Sigismond, roi d'Hongrie, et Jean Sans-Peur, duc de Bourgogne. On parle
ici de la bataille de Nicopolis, livrée en 1395, dans laquelle l'armée
chrétienne, commandée par ces deux princes, fut détruite par les Turcs,
sous Bajazet Ier.
P. 106, l. 19. _Philippe._ On a voulu effacer ce mot dans le manuscrit,
mais à quel dessein?
P. 109, l. 21. _Mesnage._ J'ai adopté ici la leçon de Verard; le
manuscrit lit _mariage_.
P. 114. _Par maistre Jehan Lauvin._ _Jehan_ _Lambin_, Verard; nom qui
ne se trouve pas dans les comptes de la maison de Bourgogne, bien qu'on
cite un Berthelot Lambin au nombre des valets de chambre de Philippe le
Bon.
P. 123. _Monseigneur de Thalemas._ Gui, seigneur de Thalemas, mort en
1463, sans enfants.
P. 128. _La soixante-seiziesme nouvelle._ L'origine de ce conte se
trouve dans Pogge, sous le titre de _Priapus in laqueo_.
P. 132. _Par Alardin._ On trouve dans les comptes de la maison de
Bourgogne deux individus de ce nom, le premier, Alardin la Griselle,
écuyer-échanson du duc Philippe en 1436; l'autre, Alardin Bournel, un
des officiers de cette maison de Bourgogne qui passèrent au service de
Louis XI.
P. 133, l. 7. _A Mortaigne._ Sans doute c'est la ville de Mortagne, près
de Tournai, dont on veut parler. Nos ancêtres, au Moyen Age, aimoient
beaucoup à faire des jeux de mots sur les noms des personnes et des
places, et _s'en aller à Mortaigne_ est devenu une phrase populaire pour
dire _mourir_.
P. 135. _La soixante-dix-huitiesme nouvelle._ Ce conte, très populaire
et bien connu, se trouve dans un fabliau publié dans la collection de
Barbazan, tom. III, p. 229 (_Du Chevalier qui fist sa fame confesse_),
et dans le _Décameron_ de Boccace, journée VIIe, conte 5, et a été imité
par la Fontaine, _Le Mari confesseur_, liv. I, conte 4.
P. 135. _Par Jehan Martin._ Jean Martin, seigneur de Bretonnières, mort
en 1475, fut en 1467 valet de chambre et premier sommelier de corps du
duc de Bourgogne.
P. 141. _La soixante-dix-neuviesme nouvelle._ Voyez _Poggii Facetiæ_, p.
89 (éd. 1798), _Circulator_, pour l'origine de ce conte. Les conteurs
modernes l'ont souvent répété.
P. 141, l. 17. _Qu'on l'appeloit par tout._ _Que on l'appeloit maistre
Jehan par tout_, Verard.
P. 143. _La quatre-vingtiesme nouvelle._ _Poggii Facetiæ_, vol. I, p.
52, _Aselli Priapus_.
P. 144. Dernière ligne. _Par mon serment._ _Par sainct Martin_, Verard.
P. 146. _Monseigneur de Vaurin._ _Monseigneur de Waulvrin_, Verard. Jean
Waurin est connu comme l'auteur d'une grande chronique d'Angleterre,
dont les manuscrits sont assez nombreux. Il étoit, comme son père, qui
fut tué à la bataille d'Azincourt, attaché à la maison des ducs de
Bourgogne, et il étoit un des seigneurs qui accompagnèrent le duc
Philippe à Paris en 1461. Voyez sur lui M. Paulin Paris, _les Manuscrits
françois de la Bibliothèque du roi_, tom. I, p. 26.
P. 150. Dernière ligne. _Ne fust couché_, leçon de Verard. Le manuscrit
porte: _ne fist comme_, ou _connue_, ce qui n'est pas un sens
intelligible.
P. 155, l. 4. _Nostre chastellenie de Lisle._ Jean de Lannoy étoit en
effet gouverneur de Lille en Flandre. Voyez la note à la sixième
nouvelle, p. 254.
P. 156, l. 5. _Et bon bergier._ Verard ajoute: _que on appeloit
Hacquier_.
