Liban. or. 12, t. 2, p. 391 et 392.]

L'année suivante est mémorable par un de ces événements, dont

l'histoire a pris soin de conserver tous les détails pour l'instruction

des princes et des peuples. C'est la sédition d'Antioche. On connaît

les causes qui la firent naître, la manière dont elle s'alluma, les

excès auxquels elle se porta, les effets qu'elle produisit, la conduite

des magistrats dans la punition, et celle de Théodose dans le pardon

des coupables. Valentinien était consul pour la quatrième fois avec

l'historien Eutrope, lorsqu'une première étincelle de sédition éclata

dans Alexandrie. Le peuple assemblé au théâtre se souleva contre les

magistrats: on les accabla d'injures, sans épargner la personne même

des empereurs; on porta l'audace jusqu'à demander Maxime pour maître:

on l'appelait à grand cris; on souhaitait qu'il voulût accepter la

souveraineté de l'Égypte. Cette émeute excitée en un moment, passa

aussi rapidement qu'un orage. Rien n'était plus ordinaire au peuple

d'Alexandrie: rarement cette multitude légère et turbulente se voyait

réunie dans le théâtre sans insulter les magistrats. La chose était

tellement passée en coutume, que le gouvernement n'y faisait nulle

attention.

[Note latérale: XVII.

Nouvel impôt.

Liban. or. 21, t. 2, p. 526.

Idat. fast.

Marcel. Chr.

Pagi ad Baron.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 263 / 388 题