ÉTUDES SUR LA ROSALINDA

Les rapports entre la littérature française et la littérature portugaise,

au moyen-âge, furent plus grands et plus directs que l’éloignement des

deux pays ne le donnerait à penser. M. Raynouard a été des premiers à

le remarquer; il ne s’est même pas borné à une simple constatation du

fait, il l’a appuyé de toutes sortes de preuves. Afin même de montrer

complètement combien la langue portugaise se rapprochait de la langue

romane, il a été jusqu’à traduire dans la langue des troubadours, une

petite pièce du Camoëns[22]. Épreuve triomphante! car à quelques syllabes

près, les deux pièces, l’original et la traduction, se sont trouvés les

mêmes. Il n’y a pas plus complète identité contre les _Noei_ en patois

bourguignon et la très facile traduction française que tout le monde peut

en faire. Qu’on en juge par la seconde des deux strophes:

Romanceiro I: Romances da Renascença · 第 124 / 209 题