P. 157. _Monseigneur de Vaurin._ _Waulvrin_, Verard.
P. 157, l. 7. _Libers._ Lisez, avec le manuscrit, Lilers (c'est une
faute d'impression). Lillers est une petite ville en Artois.
P. 161. _Le marquis de Rothelin._ Ce personnage, Philippe, marquis de
Rocheberg, comte de Neufchâtel, et seigneur de Rothelin et de
Badenoiller, est assez connu dans l'histoire de son temps. Il fut
maréchal de Bourgogne, et plus tard grand chambellan de France.
P. 163. _Par monseigneur de Santilly._ Le nom du conteur manque dans
l'édition de Verard.
P. 167. _Par monseigneur Philipe Vignier_, etc. Le nom du conteur manque
dans l'édition de Verard.
P. 173. _Par monsieur le Voyer._ Ce nom manque aussi dans l'édition de
Verard.
P. 173, l. 7. _Du duc de Bourgoigne._ Ces mots, qui manquent au
manuscrit, sont ajoutés d'après le texte de Verard.
P. 177. _La quatre-vingt-huitiesme nouvelle._ On trouve ce conte, avec
des circonstances un peu différentes, dans le fabliau de la _Bourgeoise
d'Orléans_, Barbazan, tom. III, p. 161; dans Boccace, _Décameron_,
journée VIII, nouv. 7, et dans Pogge, _Facéties_, p. 20, _Fraus
mulieris_. C'est l'origine du conte de La Fontaine, _Le Cocu battu et
content_, et les autres écrivains de ce genre l'on souvent imité.
P. 177. _Par Alardin._ Le texte de Verard ne donne pas le nom du
conteur.
P. 181. _Par Poncelet._ Ici encore le nom du conteur manque dans le
texte de Verard. Poncelet est déjà connu comme le conteur de trois
autres nouvelles, les cinquante-neuvième, soixantième et
soixante-unième.
P. 182, l. 10. _La blanche Pasque._ C'est, comme _Pasques flories_, le
dimanche des Rameaux.
P. 183, l. 5. _Pasques flories._ Le sixième dimanche du carême.
P. 183, l. 7. _Que l'on dit Pasques communiaulx._ _Que l'en dit la
Resurrection nostre Seigneur_, Verard. Le jour de Pâques fut appelé
souvent la Pâque communiant.
P. 184. _La quatre-vingt-dixiesme nouvelle._ On trouve l'origine de ce
conte dans Pogge, _Facetiæ_, p. 51: _Venia rite negata_.
P. 184. _Monseigneur de Beaumont._ Le texte de Verard ne donne pas le
nom du conteur.
P. 187. _La quatre-vingt-onziesme nouvelle._ Ce conte se trouve aussi
dans Pogge: _Novum supplicii genus_.
P. 187. _Par l'acteur_, c'est-à dire par l'auteur. Cette nouvelle et la
suivante sont sans nom de conteur dans l'édition de Verard.
P. 189, l. 7. _Mix._ _Mez en Loraine_, Verard.
P. 194. _La quatre-vingt-treiziesme nouvelle._ _Poggii Facetiæ_, p. 73:
_Quomodo calceis parcatur_.
P. 194. _Par messire Timoleon Vignier_, etc. Le nom du conteur manque
dans l'édition de Verard. Peut-être ce Timoléon Vignier étoit le frère
de Philippe Vignier, à qui la dix-neuvième nouvelle est donnée.
P. 196, l. 6. _Sur le bancq._ _A la taverne_, Verard.
P. 201. _La quatre-vingt-quinziesme nouvelle._ L'origine de ce conte se
trouve dans Pogge, _Facetiæ_, t. I, p. 205: _Digiti tumor_.
P. 201. _Par Philipe de Loan._ _Par monseigneur de Villiers_, Verard.
P. 202, l. 29. _Frère Aubry._ _Frère Henry_, Verard.
P. 205. _La quatre-vingt-seiziesme nouvelle._ On trouve l'origine de
cette nouvelle dans le fabliau du _Testament de l'âne_, par Rutebeuf
(_Oeuvres_, par Jubinal, I, 273), et dans les _Facetiæ_ de Pogge, p. 45:
_Canis testamentum_. C'est sans doute de cette dernière collection que
notre auteur l'a tirée.
