A celle du tribunat._

Je vous remercie du soin que vous mettez à relever le peu de bien que

je puis avoir fait... Le tribunat a contribué par ses travaux à la

perfection des différens actes de la législation de la France, et en

cela il a rempli le plus constant de mes voeux. Je me plais à tout

devoir au peuple; ce sentiment seul me rend chers les nouveaux honneurs

dont je suis revêtu.

_A celle du collège électoral du département de la Vendée._

Les sentimens que vous m'exprimez me sont d'autant plus précieux que

votre département a été le théâtre de plus de désastres, et que vous

avez éprouvé plus de malheurs.

Lorsque les affaires de l'état me permettront de visiter vos contrées,

je désire que les vestiges de la guerre aient disparu, et que je puisse

voir vos habitations relevées, votre agriculture prospérant, et

vos coeurs réunis par l'oubli du passé, l'amour du présent, et les

espérances de l'avenir.

Je regarderai toujours comme un devoir, et il sera cher à mon coeur,

d'accorder une protection particulière à vos contrées. Je compte aussi

en retour sur la sincérité des sentimens que vous m'exprimez au nom de

vos concitoyens.

_A celle du collège électoral du département du Haut-Rhin._

Je sais que le département du Haut-Rhin a beaucoup souffert des

calamités de la guerre, et il doit jouir maintenant des bienfaits de la

paix.

Les sentimens que vous me témoignez en son nom me sont d'autant plus

agréables qu'ils me sont exprimés par un général qui s'est distingué

tant de fois sur les champs de bataille[71]. Je me plais à lui rendre ce

témoignage.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome III. · 第 291 / 342 题