Au Caire, le 10 messidor an 7 (28 juin 1799).
_Au citoyen Fourier, commissaire, près le divan._
Je vous prie, citoyen, de me faire un rapport sur les membres qui
composent le grand et le petit divan du Caire, pour me faire, connaître
s'il y a des places vacantes dans l'un ou l'autre.
Je désire également que vous me fassiez connaître si, parmi les membres
du grand divan, il s'en trouverait qui ne mériteraient pas la place
qu'ils ont, soit par leur peu de considération, soit par une raison
quelconque; que vous me présentiez un certain nombre d'individus pour
remplir les places vacantes. Mon intention est de composer ce divan
de manière à former un corps intermédiaire entre le gouvernement et
l'immense population du Caire, de manière qu'en parlant à ce grand
divan, on soit sûr de parler à la masse de l'opinion.