P. 208: _Par monseigneur de Launoy._ Le nom du conteur manque dans le
texte de Verard.
P. 211. _Par l'acteur._ _Par Lebreton_, Verard.
P. 217, l. 26. _Les bourgois._ _Les brigans_, Verard.
P. 219. _La quatre-vingt-dix-neuviesme nouvelle._ L'origine se trouve
dans _Poggii Facetiæ_, p. 222: _Sacerdotii virtus_.
P. 219. _Par l'acteur._ Dans le texte de Verard, cette nouvelle reste
sans nom de conteur.
P. 223. _Par Philipe de Loan._ Le nom du conteur manque dans Verard.
P. 227, l. 2. _Bons soichons._ _Compaignons_, Verard.
P. 239, l. 6. _Bouloigne la Grasse._ Bologne en Italie. Sa terre est si
fertile que, dans le moyen age, on lui a donné le nom de _Bologna la
Grassa_.
[Décoration]
GLOSSAIRE.
A avec.
A TOUT, _atout_, avec.
ABAIZ, abois. II, 47.
ABBAYT, commérages. I, 140.
ABREGEMENT, brièvement. II, 126.
ABSOILLE, absolve. II, 97.
ABSOLU, absous. II, 95.
ABUSION, déception. I, 233.
ABUSTINÉ, distribué, partagé. I, 295.
ACCOINCTE, familier. «Se fist par gracieux et subtilz moyens
_accoincte_ de celuy dont il vouloit estre compaignon.» II, 114.
ACCOINTANCE, connoissance, relations, familiarité. I, 8; II, 152.
ACCORDEMENT, conciliation. II, 69.
ACCOUSTUMANCE, habitude. II, 116.
ACEVÉ, achevé. II, 146.
ACHOISON, occasion, cause. I, 183.
ACHOPÉ, surpris, pris. I, 268.
ACONSUYVIR, rattraper. II, 79.
ACOUCHER, _acoucher malade_, se coucher, se mettre au lit pour
cause de maladie. I, 114; II, 5.
ACQUERRE, acquerir. I, 267.
ADICTE, interdite, accablée. «Elle se trouvera en pou d'espace si
_adicte_ et de mal souprinse.» I, 115. Voyez Du Cange, _Glossarium
mediæ et infimæ latinitatis_, VII, 10, vº _Adis_.
ADNICHILER, annuler. II, 93.
ADOLÉ, triste, chagrin. II, 202.
ADONC, alors. II, 243.
ADOSSER, mettre arrière. I, 154.
ADOUBER, armer. «Dieu, qui ses chevaliers de telles armes scet
adouber.» II, 105.
ADOUBER (S'), s'armer. I, 154.
ADRECIÉ, instruit, dressé. I, 204.
ADVENIR, à venir, futur. I, 80.
ADVISEMENT, avis, conseil. II, 10.
ADVOÉ, adressé, instruit: «La damoiselle de sa maistresse est
escollée et _advoée_ que mieulx on ne pourroit.» I, 52.
AFFAICTIÉ, simulé, dressé. «Le mary se fist mander querir par ung
messagier _affaictié_.» II, 30.--«Certaines matrones _affaictiées_.»
II, 50.
AFFERRÉ, effrayé. I, 93.
AFFIERT, appartient, concerne. II, 138.
AFFOLER, blesser. II, 159.
AFFRES, peur, effroi. II, 128.
AFFULÉ, coiffé. II, 181. Se dit au figuré: «Je vous feroie
_affuler_ la prison.» II, 199.
AGGRESSER, attaquer. I, 11, 40.
AGU, aigu. I, 7.
AGUET (D'), de dessein prémédité. I, 163.
AGUILLETTE, _aiguillette_. _Courre l'aiguillette._ (I, 52), courir
après les filles.
AGYOS, façons, cérémonies. I, 77.
AHURTER (S'), s'arrêter obstinément à une détermination. I, 95; II,
174. Voy. _Enhurter_.
AINÇOIS, avant, plutôt. I, 67, 224.
AINS, mais au contraire. I, 209.
AITRE, cimetiere. II, 206.
