Till. Priscill. art. 9, et vie de S. Martin, art. 9.]

Une sainteté reconnue ne suffisait pas pour lui imposer silence.

Saint Martin qui était pour lors à Trèves, ne cessait de l'exhorter

à renoncer au personnage d'accusateur, si contraire à la douceur

épiscopale. Ithacius lui reprocha d'être lui-même un Priscillianiste

déguisé. Le saint prélat ne pouvant rien sur cet esprit opiniâtre,

prit le parti de s'adresser à Maxime; il le supplia de ne pas verser

le sang de ces malheureux: _Qu'ils étaient assez punis par la sentence

épiscopale qui les jugeait hérétiques, et les chassait de leurs

églises; qu'il était inouï qu'un juge séculier prononçât dans une cause

de foi._ L'autorité d'un évêque si respectable arrêta Maxime tant que

saint Martin fut à Trèves; et lorsque le prélat sortit de la ville, il

se fit promettre par le tyran qu'on épargnerait le sang des accusés.

[Note latérale: AN 385.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 229 / 388 题