Un volume in-folio mediocri, vélin, à deux colonnes, miniatures; XIVe
siècle; relié en veau fauve.
Bonne leçon de la première partie des chroniques, s'arrêtant à la mort
de Philippe-Auguste.
Début: «Cil qui ceste euvre commence. A tous ceulx qui ceste histoire
liront salut en Nostre-Seigneur Jhesu-Crist. Pour ce que pluseurs gens
doubtoient de la genealogie des roys de France de quel original et de
quelle lignie ils sont descendus emprist il ceste euvre a faire pour le
commandement de tel homme que il ne pot ne ne dot reffuser. Mais pour ce
que sa lettreure et la simplece de son engin ne souffist pas a traittier
d'euvre de si haulte histoire, etc.»
Fin: «Mort fu en lan de lincarnacion nostre Seigneur M. CC. XXIII de son
aage LVIII, et de son regne XLIII.»
Nºs 9615 ^2, 9615 ^3, 9615 ^4.
Trois volumes in-4º, papier, à lignes longues; fin du XVe siècle; reliés
en veau fauve, et provenant de l'ancienne bibliothèque du président du
Mesmes.
Exemplaire complet et d'une transcription fort incorrecte. Le premier
volume s'arrête avec Louis-le-Débonnaire; le second à Philippe-le-Bel,
et le dernier avec le texte que nous avons suivi. Le chapitre des amours
du comte Thibaud porte au lieu de _Gaces Brulé_ le nom ridicule de
_Jobelibride_.
Début: «Le proesme de lauteur qui translate les Croniques de France de
latin en françois.
»Celui qui ceste oeuvre commence a tous ceulx qui ceste histoire liront
salut a nostre Seigneur. Pour ce que pluseurs grans se doubtoient de la
genealogie des roys de France, de quel originel et de quelle lignie ilz
sont descendus, emprist ceste oeuvre a faire par le commandement de tel
homme que il ne pot ne ne dot refuser; mais pource que sa lecture et sa
simplesce de son engin ne souffist mie a traictier de oeuvre de si
haulte histoire.»
Fin: «Et y mourut grant foison de leurs gens et de leurs chevaulx, et
sen alerent aucuns et emmenerent grant foison de prinsonniers.»