ALIBIZ _forains_, mauvaises excuses. II, 236.
AMANT. Voy. t. II, p. 255, l. 33.
AMATIR, flétrir, ternir, devenir languissant. II, 243.
AMENDER, réparer, expier une faute. II, 50.
AMIS. Etre de _nos amis_, est dit souvent pour désigner un mari
trompé. Voy. I, 103, 260.
AMMIRACIONS, exclamations. II, 51.
AMMONESTEMENS, réprimandes. II, 185.
ANGAIGNE, chagrin, peine. «Et Dangier, sa meschine, qui enrageoit
d'angaigne...» I, 237.
ANUYT, aujourd'hui, ou plutôt «cette nuit.» I, 83. Voy. _Ennuyt_.
APAROIR, paroître. I, 100, 144; II, 117.
APERTEMENT, ouvertement, clairement. I, 13.
APERTISES, tours d'adresse. «Faire souplesses et _apertises_.» II,
225.
APIERT (S'), s'attaque. II, 158.
APPATI, abandonné par suite d'un arrangement, d'un pacte: «Ainsi
furent toutes les femmes de la ville _appaties_ à ces vaillans
moynes.» I, 194.
APPEAU, appel. I, 179.
APPENSER (S'), s'imaginer, se figurer, se mettre en tête. I, 122;
II, 90.
ARAISONNER, parler à quelqu'un, lui expliquer ses raisons, I, 96.
ARAY, aurai, II, 175.
ARBALESTE. Proverb.: «Ne tenir serre non plus qu'une vieille
_arbaleste_.» (I, 296.) Faire peu de résistance, être d'un caractère
foible.
ARDRE, bruler.
ASPRY, âpre, aigri. I, 8.
ASSEULÉ, isolé. I, 130.
ASSEUR, assuré, certain. II, 164.
ASSIETE. Proverb.: «Et pour _assiete_ en lieu de cresson, elle lui
dist...» I, 212.
ASSIMPLY, affoibli, chancelant. «Tout espoenté et _assimply_.» I,
40.
ASSOVIR, accomplir, achever. II, 138.
ASSOVI, pourvu, ayant assez. II, 38, 233.
ATELÉE, attelage, union naturelle de l'homme et de la femme. II,
107.
ATOUR, coiffure. I, 216.
ATREMPÉ, ferme, solide, bien trempé. «_Atrempé_ cueur et vertueux
courage.» I, 101.
ATTAINCTES, visées, but. «Parvenir à ses _attainctes_.» II, 201.
ATTINTÉ, arrangé, disposé. I, 154.
ATTROTTER, arriver en trottant. I, 285.
AULTIER, autel. II, 16, 122.
AULTRHIER (L'), l'autre jour, dernièrement. II, 205.
AUMOSNIER, libéral, faisant de riches aumônes. I, 74.
AURFAVERESSE, femme d'un orfévre. I, 44.
AUTANT. «Boire d'autant et d'autel» (I, 43, 175), faire raison à
tout le monde, le verre à la main.
AUTEL. «Boire d'autant et d'_autel_.» Voy. _Autant_.
AUTRETANT, autant, encore autant. I, 271.
AVAL, parmi, en long et en large de: «_Aval_ la chambre.» II,
131.--«_Aval_ Paris.» II, 92.
AVALER, descendre, aller ou mettre _à val_, en bas. I, 254.
AVERER, vérifier. II, 119.
AVERTIN, vertige, accès de mauvaise humeur. II, 137.
AVOLENTER (S'), prendre la détermination. II, 135.
AVOYÉ, en voie, en train. I, 249.
BACULER, bâtonner, II, 104.
BAGUER, pourvoir de bijoux, linge, meubles. II, 139.
_Bagué_, garni de bijoux, de linge, etc. II, 92.
BAGUES, bijoux, hardes, bagages. I, 10, 202.
BAILLER, donner.
BAILLE, lieu fermé de palissades, première défense d'une ville.
«Force luy fut de gaigner et emporter boulevars, _bailles_, et
aultres plusieurs fors dont la place estoit bien garnie.» I, 173.
BALME, baume; au figuré, merveilles. II, 207.
BALOCHOIT, se balançoit. II, 156.
