Hermant, vie de S. Ambr. l. 1, c. 20.]

Valentinien fit vers ce temps-là plusieurs lois utiles. Pour soutenir

les arts qui s'affaiblissaient en même proportion que la gloire de

l'empire, il accorda aux peintres de grands priviléges. Il décida qu'en

matière de rapt, après cinq ans écoulés, on ne serait plus reçu à

poursuivre le crime, ni à contester la légitimité du mariage, ou celle

des enfants qui en seraient sortis. Il avait déjà ordonné que les

juges ne prononceraient leurs sentences qu'après les avoir écrites; il

ajouta que les sentences qui seraient prononcées de mémoire, sans avoir

été mises par écrit, n'auraient aucune autorité et seraient censées

nulles, sans qu'il fût besoin d'en suspendre l'effet par un appel.

Il condamna au bannissement tous ceux qui, au mépris de la religion,

formeraient des assemblées illicites: il déclara que ceux qui auraient

été condamnés par le jugement des évêques catholiques, ne pourraient

s'adresser à l'empereur pour la révision de leur procès. Florent,

évêque de Pouzzoles, avait donné occasion à ce rescrit: ayant été

déposé à Rome par le pape et les évêques, il eut recours à l'empereur;

mais il n'en obtint d'autre réponse, sinon qu'après une condamnation

si canonique, il n'était plus permis à Florent de poursuivre sa

justification devant aucun tribunal.

[Note latérale: XXVIII.

S. Ambroise, évêque de Milan.

Paulin. vit. Ambros. § 5 et 6.

Basil. ep. 197 t. 3, p. 287.

Hier. chron. Socr. l. 4, c. 30.

Theod. l. 4, c. 6 et 7.

Soz. l. 4, c. 24, Pagi, in Bar. an. 369.

Herm. vie de S. Ambr. l. 1, c. 2, 3 et l. 2, c. 1.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 49 / 388 题