Les Toumodek du Brakna, ou Toumodek noirs, se partagent en 4 fractions:
Ahel Ahmed Al-Hadi.
Ahel Baraka.
Ahel Baye.
Ahel Aboubak, groupant 51 tentes et 291 personnes. La fraction
haratine qui marche à leur suite comprend 71 tentes et 374
personnes, soit au total pour la tribu 122 tentes et 665
personnes.
Elle possède le cheptel suivant, qui est surtout la propriété des
fractions libres: 2 juments, 170 vaches, 25 génisses, 95 bœufs, 25
veaux (soit 316 bovins), 8 chameaux, 2.705 ovins et 53 ânes.
Les notables des fractions libres sont:
Mohammed Mahmoud ould Ahmed Al-Hadi.
Kalima ould Abd Er-Rahman.
Abd Allah ould Eli.
Lbane ould Ahmed Fal.
Mostafa ould Baba.
La djemaa de la fraction des haratines se compose de:
Abiaye ould Ahmed Al-Obeïd, chef.
Ifra ould Malek.
Mohammed ould Al-Haouri.
Mohammed Mokhtar.
Bilal ould Khammoui.
Les terrains de parcours de la tribu sont: en saison sèche, le Gorgol,
et de l'est de Gadel à Mouit; en fin de saison sèche et en hivernage,
le nord de Chogar Gadel, et dans l'oued Derga; les haratines restent
dans le Khat du Chamama. Souvent quelques tentes en sortent pour
nomadiser avec les gens libres.
La marque des bestiaux est le «fala», exact [fala ﺎﻠﻓ], ou renversé
[fala ﺎﻠﻓ renversé], qu'on appose sur la cuisse droite de tous les
animaux.
L'ensemble de la tribu est qadri et se rattache à l'obédience des
grands marabouts Ahel Al-Qadi des Dieïdiba. Il y a pourtant quelques
Tidjanïa, disciples des Ida Ou Ali par Cheikh Ahmed Al-Beddi.
L'enseignement est très répandu. La tente des Ahel Al-Hadi s'y
distingue particulièrement. Elle a toujours joui dans le pays d'une
grande réputation juridique et elle fournit à peu près constamment
les cadis de la tribu. Autrefois rien ne se jugeait dans l'Est de
l'Aftouth, sans la présence de Mohammed Aïnina ould Ahmed ould Al-Hadi.
C'est à Raï, près de Mal, que se trouvent les tombeaux d'Al-Hadi, de
son fils, Ahmed, grand saint qui récitait le Coran tous les soirs,
entre le crépuscule et la nuit tombée, et qui accomplit beaucoup
d'autres miracles, et enfin de son fils Mohammed Aïnina précité. C'est
le principal centre des pèlerinages de la tribu. Les gens aiment à y
faire enterrer leurs défunts, en cette pieuse campagne.