BONAPARTE.

Au quartier-général de Broni, le 2l prairial an 8 (10 juin 1800).

_Au citoyen Petiet, conseiller-d'état._

Nous avons eu hier une affaire fort brillante. Sans exagération,

l'ennemi a eu quinze cents hommes tués, deux fois autant de blessés;

nous avons fait quatre mille prisonniers et pris cinq pièces de canon.

C'est le corps du lieutenant-général Ott, qui est venu de Gênes à

marches forcées; il voulait rouvrir la communication avec Plaisance.

Comme je n'ai pas le temps d'expédier un courrier à Paris, je vous prie

de donner ces nouvelles aux consuls par un courrier extraordinaire.

L'armée continue sa marche sur Tortone et Alexandrie.

La division de l'armée du Rhin est arrivée en entier; il y en a déjà une

partie au-delà du Pô.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome III. · 第 236 / 342 题