XVI.

Nous causâmes ainsi en descendant le mont Colombier, jusqu'à l'heure où

la première ombre de la nuit se rembrunissait sur les chaumières de

Virieu-le-Grand. Un souper nous attendait chez M. Jenin, servi par ses

fils et ses filles. Mais la lassitude et le sommeil fermaient nos

paupières et étouffaient nos entretiens. Une paille fraîche nous reçut

dans la grange, et nous saluâmes d'un cordial adieu, au lever du jour,

l'hospitalière demeure où nous avions été si bien accueillis.

Nous reprîmes, après un frugal repas, la route de Belley, ne cessant de

parler à nos compagnons de cette découverte d'une littérature nouvelle

et selon nous supérieure à tout ce que nous avions lu jusque-là,

contenue dans quelques pages de l'oncle de notre ami, et nous nous

promîmes d'en rechercher partout d'autres pages.

L'occasion s'en fit attendre longtemps.

Cours familier de Littérature - Volume 20 · 第 97 / 182 题