Les virelais, au nombre de 16, n'ont pas le même mérite que les
ballades. Il importe cependant de signaler le premier qui traduit
heureusement les efforts pénibles du poète pour dissimuler sa douleur,
et le dixième qui nous offre une jolie pièce sur la Saint-Valentin.
Enfin, notons également le virelai XV parce qu'il fournit quelques
indications sur le sentiment et l'objet de ces diverses compositions.
Christine y constate de nouveau que ses poésies sont souvent
l'expression de ses pensées d'amertume et de regrets, mais elle ajoute
que, si on lui donne mission de traduire les impressions des autres,
il lui faut improviser des sentiments opposés, et qu'alors, pour
alléger un peu sa douleur, elle compose des pièces qui reflètent
généralement la joie et le bonheur.