BALOCHOUERE, balançoire. II, 156.
BALOIZ, balais. «Elle fist _baloiz_ courre partout.» Elle fit
nettoyer avec soin. II, 241.
BANCQ. «S'en aller sur le _bancq_», aller au cabaret, aller
_banqueter_. II, 196.
BANCQUIERS, coussins, housses pour mettre sur les bancs. I, 202.
BANDON (A), à discrétion. II, 91.
BAPTISEMENT, baptême. II, 102.
BARBAIER, raser, faire la barbe. II, 200.
BARGUIGNER, marchander. «Et quiconque la _barguignoit_, il l'avoit
aussi bien à créance que à argent sec.» II, 187.
BARRES. «Comment il avoit prins le galant à ses _barres_.» II, 57.
BAS, parties naturelles de la femme. II, 135.
BAS _instrumens_, parties naturelles. II, 201.
BASSET (_En_) à voix basse, secrètement. I, 155.
BASTON. «Le baston de quoy on plante les hommes», le membre viril.
II, 144.
BATERIE, action de battre. I, 245.
BATURE, action d'être battu. I, 181.
BAUDEMENT, gaiement, hardiment. II, 172, 214.
BEC, bouche. «Jouer bien du _bec_» (I, 96), faire des discours
captieux.
BEDON, instrument de musique. Ce mot est employé pour désigner les
parties naturelles de la femme. II, 131.
BÉE, passage, route, voie. I, 146. «Payer a bée» (II, 150).
BELLE. «Trouver en belle» (I, 282), avoir l'occasion favorable.
BENEISSON, bénédiction. II, 184.
BESOIGNER, travailler, s'occuper de... I, 48.
BESTE. «Le mestier de la beste à deux dos» (I, 107), l'amour.
BEURRE. Prov.: «Ravoir _beurre_ pour oeufs» (I, 21), être payé avec
usure d'un tour qu'on a joué à quelqu'un.
BIENVIENGNER, donner la bienvenue, recevoir joyeusement. II, 106.
BIHÈS, _byhès_, biais. I, 132.
BLASONNER, blâmer, critiquer, décrier, «Vous blasonnez très bien
mes armes.» I, 188, 218.
BLEU, «Craindoit trèsfort estre du reng des _bleuz vestuz_, qu'on
appelle communement noz amis.» II, 118. Voy. _Amis_.
BOESTE _aux cailloux_, prison. II, 207.
BOUCHONS (A), sens dessus dessous, à l'envers. «Fut à _bouchons_
couchée et son derrière descouvert.» I, 13.
BOUL, bouleau. I, 241.
BOURDELOIS (Le roi de), souverain imaginaire des mauvais lieux. II,
193.
BOURDES, mensonges.
BOURDON, _bourdon joustouer_, membre viril. I, 84; II, 172.
BOURSER, enfler, s'arrondir comme une bourse pleine. «Le ventre luy
commença à _bourser_.» I, 80.
BOUT (_Bailler le_) (?). I, 253, BOUTER, mettre.
BRAYES, culotte, II, 12.
BREFMENT, bientôt, brièvement. II, 6.
BREFTÉ, brièveté. II, 53.
BRICHOUART, membre viril. II, 87.
BROCHES, hémorroïdes, I, 10.
BROUET, soupe, sauce. II, 45.
BRUYT, renommée. I, 193.
BRUYT, victoire, triomphe. I, 215.
BUFFE, soufflet. II, 58.
BULETEAU, blutoir. «Tenez ce buleteau sur vostre teste.» I, 94.
BUREAU, bure, étoffe grossière. I, 299.
BUROYE, boirois. II, 208.
BUVRAIGES, breuvages. II, 141.
BYHÈS. Voy. _Bihès_.
CALENGER, demander, reclamer, contester. II, 129.
CALONGE (?). II, 207.
CAMUS, désappointé. II, 81.
CAPITULÉ, grondé, chapitré. I, 217.
CAR, presque toujours employé dans le sens de _parce que_: «Ou
_car_ Dieu le permist, ou _car_ Fortune le voult et commenda.» I,
10.
CASSE, cassé.
CASTILLE, querelle, lutte. I, 126.
CAUTELLES, ruses. I, 77.
