Cod. Just. l. 9, tit. 7, leg. unic.]

Théodose ne se reposait pas tellement sur le zèle et la vigilance

d'Arsène, qu'il ne prît lui-même toutes les occasions d'inspirer à son

fils les vertus nécessaires aux princes. Il l'accoutumait de bonne

heure aux actions de bonté et de clémence. On conduisait un jour à la

mort des criminels qui avaient outragé par leurs discours la majesté

impériale. Flaccilla, toujours prompte à secourir les malheureux, en

donna avis à son mari. Il se plaignit qu'on ne l'eût pas averti avant

la condamnation, pour leur épargner même la vue du supplice, et leur

envoya sur-le-champ leur grâce, après l'avoir fait signer par Arcadius.

Théodose dont le caractère avait beaucoup de rapport à celui de Titus,

lui ressemblait surtout par le mépris qu'il faisait des injures.

Rassuré par sa propre conscience, il n'en croyait pas mériter de

véritables, et il avait l'âme trop élevée pour s'abaisser à écouter

celles qui n'avaient aucun fondement. Il déclara quelques années après

à tout l'empire ce sentiment généreux, par une loi dans laquelle il

défend aux juges de punir les paroles qui n'attaquent que sa personne:

_Car_, dit-il, _si elles procèdent de légèreté, elles sont méprisables;

si elles viennent de folie, elles ne méritent que notre pitié; si elles

sont produites par le dessein de nous faire outrage, nous devons les

pardonner_. En conséquence, il lie les mains aux magistrats sur cet

article, et leur ordonne de lui renvoyer la connaissance de ce crime,

afin qu'il puisse juger par la qualité des personnes, si le délit

mérite d'être éclairci ou d'être oublié.

[Note latérale: XI.

Barbares vaincus en Orient.

Pacat. paneg. § 22.

Procop. bel. Pers. l. 1, c. 3.

Till. Théod. art. 14.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 200 / 388 题