Aurore s'appuyait contre la poitrine d'Ésope II, dit

Jonas.

--Juste cinq minutes! s'écria Navailles;--montre à la main!

--Est ce qu'il a changé la jolie senorita en statue de sel? demanda

Nocé.

Le flot des spectateurs envahissait le salon en tumulte.

On entendit le petit rire sec du bossu qui disait en s'adressant à

Gonzague:

--Monseigneur, ce n'est pas plus difficile que cela!

--Monseigneur, disait de son côté Peyrolles,--il y a ici quelque chose

d'incompréhensible... ce drôle doit être un adroit jongleur.

--As-tu peur qu'il ne t'escamote ta tête? demanda Gonzague.

Puis se tournant vers Ésope II, dit Jonas, il ajouta:

--Bravo! l'ami... nous donneras-tu ta recette?

--Elle est à vendre, monseigneur, répliqua le bossu.

--Et cela tiendra-t-il jusqu'au mariage?

--Jusqu'au mariage, oui... mais pas au delà.

--Combien le vends-tu, ton talisman, bossu? s'écria Oriol.

--Presque rien... mais il faut pour s'en servir une denrée qui coûte

cher.

--Quelle denrée? demanda encore le gros petit financier.

--De l'esprit, répondit Ésope II.--Allez donc d'abord au marché, mon

gentilhomme.

Oriol fit le plongeon dans la foule. On battit des mains. Choisy, Nocé,

Navailles entourèrent dona Cruz et l'interrogèrent avidement.

--Qu'a-t-il dit?... Parlait-il latin?... Avait-il à la main quelque

fiole?

--Il parlait hébreu! répondit la gitanita qui se remettait par degrés.

--Et cette jolie fille le comprenait?...

--Couramment... il a fourré sa main gauche dans son sein et en a tiré

quelque chose qui ressemblait... comment dirais-je?

--A une corne de bouc? à un miroir magique? à un grimoire?

--A une liasse d'actions plutôt? demanda Nivelle.

--Cela ressemblait à un mouchoir de poche, repartit la gitanita qui

tourna le dos.

--Pardieu! tu fais un homme précieux, l'ami, dit Gonzague qui lui mit la

main sur l'épaule;--je t'admire!

--Pour un débutant, n'est-ce pas, monseigneur?... fit Ésope II avec un

sourire modeste. Mais, s'interrompit-il,--priez ces messieurs de se

reculer un peu... à distance!... à distance!... Qu'on n'aille pas me

l'effaroucher... j'ai eu assez de peine... Où est le notaire?

--Qu'on fasse venir le notaire royal! ordonna M. de Gonzague.

FIN DU TOME CINQUIÈME.

TABLE DES CHAPITRES

DU CINQUIÈME VOLUME.

Pages.

LE CONTRAT DE MARIAGE.

(Suite.)

II. Un coup de bourse sous la régence 5

III. Caprice de bossu 25

IV. Gascon et Normand 47

V. L'invitation 67

VI. Le salon et le boudoir 89

VII. Une place vide 111

VIII. Une pêche et un bouquet 129

IX. Le neuvième coup 147

X. Triomphe du bossu 165

XI. Fleurs d'Italie 183

XII. La fascination 203

FIN DE LA TABLE.

* * * * *

Liste des modifications:

page 10: «Ces actions bleues-là avaient» remplacé par «Ces actions

bleues avaient là»

page 15: «compacte» remplacé par «compact» (Mais le cercle avide

et compact)

page 21: «lacs» par «lacets» (retenus par les lacets de soie)

page 27: «brune» par «brume» (après la brume tombée.)

page 30: «soignement» par «soigneusement» (l'attacha soigneusement)

page 41: «un» par «une» (vingt sous pour faire une livre...)

page 68: «Tron de l'aër!» par «Tron de l'air!»

page 89: «quatres» par «quatre» (un des quatre styles helléniques)

page 90: «siamoisies» par «siamoises» (à renflures turques ou

siamoises)

page 103: «sûr» par «sûre» (je suis sûre qu'il n'est pas mort!)

page 112: «le trou de de la serrure» par «le trou de la serrure»

page 114: «coeur» par «choeur» (gronda le choeur des exécutants)

page 121: «Il» par «Ils» (Ils se croyaient)

page 125: «lontemps» par «longtemps» (depuis longtemps déjà je

nourris une pensée)

page 127: «vite» par« vide» (De laisser une place vide)

page 133: «tous» par «tout» (En tout cas je vous promets)

page 141: «suivriez» par «suivrez» (et vous me suivrez dans

l'adversité)

page 162: «mumura» par« murmura» (murmura la Nivelle)

: «Il» par «Ils» (Ils étaient là en face)

page 221: «amenda» par «demanda» (demanda Nivelle.)

Le Bossu: Aventures de Cape et d'Épée. Volume 5 · 第 8 / 8 段