CE, se.
CÉANS, _céens_, ici dedans.
CEL, ce, cet. I, 291; II, 248.
CELÉEMENT, en cachette. I, 92.
CELER, cacher, dissimuler. I, 69.
CES, ses.
CEST, ce.
CESTES (?). «Mais le juger fut differé jusques à la fasson de
_cestes_.» I, 16.
CHAILLOIT, soucioit. II, 130.
CHALLUT, soucioit. I, 268.
CHAMBERIÈRE, servante, femme de chambre. II, 85.
CHAMBRE A PARER, chambre de toilette. I, 227.
CHANDELLE. «Allumer sa chandelle», prétexte honnête pour
s'introduire chez quelqu'un. Nous n'ayons pas besoin de signaler
l'allusion qui se trouve dans ce passage: «Veezcy maistre curé qui
vient pour allumer sa chandelle, ou pour mieux dire pour
l'estaindre.» II, 117.
CHAPPERON, sorte de coiffure que portoient les femmes. I, 216.
CHAPERON FOURRÉ, officier de justice. II, 90.
CHAR, chair. Voy. _Poisson_.
CHARETON, _charreton_, charretier, voiturier. I, 43; II, 120.
CHARRUYER, laboureur, bouvier. II, 214.
CHARTRE, prison. II, 97.
CHASTOY, direction, gouvernement. I, 136.
CHAUFFER _la cire_, attendre longuement une chose qu'on désire; on
dit aujourd'hui dans le même sens: «Se voir passer quelque chose
devant le nez.» II, 190.
CHAULD _sur potage_, enclin à l'amour. I, 108; II, 187.
CHAULT, soucie. «Il ne vous _chault_ guères de moy.» I, 49.
CHÉANCE, chute. I, 159.
CHEF, tête. _A chef de peche_, au bout de quelque temps, de _pièce_
de temps. I, 2.
CHEF, bout. «Venir à chef», venir à bout. I, 21.
CHÈRE, visage. I, 7; II, 244.
CHEVANCE, biens, fortune. I, 101, 267.
CHEVAULCHER, faire l'amour. I, 276.
CHEVIR, venir à bout de. I, 74.
CHICHETÉ, avarice. I, 97.
CHIÈGE, choie, tombe. I, 17.
CHOISIR, regarder, voir, apercevoir. I, 13. «Et avoient torches et
flambeaulx pour mieulx choisir partout.» II, 58.
CHRESTIENNER, baptiser. I, 123.
CHULA, celui-là. II, 127.
CICANEUR, homme de chicane, sergent. II, 206.
CIMBALES (_Jouer des_), faire l'acte amoureux. II, 107.
CIRE (_Chauffer la_). II, 190. Voy. _Chauffer_.
CLAMER, déclarer, proclamer. II, 76.
CLERGIE, science. II, 238.
CLIGNE-MUSSE, sorte de jeu où l'un ferme les yeux pendant que
l'autre se cache. Cligne-musette. II, 176.
COCQUARD. Voy. _Coquard_.
COGNOISSANCE, reconnoissance. I, 272.
COLLACION, discours. I, 200.
COLONS, pigeons. II, 180.
COMBLEMENT, amplement, à mesure comble. I, 11.
COMMENDER, recommender. II, 7.
COMPARER, payer. I, 222.
COMPTER, battre, charger de coups. «Ce dyable, sans mot dire, le
commença à _compter_, et bon chevalier de se défendre.» II, 104.
COMPTOUER, étude, lieu de travail. I, 127.
CONCLU, convaincu, vaincu. «Mais en son ton évident fut le mary
_conclu_.» I, 31. Voy. I, 212.
CONFERMER, confirmer. I, 106.
CONGYER, congedier.
CONQUESTER, conquérir, acquérir, gagner.
CONSEQUEMMENT, consécutivement. «Et ainsi _conséquemment_ jusques
ad ce que tout fut party et portionné.» II, 120.
CONTENDRE, tendre, chercher. II, 122.
CONTENT, comptant. I, 97.
CONVENIR, être nécessaire. «La bonne dame laissoit tout _convenir_,
car de donner conseil au contraire ne s'osoit avancer.» II, 121.
