indigènes, les Libyens notamment, s’enveloppent pour se protéger du
froid. Les dimensions de celui que j’ai eu entre les mains étaient
4 m. 60 × 1 m. 30.
DOUM. — Palmier hyphène.
EFFENDI. — Appellation correspondant sensiblement au mot « Monsieur ».
ERG. — Dune, sable, région de dunes.
FERIG. — Campement de pasteurs nomades.
FEZZANAIS. — Indigène du Fezzan. Le Fezzan s’étend autour
de Mourzouk. Il y a des Fezzanais installés en diverses régions
toutefois, notamment au Ouadaï, au Kanem, au Borkou, au Batha.
FILALI. — Peau de mouton tannée.
FOUROU. — Mouches noires presque imperceptibles dont la piqûre
laisse des traces douloureuses.
GANDOURA. — Robe ample à larges manches, portée dans de nombreuses
régions de l’Afrique.
GARA. — Rocher isolé, tabulaire ou conique, témoin d’érosion,
très fréquent au désert. C’est le pluriel du mot gour, mais on
l’emploie également pour le singulier.
GESAB. — Paille de mil.
GOUMIER. — Sorte de gendarme indigène dépendant directement de
l’administration française.
GOUR _voir_ GARA
GRIGRI. — Talisman, amulette, objet ou ingrédient auquel la
superstition prête une vertu surnaturelle.
GUERBA. — Outre de peau de bouc, dont la contenance peut varier de
15 à 30 litres environ, employée pour le transport de l’eau au
désert. L’intérieur est enduit de goudron ou de beurre, suivant
les régions.
HAD. — Plante (salsolacée) utilisée au désert pour
l’alimentation et l’hygiène des chameaux.
HADJ. — Pèlerin.
HADJER. — Pierre, rocher, montagne.
HALACK. — Robe à larges manches.
HAMADA. — Plateau rocheux sensiblement horizontal où la roche est
souvent divisée en larges dalles luisantes.
HAMRAYA. — Antilope d’assez grande taille, de robe alezane.
HAOUIA. — Bât de chameau.
HIDJILIDJ. — Arbre communément appelé savonnier.
KAIMAKAN. — Gouverneur.
KATANBOUROU. — Antilope de grande taille, de couleur grise.
KESRA. — Pain sans levain.
KIRDI. — Païen, animiste.
KOUNTAR. — Mesure de poids qui peut varier entre 45 et 50
kilogrammes.
KREB. — Graine comestible sauvage qui, cuite, rappelle la semoule.
LAHORÉ. — Sources qu’on rencontre dans certaines parties du
Cameroun et dont l’eau contient des sels minéraux salutaires
au bétail.
LAMIDO. — Nom qu’au Cameroun on donne aux sultans Foulbés.
LATÉRITE. — Produit de la décomposition des roches de surface,
affectant une teinte rougeâtre, due à la présence de fer.
MARIGOT. — Marécage.
MARKOUB. — Chaussure semblable à une pantoufle de cuir.
MAYO. — Rivière temporaire (Cameroun).
MEDJIDIEH. — Monnaie turque d’argent, équivalant, en Libye,
à notre pièce de 5 francs.
MERISSÉ. — Boisson fermentée à base de mil, dont les indigènes
de l’Afrique Centrale s’enivrent.
NATRON. — Sesquicarbonate de soude mélangé d’autres éléments
en faible quantité.
NECHA. — Herbe utilisée pour l’alimentation des chameaux.
NESI. — Gomme necha.
OUARGA. — Talisman constitué par une formule inscrite sur une
feuille de papier ou de parchemin.
OUED, OUADI. — Fleuve, le plus souvent à sec, des régions
désertiques.
OUTARDE. — Espèce d’échassier, robuste et de grande taille.
PALABRE. — Conférence, discussion, litige.
PÉNÉPLAINE. — Région jadis montagneuse que les érosions ont à
peu près aplanie.
PLATEAU. — Région élevée par l’altitude et peu élevée par
le relief.
Pointe de la fesse. — Terme employé en hippologie.
RAHLA. — Selle de chameau employée principalement par les Touareg.
RHAMADAN. — Lune du calendrier musulman correspondant au jeûne
annuel.
RAREB. — Région de sable, dunes.
REDJEM. — Borne commémorative ou indicatrice de chemin.
REG. — Plaine horizontale couverte de gravier ou de menus cailloux
dont la surface présente d’ordinaire une teinte brune.
REMEL. — Sable.
RETEM. — Plante dont l’aspect rappelle le genêt.
REZZOU. — Terme employé dans les régions désertiques pour
désigner une petite troupe constituée d’ordinaire en vue du
pillage à main armée.
