NAPOLÉON.

[Footnote 81: Au moment de son départ pour l'armée, occasionné par

l'invasion de la Bavière par l'empereur d'Autriche.]

An quartier-général de Strasbourg, le 7 vendémiaire an 14 (29 septembre

1805).

_Proclamation de l'empereur à l'armée._

Soldats!

La guerre de la troisième coalition est commencée. L'armée autrichienne

a passé l'Inn, violé les traités, attaqué et chassé de sa capitale notre

allié... Vous-mêmes vous avez dû accourir à marches forcées à la défense

de nos frontières; mais déjà vous avez passé le Rhin: nous ne nous

arrêterons plus que nous n'ayons assuré l'indépendance du corps

germanique, secouru nos alliés et confondu l'orgueil des injustes

aggresseurs. Nous ne ferons plus de paix sans garantie: notre générosité

ne trompera plus notre politique.

Soldats, votre empereur est au milieu de vous. Vous n'êtes que

l'avant-garde du grand peuple; s'il est nécessaire, il se lèvera tout

entier à ma voix pour confondre et dissoudre cette nouvelle ligue qu'ont

tissue la haine et l'or de l'Angleterre.

Mais, soldats, nous aurons des marches forcées à faire, des fatigues et

des privations de toute espèce à endurer; quelques obstacles qu'on nous

oppose, nous les vaincrons; et nous ne prendrons de repos que nous

n'ayons planté nos aigles sur le territoire de nos ennemis.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome III. · 第 320 / 342 题