COQUARD, _coquart_, sot, imbécile. «Que faites vous, meschant
_coquart_?» I, 45.--«Ceulx qui le cuident sont parfaiz _coquars_.»
I, 152.
CORDOANNIER, cordonnier. II, 90.
CORNER, jouer des instruments. «Fist _corner_ les menestrielz.» I,
157.
COULPE, faute. II, 62.
COUP (A LA ), au moment. «Tenir sur fons son enfant, dont la mère
s'estoit delivrée droit _à la coup_ du retour dudit chevalier.» II,
101.
COUPAULT, mari trompé. I, 288; II, 108.
COURRE, courir.
COUSINE. Etre _de noz cousines_, être au rang des courtisanes. «Et
tiens, qui en aroit à faire, qu'on la trouverait aujourd'huy ou reng
de _noz cousines_, en Avignon, à Vienne, à Valence, ou en quelque
aultre lieu en Dauphiné.» II, 29. Voy. II, 40.
COUSTILLE, couteau, épée. I, 39.
COUSTRE, gardien, sacristain. II, 194.
COUSTRERIE, garde, surveillance. I, 261.
COUVINE, invitation. «Et comme ilz retournoient de ce couvine.» I,
194.
COUX, mari trompé. I, 29, 238; II, 110.
CRASSE, grasse. «Bouloigne la crasse.» II, 239.
CRASTINE, lendemain, matinée. «Et laissoit sa femme prendre la
longue _crastine_ jusques à viij ou à IX heures.» II, 63.
CRAVANTER, renverser. I, 243.
CRÉANT. I, 54. Voy. _Recréant_.
CREDENCE, créance, confiance. II, 115.
CRÉEZ, croyez. I, 77.
CREMOIT, craignoit. II, 44.
CRESSON. Voy. _Assiète_.
CRESTIAN, chrétien. «Luy, qui oncques sur beste crestiane n'avoit
monté.» I, 107.
CRISTIEN, chrétien. II, 102.
CROCHETTE, petite crosse. I, 77.
CROQUER, prendre, saisir, accrocher. I, 22.
CROIX. Prov.: «Je n'en fineroye néant plus que de la vraye _croix_.»
I, 294.
CRUEUX, cruel. I, 142.
CUEUR, coeur. Prov.: «N'avoit pas son _cueur_ en sa chausse.» II,
168.
CUIDER, croire.
CUIGNER, connoître charnellement. II, 187.
CULETTÉ _la selle_, couru à cheval. II, 154.
DANGIER, défaut, manque. «Et s'il y avoit _dangier_ de lictz, la
belle paillasse est en saison.» I, 182.
DANGIER, dépendance, domination. «Or bien, je suis en vostre
_dangier_.» II, 176.
DANGIER, difficulté. «Mais comme souvent chose eue en _dangier_ est
trop plus cher tenue que celle qu'on a à bandon...» II, 91.
DANGIER, personnage allégorique du Roman de la Rose. L'auteur des
_Cent Nouvelles_ paroît avoir en mince estime l'oeuvre célèbre de
Guillaume de Lorris et de Jean de Meung. Voy. I, 68, 158.
DANGIER, garde. Nom donné à une duègne. I, 236.
DE, que. I, 294; II, 84.
DEABLE, diable. II, 104.
DEBOUTÉ, rebuté, renvoyé. I, 192.
DECEUTE, trompée. I, 100.
DECEVABLE, trompeur. I, 212.
DEDUIT. «Luy qui estait homme de _deduit_» (II, 10), c'est-à-dire
qui aimoit à s'amuser.
DEFAULTE, faute. II, 235.
DEFFIGURANCE, difformité. II, 187.
DEFFUBLER, décoiffer. II, 52.
DEGOIS, disposé. I, 65.
DEHET, gai, dispos. I, 294.
DEMENÉ, le détail d'une affaire, la manière dont elle s'est passée.
I, 73. «Et il luy en compta largement et bien au long le _demené_.»
I, 210. Voy. II, 69.
DEMEUT, détourna de son projet. II, 248.
DENRÉES, instruments génitaux. I, 109.
DÉPENDANT (?). «Et estoit sur son corps dépendant.» I, 251.