SEBAT. — Plante utilisée pour l’alimentation des chameaux.
SEBKHAN. — Lac, zone d’épandage, point terminus d’un réseau
fluvial.
SECCO. — Tresse de paille, de factures diverses, qui tient lieu de
mur dans beaucoup de cases et de villages africains.
SEROUAL. — Pantalon de cotonnade, flottant, rétréci aux chevilles.
SOUNDOUS. — Disques de bois que les femmes de certaines tribus Saras
portent enchassés dans leurs lèvres, percées à cet effet. Celui
de la lèvre inférieure est le plus grand. Le docteur Muraz en a
mesuré qui atteignaient 24 centimètres et demi de diamètre.
SOUQ. — Bazar, marché, rue garnie de boutiques.
TAGIYA. — Coiffure, se dit souvent d’une calotte de cotonnade
blanche qui se porte sous le tarbouch, le dépassant légèrement
sur le front et autour de la tête.
TALEB. — Espèce de renard.
TALHA. — Espèce d’acacia.
TARBOUCH. — Calotte de feutre rouge munie d’un long gland bleu.
TARFA. — Tamarix (Bir Tarfaoui, le puits aux tamarix).
TEBEN. — Paille de blé.
TELLIS. — Sac de poil de chèvre et de chameau où l’on met
certains des objets destinés à être transportés par caravane.
TETEL. — Antilope bubale.
TIPPOY. — Sorte de chaise à porteurs.
TORNADE. — Orage violent — vent, tonnerre, pluie, brusque
abaissement de température — dont la répétition à peu près
quotidienne caractérise la saison des pluies dans une partie de
l’Afrique équatoriale et tropicale.
WAKIL. — Représentant, agent, lieutenant gouverneur.
ZAOUIA. — Etablissement religieux, collège.
ZERIBA. — Haie.
ZÉBU. — Bœuf à bosse.
TABLE DES MATIÈRES
* * * * *
NOTE DE L’ÉDITEUR III
INTRODUCTION V
PREMIÈRE PARTIE. — A TRAVERS LE CAMEROUN
CHAPITRE I. — De Bordeaux à Douala 9
— II. — De Douala à Yaoundé 20
— III. — De Yaoundé à Yoko 39
— IV. — De Yoko à Tibati et Ngaoundéré 54
— V. — De Ngaoundéré à Garoua par Rei Bouba 73
— VI. — De Garoua à Kousseri et Fort-Lamy 95
DEUXIÈME PARTIE. — CHASSES AU TCHAD
CHAPITRE I. — Fort-Lamy. — En remontant le Chari. 117
— II. — Fort-Archambault. — Le bahr Aouk et Kiya-bé 144
— III. — Le bahr Hadid et le bahr Keita 176
— IV. — Singako 201
— V. — De Singako à Abéché par Am Timane 225
TROISIÈME PARTIE. — LA TRAVERSÉE DU DÉSERT DE LIBYE
CHAPITRE I. — Vers la Libye. — D’Abéché à Faya 247
— II. — Préparatifs à Faya 266
— III. — Journal de route. — D’Ounyanga à Alexandrie 277
APPENDICE 381
MOTS ÉTRANGERS ET FRANÇAIS 401
* * * * *
E. GREVIN - IMPRIMERIE DE LAGNY — 9-24.
NOTES :
[Note 1 : La latérite est une substance d’un brun plus ou moins
rouge, produite par la décomposition des roches. Quoique dure, elle
se fractionne aisément, et est précieuse pour l’empierrement
des routes.]
[Note 2 : Pour ce mot et pour tous ceux qui nécessitent une
explication, voir vocabulaire, p. 401.]
[Note 3 : J’ai traité cette question à l’occasion d’une
précédente mission, dans « La Géographie », no de juillet-août
1922.]
[Note 4 : En 1921, M. Carde, aujourd’hui gouverneur général de
l’Afrique Occidentale Française, y exerçait alors, comme lors de
mon passage, les fonctions de Commissaire de la République.]
[Note 5 : « La Géographie », juillet-août 1922.]
[Note 6 : « La Géographie », juillet-août 1922.]
[Note 7 : M. Georges Bruel, notamment, a écrit sur l’Afrique
Equatoriale Française un important ouvrage, dans lequel j’ai puisé
de nombreux et utiles renseignements.]
[Note 8 : Il s’agissait d’Ahmed Hassanein bey, l’ancien compagnon
de mission de Mrs. Rosita Forbes, qui s’était de nouveau rendu à
Koufra, d’où il devait regagner le Soudan Anglo-Égyptien par la
route d’Aouianet, sans rapports avec la mienne.]
[Note 9 : Porte-bougie à ressort intérieur, muni d’un verre
protecteur, dont l’usage est général aux colonies.]
