Banduri, Imp. Orient. t. 2. p. 595.]

Théodose étant arrivé à Constantinople le 10 de novembre, s'appliqua

plus que jamais à rendre ses sujets heureux. Accessible aux plus

petits, affable, libéral, il prévenait même les demandes. Il

travaillait à éteindre les hérésies, mais avec un esprit de modération,

ménageant la personne des hérétiques, en même temps qu'il proscrivait

leurs erreurs. Aussi religieux que ferme et prudent, il honorait sans

faiblesse les ministres sacrés; il distinguait leurs passions de leur

caractère, il les écoutait sans se laisser conduire aveuglément. Il

fit bâtir des églises, il en embellit d'autres; et partout brillait

sa magnificence. Ce fut alors qu'il décora la principale porte de

Constantinople, qui fut pour cette raison appelée depuis ce temps la

porte dorée. Il en fit un arc de triomphe et un monument de sa victoire

sur Maxime. Cette porte, située au midi, donnait entrée dans la grande

rue qui traversait toute la ville jusqu'au Bosphore. Ce fut par là que

les empereurs firent dans la suite leur entrée solennelle. On plaça

au-dessus la statue de Théodose, une victoire et une croix. La porte

fut ornée de colonnes et revêtue de marbre: c'était des bas-reliefs

antiques, où les travaux d'Hercule et d'autres sujets de la fable

étaient traités avec beaucoup d'art. Pierre Gilles, savant voyageur du

seizième siècle, en admirait encore les précieux restes, qui s'étaient

conservés malgré la barbarie des Turcs, destructeurs des anciens

monuments.

[Note latérale: L.

Église de S. Jean-Baptiste.

Soz. l. 7, c. 21 et 24.

Prosp. chr.

Chron. Alex. p. 305.

Ducange, Constant. l. 4, p. 100.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 375 / 388 题