Vous êtes vraiment majestueuse, comme il faut, bien vêtue. Aurez-vous
jamais du chic?
PARLÉ.--Votre chapeau, tendresse, a sa coiffe trop étroite, et votre
jupe, n’est-elle pas trop longue?
Allez, boudeuse! Pourquoi cette moue qu’il est sûr que vous faites?
Moquez-vous donc de moi: vous êtes assez belle!
Pour enlever ses bottines, elle aime décidément à s’asseoir par terre.
Je ne sais pas si elle a raison, elle est trop grande... Seulement, elle
est toujours charmante parce qu’elle ne fait rien exprès.
* * * * *
Un instant, j’ai cru que votre bas retomberait, et il me semble
(prenez-y garde) que j’aurais détourné les yeux. Vous devriez porter
aussi, malgré tout votre système de jarretelles, de bonnes jarretières
rondes, froncées à la vieille. Car vous ôtez votre corset avant vos bas.
* * * * *
Ce que je dis, ce que je pense, et ce que vous comprenez, ne sont pas
trois mêmes choses. Si chacun de nous lisait tout à fait dans le cœur
des autres, nous perdrions tous la tête.
PARLÉ.--Ne me dites rien de votre amie Jacquine. Quand une Flamande a
cet air-là, elle l’a bien.
* * * * *
Pourquoi donc, avec cette bouche, avec ces yeux que vous aviez,
parlez-vous à présent du ciel étoilé? Quel amour véritable!