Quoique M. Maelzel, en découvrant l'intérieur de la machine, dévie
quelquefois légèrement de la routine que nous avons tracée, toutefois,
il ne s'en départ jamais assez, en aucun cas, pour créer un obstacle à
notre solution. Par exemple, on l'a vu, dans un temps, ouvrir le tiroir
avant tout le reste; mais il n'ouvre jamais le principal compartiment
sans fermer préalablement la porte de derrière de l'armoire n°1; il
n'ouvre jamais le principal compartiment sans d'abord tirer le tiroir;
il ne ferme jamais le tiroir sans avoir d'abord fermé le principal
compartiment; il n'ouvre jamais la porte de derrière de l'armoire
n°1 pendant que le principal compartiment est ouvert, et la partie
d'échecs ne commence jamais avant que toute la machine soit close. Or,
si on observe que _jamais, pas même en un seul cas_, M. Maelzel ne
s'est départi de cette routine, dont nous avons tracé la marche comme
nécessaire à notre solution, c'est déjà là un des plus forts arguments
qui la puissent confirmer; mais l'argument se trouve infiniment
renforcé si nous tenons justement compte de cette circonstance, qu'il
s'en est _quelquefois_ départi, mais jamais _assez_ pour infirmer la
solution.