Il n'y a pas à revenir ici sur l'histoire des Oulad Siyed. Tout ce qui
les concerne a été dit, soit au livre premier «Histoire générale», soit
au chapitre précédent, relatif à leurs cousins les Oulad Normach. Il ne
reste qu'à rattacher les personnages actuels aux gens et aux événements
du passé.
L'émir Ahmeddou II ould Sidi Eli est resté l'irréductible ennemi du
début. En dissidence depuis 1903, il a reculé d'année en année devant
les progrès de notre occupation: le Tagant, l'Adrar, la zaouïa de
Smara, et finalement, depuis 1909, le Sud marocain l'ont tour à tour
hébergé. Il a toutefois esquissé une tentative de rapprochement en
1914. Il s'en fut trouver le caïd Aïad al-Djerari à Agadir et écrivit,
par l'intermédiaire des Gouvernements marocains et aofien, à ses
anciens fidèles pour leur demander des subsides. Sa lettre ne trouve
aucun écho dans le Brakna. Bien plus le chef de son ancienne tribu
maraboutique, les Dieïdiba, lui fit cette réponse typique. Le texte
français est de l'auteur lui-même.
De la part de Mustapha ould Oudâa et de la Djemâah des Djedjé ba à
M. Hamedou ould Sidi Eli.