Un peintre célèbre travaillait, sur un échafaudage élevé, à l'une
des fresques qui ornent la coupole de Saint-Paul de Londres.
La pensée entièrement absorbée par son travail, il oublie sa
position, le petit espace où il est resserré, et il recule de
quelques pas pour mieux juger de l'effet de son oeuvre. Déjà il
a atteint l'extrémité de l'échafaudage; encore un pas en arrière
et c'en est fait! il va se briser sur les dalles de la nef, à deux
cents pieds au-dessous! Un maçon était là qui vit l'imminence du
danger; mais que faire? Appeler l'artiste, l'avertir? Le peintre,
absorbé par sa contemplation, ne l'eût pas entendu! Se précipiter
vers lui pour le retenir? C'eût[1] été reveiller un somnambule!
Par une heureuse inspiration, plus prompt que l'éclair il saisit
un pinceau et en barbouille la plus belle figure du chef-d'oeuvre.
L'artiste, furieux, s'élance sur lui: "Frappez, vous êtes sauvé!"
dit l'ouvrier si heureusement inspiré. Deux mots d'explication
changèrent la colère du peintre en une profonde reconnaissance.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Où le peintre travaillait-il?--À quoi pensait-il?--Pourquoi s'est-il
reculé?--Qu'est-ce qui serait arrivé s'il avait fait un pas de
plus?--Qui s'est aperçu du danger?--Pouvait-il appeler le
peintre?--Le peintre l'aurait-il entendu?--Quelle inspiration
le maçon a-t-il eue?--Qu'est-ce que le peintre a cru?--A-t-il
été facile de lui expliquer la situation?--A-t-il remercié le
maçon?
Quels sont, dans cette histoire, les mots les plus usuels? Les
plus difficiles?