DEPORTER (SE ) d'une chose, y renoncer. I, 251.
DERRAIN, dernier.
DESARMER, défaire. «Et ne savoit que penser comment il se pourroit
de luy _desarmer_.» II, 9.
DESATOURNÉ, décoiffé. I, 216.
DESCEU (_Au_), à l'insu. II, 113.
DESCOMBRÉ, débarrassé, désencombré, II, 33.
DESCONFORTÉ, affligé. II, 18.
DESCOUCHÉ, levé. I, 86.
DESERVIR, meriter. I, 181, 273.
DESFOURNI, privé. II, 232.
DESFRAYÉ, peureux, ombrageux, sauvage. I, 290.
DESHAITÉ, malade. I, 111.
DESHOUSER, débotter. II, 110.
DESLONGER, détacher de sa longe. II, 131.
DESPLAISANT, fâché. II, 42.
DESPOILLI, dévêtu, dépouillé. I, 220.
DESPRISONNER, mettre hors de prison, délivrer. I, 162.
DESROY, désarroi. I, 3.
DESROMPRE, séparer. II, 115.
DESSERRER, ouvrir. «La posterne fut _desserrée_.» I, 3.
DESSERTE, ce qu'on a mérité. I, 223.
DESTENÉ, destiné, prédestiné. II, 135.
DESTOURBIER, trouble, embarras. I, 68, 126.
DESTRESSEUX, plein de détresse, qui met en détresse. I, 12.
DEVANT. «Dieu devant», Dieu aidant. I, 200.
DEVISES, discours. I, 42.
DEXTRE, droite.
DILACION, retard. II, 170, 245.
DOLEZ, affligez. II, 20.
DOMINE, surnom dorme à un curé. «Respondit maistre _Domine_.» II,
129.
DOMMAGE, terme de droit. «Et si très bien à point la rabatit qu'en
_dommage_ et en sa garenne le poulain au chareton trouva.» I, 45.
DONT, d'où. I, 32.
DONT, donc. I, 18.
DONZELLE, fille facile. II, 128.
DORMEVEILLE (_Faire la_), faire semblant de dormir; dormir d'un
oeil. I, 244.
DOUBTE, _doute_, crainte. I, 128, 267; II, 54, 56.
DOUBTER, craindre. I, 100.
DOUBTIF, dubitatif, incertain. I, 78.
DOULOIR (_Se_), se plaindre, gémir. I, 64.
DOUYÈRE, _duyère_, porte, entrée, I, 135.
DOY, doigt.
DUREAU. «Marcha la dureau, marcha hardiment.» I, 127.
DUYÈRE. I, 136. Voy. _Douyère_.
DYA, diable. I, 17.
EAGE, âge. _Etre sur eage_, être déjà vieux. I, 90, 172.
EFFRAYEMENT, avec effroi, tout effrayé. II, 7.
EFFROY, bruit. «La dame monte en sa chambre sans faire effroy.» I,
29.
EFFROYT, bruit. I, 178.
EMBRONCHÉ, enveloppé, entortillé. «Elle fut tantost desarmée de sa
faille, où elle estoit bien enfermée et _embronchée_.» II, 17.
EMENDE, amende. II, 198.
EMPANÉ, garni de drap, d'étoffe. II, 247.
EMPAPINÉ, barbouillé. «Doré et _empapiné_ d'oeufz, de fromage, de
laict, etc.» II, 121.
EMPRENDRE, prendre, entreprendre. «Et entre aultres qui devoient
emprendre ce doulx et seur estat de mariage.» II, 16.
EMPRÈS (D'), auprès de. I, 188, 272.
EMPRINSE, entreprise, projet. I, 51; II, 39.
EMPRINSE D'ARMES. I, 224.
EMPRINT, prit, entreprit. I, 68.
EMY! exclamation. I, 244.
ENCEPÉ, enchaîné. II, 131.
ENCHARGÉ, commandé, imposé. II, 53.
ENCHASSER, chasser, repousser. I, 81.
ENCLINER, incliner, pencher. II, 173.
ENCLOIT (S'), s'enferma. II, 190.
ENCONTRE, au-devant. II, 7.
ENCOULPIT, accusé, confessé. II, 140.