Je ne crains pas de le dire hautement, malgré l'opposition naturelle
qu'il peut y avoir entre les pensées diplomatiques de la République et
les pensées diplomatiques de l'Empire; contre des intérêts si français,
si élevés, si européens, il n'y a pas d'opposition patriotique qui
prévale. La pensée de la position à prendre par nous au Mexique est une
pensée grandiose, une pensée incomprise (je dirai tout à l'heure
pourquoi), une pensée juste comme la nécessité, vaste comme l'Océan,
neuve comme l'à-propos, une pensée d'homme d'État, féconde comme
l'avenir, une pensée de salut pour l'Amérique et pour le monde.