14 avril 1378 (n. s.).

Les juréz espingliers de Paris prindrent en l’ostel Jehan Bitou,

espinglier des espingles de fer blanc ou blanchies de fer à grosse

teste qu’il avoit faictes, à quoy il s’opposa, et dist par sentence le

prevost de Paris que elles n’estoient pas bonnes ne loyales à faire

ne vendre à Paris, et estoient deceptives pour le peuple et qu’elles

avoient esté prinses à bonne cause et qu’elles avoient esté forfaictes,

ou avoit illicitement ouvré en faisant telle euvre deffendue ou non

acoustumée faire à Paris sans auctorité de justice mesmement, et

qu’elles seroient cassées en signe d’amende et sans ardre pour sa

poureté lui seroient rendues pour ceste foiz, et lui deffendi led.

prevost que il n’en fist d’oresenavant plus nulles telles contre les

constitucions et ordonnances dud. mestier, dont le procureur du Roy,

pource que on n’avoit adjugié amende, et led. Bitou, en tant que lad.

sentence faisoit contre luy simplement, appellerent, et veue lad.

sentence, le registre desd. espingliers et certaine imformaçion sur ce

faitte de l’office de la court, fut dit par arrest de la court que, en

tant que touchoit l’appelacion dud. Bitou avoit esté mal jugié, etc.,

et que lesd. espingles estoient bonnes et lui seroient rendues et qu’il

en pourroit faire de telles doresenavant, et, en tant que touchoit

l’appelacion dud. procureur du Roy, fut dit bien jugié, etc., et furent

relevéz les juréz de despens et pour cause, le XIIII jour d’avril mil

CCCLXXVII avant Pasques.

(Bibl. nat. lat. 12811, fº IIII{xx}XVII vº.)

Études sur l'industrie et la classe industrielle à Paris au XIIIe et au XIVe siècle · 第 149 / 199 题