Cod. Th. l. 12, tit. 1, leg. 112.]

Les ordonnances de Théodose s'accordaient mieux avec la pureté de sa

foi. Il n'avait pas porté les derniers coups à l'idolâtrie; et dans

chaque province subsistait encore un pontife supérieur, qui était

chargé de la police de toute la religion païenne. Ce titre, regardé

comme très-honorable, était conféré aux personnes les plus distinguées

de l'ordre municipal: on le donnait quelquefois à des chrétiens

malgré eux; d'autres, moins scrupuleux que Gratien, allaient jusqu'à

le rechercher. L'ambition, qui sait plier la conscience au gré de

ses désirs, leur persuadait que cette dignité n'exigeant aucun acte

particulier d'idolâtrie, n'était pas incompatible avec leur religion.

Théodose, mieux instruit des obligations du christianisme, ne voulut

pas à la vérité abolir cette fonction; l'ordre public la rendait

nécessaire tant que le paganisme subsisterait, mais il défendit aux

païens d'y contraindre les chrétiens, et à ceux-ci de l'accepter[628].

[Note 628: Ce fut en vertu d'une loi rendue à Constantinople, le 16

juin de l'an 386.--S.-M.]

[Note latérale: IX.

Guerre des Gruthonges.

Claud. in 4º Cons. Honor. v. 254 et seq.

Symm. l. 3, ep. 74 et seq.

Zos. l. 4, c. 38, 39 et 40.

Idat. fast. et Chron.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 253 / 388 题