Au quartier-général de Broni, le 2l prairial an 8 (10 juin 1800).
_Au citoyen Petiet, conseiller-d'état._
Nous avons eu hier une affaire fort brillante. Sans exagération,
l'ennemi a eu quinze cents hommes tués, deux fois autant de blessés;
nous avons fait quatre mille prisonniers et pris cinq pièces de canon.
C'est le corps du lieutenant-général Ott, qui est venu de Gênes à
marches forcées; il voulait rouvrir la communication avec Plaisance.
Comme je n'ai pas le temps d'expédier un courrier à Paris, je vous prie
de donner ces nouvelles aux consuls par un courrier extraordinaire.
L'armée continue sa marche sur Tortone et Alexandrie.
La division de l'armée du Rhin est arrivée en entier; il y en a déjà une
partie au-delà du Pô.