Au Caire, le 4 messidor an 7 (22 juin 1799).
_Au citoyen Baille, capitaine des grenadiers de la soixante-neuvième
demi-brigade._
J'ai reçu, citoyen, les notes que vous m'avez remises, qui prouvent que
votre compagnie n'était pas avec les deux autres compagnies au moment où
je fus mécontent d'elles, ce qui m'a porté à leur défendre de porter des
palmes à leur entrée au Caire, et qu'elle venait au contraire d'être
envoyée par le général Rampon à l'attaque d'un poste où elle a montré
le courage, l'impétuosité et la bravoure qui doivent distinguer les
grenadiers.