Au Caire, le 25 thermidor an 7 (12 août 1799).
_Au citoyen Poussielgue._
Vous voudrez bien, citoyen administrateur, faire signifier à la femme de
Hassan-Bey que, si, dans la journée de demain, elle n'a pas payé ce
qui reste dû de sa contribution, elle sera arrêtée et tous ses effets
confisqués.
Vous prendrez toutes les mesures pour accélérer le paiement de
Hadji-Husseim.
Les juifs n'ont encore payé que 20,000 fr.: il faut que dans la journée
de demain, ils en payent 30,000 autres.
Parmi les individus qui doivent, il y en a auxquels il ne fallait qu'une
simple lettre pour les faire payer, entre autres Rosetti, Caffe, Calvi,
et tous les individus de l'armée. Il y a la négligence la plus coupable
de la part de l'administrateur des finances.
Mon intention n'est pas d'accepter pour comptant du fermage des Cophtes,
les différens emprunts que je leur ai faits, que je leur solderai en
temps et lieu.
Vous ferez demander 10,000 fr. à titre d'emprunt aux six principaux
négocians damasquains, qui doivent être payés dans la journée de demain,
et vous leur ferez connaître que mon intention est de les solder en blé.
Faites-moi un rapport sur les affaires du tabac de Rosette; les
renseignemens que j'ai eus sont que cela a dû rapporter 14 ou 15,000 fr.
Faites-moi connaître ce qu'ont produit et ce que doivent les provinces
de Gisey et du Caire.
Faites-moi également connaître ce qu'ont rendu les douanes de Suez et de
Cosseir depuis que nous sommes en Egypte, et ce qui serait dû par ces
deux douanes.