BONAPARTE.

Au Caire, le 24 thermidor an 7 (11 août 1799).

Au même.

Vous m'avez fait connaître, citoyen général, à mon retour de Syrie, que

vous alliez faire passer 150,000 fr. au payeur général; vous m'apprenez

par une de vos dernières lettres, que l'ordre du jour qui ordonne

le paiement de thermidor et fructidor, vous empêchait d'exécuter ce

versement. Cet ordre ne devait pas regarder votre division, puisqu'elle

n'est arriérée que de ces deux mois, tandis que tout le reste de

l'armée, indépendamment de ces deux mois, l'est encore de sept autres

mois; et ce n'est avoir ni zèle pour la chose publique, ni considération

pour moi, que de ne voir, surtout dans une opération de la nature de

celle-ci, que le point où on se trouve. D'ailleurs, l'organisation de

la république veut que tout l'argent soit versé dans les caisses des

préposés du payeur général, pour n'en sortir que par son ordre. Le

payeur général n'aurait jamais donné un ordre qui favorisât un corps de

troupes plutôt qu'un autre.

Il est nécessaire que le payeur de votre division envoie, dans le plus

court délai, au payeur général l'état des recettes et dépenses; je vous

prie de m'en envoyer un pareil. Vous sentez combien il est essentiel

pour l'ordre, que l'on connaisse toute la comptabilité de l'armée. Je

sais que vous vous êtes empressé d'y mettre tout l'ordre que l'on peut

désirer.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome III. · 第 165 / 342 题