[Note 10 : Voir appendice : Sur le lac Tchad.]
[Note 11 : Lorsque l’empreinte de l’hippopotame est bien nette,
elle montre quatre saillies onglées ; mais c’est peu fréquent.]
[Note 12 : Les récits de chasse qui vont suivre sont la
reproduction fidèle, à peine abrégée par endroits, de mes notes
quotidiennes. Certaines relations de ce genre les dépasseront par
le nombre et l’intensité des péripéties émouvantes. Je n’ai
pas cherché à passionner, mais à renseigner avec vérité.]
[Note 13 : Le défaut de l’épaule est le point qu’entre tous je
vise, quand j’ai le choix.]
[Note 14 : Ce point est celui qu’entre tous je vise, quand j’ai
le choix.]
[Note 15 : J’ai d’abord été tenté de croire qu’une certaine
nervosité dans la manœuvre de l’arme, nervosité explicable
parfois, était la cause de ces bloquages ; mais ils se sont
répétés, dans la suite, au cours d’un tir à la cible. Ils
provenaient, semble-t-il, de mes chargeurs, qu’un long usage avait
fini par déformer.]
[Note 16 : Traduction du Docteur Perron et de M. Jomard, 1851.]
[Note 17 : Décembre 1923.]
[Note 18 : Ces détails sont empruntés, ainsi qu’une partie de ceux
qui précèdent, à un savant rapport de M. l’officier-interprète
Djian sur les Senoussia.]
[Note 19 : Le Kanem est situé sur la rive orientale du lac Tchad. Ces
peignes sont à 3 ou 5 dents, plates.]
[Note 20 : Il existe pourtant, près de Bilma, un véritable ossuaire,
dernier vestige du massacre, déjà ancien, d’une caravane ; mais
je n’ai pas visité cette région, bien connue d’ailleurs.]
[Note 21 : C’est la carte (Meunier) qui avait raison.]
[Note 22 : Djalo est le terme que j’ai entendu employer par les
indigènes pour désigner le lieu qui, sur les cartes, est nommé El
Areg ; mais devant la concordance des documents de Mrs Rosita Forbes,
qui s’y est arrêtée plus longtemps que moi, et de Rohlfs, j’ai
adopté, sur le tracé de mon itinéraire, le nom d’El Areg pour ce
point et appliqué, comme ces voyageurs, celui de Djalo à la région
qui l’entoure.]
[Note 23 : On me dira, à Sioua, que ces garas se nomment Tehoud.]
[Note 24 : Coquillages et salines sont nombreux au désert. C’est
toutefois à tort qu’on en a conclu que le Sahara serait le
fond d’une mer desséchée. Mais vers le début de l’époque
quaternaire, il a bénéficié d’un climat humide et s’est trouvé
généreusement partagé sous le rapport de l’eau (v. E.-F. GAUTIER,
_Le Sahara_.)]
[Note 25 : 1921.]
[Note 26 : Le lecteur voudra bien ne pas perdre de vue que cette
description ne vise qu’une partie déterminée de la rive Est. Au
Nord, au Sud et à l’Ouest, les rives du lac présentent un
caractère bien différent, — le plus souvent marécageux.]
[Note 27 : J’ai emprunté les éléments de plusieurs de
ces définitions aux ouvrages du Lieutenant-Colonel Moll,
de M. l’Administrateur des Colonies Henri Carbou, de
M. l’Administrateur en chef des Colonies Georges Bruel. — B. L.]
Note du transcripteur :
Page 100, " la monotomie du paysage " a été remplacé par
" monotonie "
Page 100, " acompagné de son fils " a été remplacé par
" accompagné "
Page 101, " tout diffédent des précédents " a été remplacé par
" différent "
Page 113, " Les indigènes le nomme ougnar " a été remplacé par
" nomment "
Page 158, " tout de de suite, un abouhourf " a été remplacé par
" tout de suite "
Page 202, " nous avon la piste " a été remplacé par " avons "
Page 243, " Oudaïens proprement dits " a été remplacé par
" Ouadaïens "
Page 277, " CHAPITRE IV " a été remplacé par " CHAPITRE III "
Page 279, " sur ses inférorités " a été remplacé par
" infériorités "
Page 320, " le défaut de rendemeent " a été remplacé par
" rendement "
Page 345, " des pilards dans la région " a été remplacé par
" pillards "
Page 382, " traversons sucessivement deux " a été remplacé par
" successivement "
Page 407, " bahr Aouk et et Kiya-bé " a été remplacé par
" bahr Aouk et Kiya-bé "
De plus, quelques changements mineurs de ponctuation et
d’orthographe ont été apportés.