Une autre lettre du prince de Galles confermant semblablement le
traictié dessusdit.
»Edouard, fils ainsné à noble roy de France et d'Angleterre, prince de
Galles, duc de Cournouaille et conte de Cestre, à tous ceulx qui ces
présentes lettres verront, salut. Savoir faisons que nous avons veu par
escript le traictié de bonne paix et accort final traictié et fait pour
nostre très redoubté seigneur et père le roy et nous, et pour les
subgiés, amis, aliés, aidans et adhérens de nostre dit seigneur et les
nostres, par les traicteurs à ce députés de par nostre dit seigneur et
de par nous; et ayant à ce faire plain povoir d'une part; et nostre
cousin le régent le royaume de France, pour luy et pour son père et pour
leur subgiés, aliés, amis, aidans et adhérens, par leur traicteurs,
procureurs et messagiés, ayant à ce faire souffisant povoir d'autre
part; lequel traictié et accort nous avons ferme et agréable; et avons
juré sur sains évangiles touchiés de nostre main, devant le saint corps
de Nostre-Seigneur Jhésus-Crist sacré, l'autre main destre envers luy,
ledit accort tenir et garder à nostre povoir, sans mal engin à
tousjours. En tesmoin de laquelle chose nous avons fait mettre nostre
privé séel à ces présentes lettres. Donné à Louviers, en Normendie, le
seiziesme jour de may de l'an de grace mil trois cent soixante.