3 et 5 mai 1349.

De l’accort et assentement de Estienne Obbisse, sont aléz les juréz

du Roy nostre sire de la ville de Paris maçons et charpentier, en une

maison seant en la rue Thibaut aus déz, tenant de touz costéz aux

maisons du Roy nostre sire où l’en fait la monnoie d’ycelli seigneur,

et la quele maison est au dit Estienne, si comme il dit, pour savoir

et rapporter combien la dicte maison pourroit valoir et peut valoir à

present à juste pris, compté dedens vint et cinq livres de cens en quoy

elle est par avant charchiée. C’est assavoir les noms des juréz: Jehan

Pintoin, Vincent du Bourc la Royne, maçons et Renier de Saint-Lorent,

charpentier. Rapportent les juréz qu’il ont esté en la dicte maison

en bas et en haut, et en toutes les appartenances du dit hostel, et

veu l’ostel, si comme dessus est dit, à grant déliberacion, la dicte

maison vaut, compté le cens dessus dit dedens, cinquante livres parisis

une foiz paiéz seulement, le quel pris dessus dit les juréz dessus

diz rapportent avoir fait bien et loiaument à leur povoir, et le

tesmoignent par leurs seauls. Ce fu fait le IIIe jour de May l’an mil

CCC quarante et neuf. De par les generauls maistres des monnoies du Roy

nostre sire, Pierre Brac, bailléz à Jehan Pitoin, à Vincent du Bourc

la Royne, maçons et à Renier de Saint-Lorent quarente solz parisis en

prenent lettre de quittance d’eulz, par la quele, en rapportant ces

presentes, nous les ferons aloer en vos comptes. Escript à Paris le

IIIe jour de May l’an quarente et neuf.

Sachent tuit que nous Jehan Pintouin, Vincent du Bourc la Royne,

maçons et Renier de Saint-Lorent, charpentier, touz juréz du Roy

nostre sire en la ville de Paris, confessons avoir eu et reçeu des

generauls maistres des monnoyes du dit seigneur, par les mains Pierre

Brac, quarante soulz parisis qui nous estoient deuz pour cause de

nostre salaire de prisier une certaine maison, laquele est Estienne

Obbisse, seant en la rue Thibaut au déz, tenant de touz costéz aus

maisons où l’en fait les monnoies du Roy nostre sire à Paris, des quels

quarante soulz parisis nous nous tenons à bien paiéz, et en quittons

les maistres generaulx, le dit Pierre, et touz autres à qui quittance

en peut et doit appartenir. En tesmoing de ce nous avons seellé ceste

quittance de nos propres seaulz dont nous usons en nostre dit office le

Ve jour de May l’an mil CCC quarante neuf.

Les sceaux sont en cire rouge sur des attaches de parchemin. Dans

le type on remarque des outils.

(Trésor des Chartes, J. 151{a}, pièce 46, liasses 41 à 50.)

Études sur l'industrie et la classe industrielle à Paris au XIIIe et au XIVe siècle · 第 114 / 199 题