natur. Paris_, XII, no 3, p. 174, fig. 6.
Coquille beaucoup moins allongée, ne mesurant que 99 millimètres de
longueur pour une largeur de 41 millimètres et une épaisseur maximum de
26 millimètres. Test vert émeraude ; nacre très irisée, rose saumon.
[Illustration : FIG. 94. — _Mutela angustata_ Sowerby, var. _curta_
Germain. 2/3 de la grandeur naturelle.]
Le Bas Chari.
Variété =_ponderosa_= Germain.
1905. _Mutela angustata_ var. _ponderosa_ Germain, _Bullet. Muséum hist.
natur. Paris_, XI, p. 489 [_sine descript._], et 1906, XII, no 1, p. 56,
fig. 1, et p. 59.
Valves extrêmement épaisses et pesantes ; test très fortement encroûté
de calcaire : stries grosses et onduleuses ; nacre d’un rose saumon très
vif, bien irisée.
Longueur : 118-149 millimètres ; largeur maximum : 41-64 millimètres ;
épaisseur maximum : 28-42 millimètres.
[Illustration : FIG. 95. — _Mutela angustata_ Sowerby, var. _ponderosa_
Germain. Demi-grandeur naturelle.]
Le lac Tchad [MM. les lieutenants HARDELET et MOLL].
=_Mutela Chevalieri_= Germain[494].
PLANCHE LITHOGR., fig. 1.
1904. _Mutela Chevalieri_ Germain, _Bullet. Muséum hist. natur. Paris_,
X, p. 469.
Coquille de très grande taille, de forme générale subtriangulaire-
allongée ; valves médiocrement bombées, épaisses et solides, très
fortement baillantes antérieurement, à peine baillantes
postérieurement ; bords supérieur et inférieur très divergents ; bord
supérieur d’abord à peu près rectiligne dans une direction fortement
ascendante, puis subconvexe ; bord inférieur à peine subsinueux ; région
antérieure assez développée en longueur, remarquablement étroite ; angle
antérodorsal très aigu ; région postérieure à peine deux fois aussi
longue que l’antérieure, _extrêmement développée en hauteur_, très
largement et obliquement tronquée ; crête dorsale obtuse, mais néanmoins
bien indiquée ; sommets assez obtus, légèrement proéminents, peu
comprimés, très excoriés, laissant voir une nacre saumonée bien irisée ;
ligament relativement court (longueur : 40 millimètres), très large,
remarquablement robuste, d’un marron noirâtre brillant ; charnière
filiforme avec quelques rares traces de denticulations extrêmement
faibles à la région postérieure ; impressions musculaires : antérieures
médiocres, postérieures profondes surtout supérieurement, palléale très
faible.
Longueur max. : 147 millimètres ; hauteur max. : 65 1/2 millimètres à 54
millimètres des sommets (non compris l’épaisseur du ligament qui atteint
6 millimètres) ; hauteur au niveau des sommets : 51 1/2 millimètres ;
longueur de la région antérieure : 51 millimètres ; de la région
postérieure : 98 1/2 millimètres ; épaisseur max. : 40 millimètres.
Test marron foncé, presque noir antérieurement, fort largement excorié ;
stries d’accroissement médiocres, irrégulières, lamelleuses à la région
postérieure. Nacre bien irisée, saumonée.
Cette espèce se rapproche, _par sa forme_, du _Mutela truncata_
Martens[495], mais s’en distingue :
Par sa région antérieure bien moins haute et terminée en pointe ; par sa
région postérieure beaucoup plus développée, s’élargissant
progressivement, de telle sorte que la hauteur maximum est voisine de
l’extrémité postérieure ; par son bord inférieur subsinueux dans sa
partie médiane et non régulièrement et largement convexe, etc., et
surtout par sa charnière dépourvue de dents comme chez tous les vrais
_Mutela_.
Le Haut Oubangui.
Genre MUTELINA Bourguignat[496].
_Mutelina rostrata_ Rang.
1835. _Iridina rostrata_ Rang. _Nouv. Ann. Muséum Paris_, p. 316.
1836. _Iridina cœlestis_ Lea, _Synopsis of Naïades_, p. 57.
1838. _Iridina cœlestis_ Lea, _Trans. Amer. Philos. soc._, VI, p. 82,
Pl. XXII, fig. 70.
1838. _Iridina cœlestis_ Lea, _Observ. genus Unio_, II, p. 82, Pl. XXII,
fig. 70.
1839. _Iridina cœlestis_ Troschel, _Archiv. für natur._, V, part. 2, p.
239.
1838. _Platiris (Spatha) cœlestis_ Lea, _Synopsis of Naïades_, p. 33.
1843. _Iridina cœlestis_ Hanley, _Biv. shells._, p. 225.
1844. _Iridina rostrata_ Potiez et Michaud, _Galerie Mollusques Douai_,
p. 147, Pl. LVI, fig. 1.
1847. _Iridina cœlestis_ Troschel, _Arch. für natur._, XIII, part. I, p.
273.
1852. _Platiris (Spatha) cœlestis_ Lea, _Synopsis of Naïades_, p. 55.
1866. _Spatha rostrata_ Martens, _Malakozool. Blätter._, XIII, p. 11.
1868. _Iridina cœlestis_ Sowerby _in_ Reeve, _Conchol. Icon._, XVI, Pl.
II, fig. 3.
1870. _Platiris (Spatha) cœlestis_ Lea, _Synopsis of Naïades_, p. 89.
1874. _Mutela rostrata_ Jickeli, _Land- und Süssw. Mollusk. Nord-Ost.
Afrik._ ; p. 269.
1876. _Mutela cœlestis_ Clessin _in_ : Martini et Chemnitz, _Syst.
Conch. Cabinet. ; Anod._ ; p. 193, Taf. XXV, fig. 1-2.
1883. _Mutela subdiaphana_ Bourguignat, _Mollusques fluviat. Nyanza-
Oukéréwé_, p. 5 (_sans descript._).
1886. _Mutelina legumen_ de Rochebrune, _Bullet. soc. malacol. France_,
II, p. 6.
1886. _Mutelina Tholloni_ de Rochebrune, _loc. cit._, II, p. 6.
1886. _Mutelina prasina_ de Rochebrune, _loc. cit._, II, p. 7.
1886. _Mutelina rostrata_ Jousseaume, _Bullet. soc. zool. France_, II,
p. 488 [tir. à part, p. 18].
1890. _Mutela cœlestis_ Paetel, _Conchy. Sam._, III, p. 187.
1890. _Mutela rostrata_ Paetel, _loc. cit._, III, p. 187.
1890. _Mutela rostrata_ Westerlund, _Fauna paleärt. region._ ; II, part.
7, p. 312.
1892. _Mutela subdiaphana_ Smith, _Ann. magaz. natur. history_, 6e
série, X, p. 128.
1898. _Mutela subdiaphana_ Martens, _Beschalte Weichth. Ost-Afrik._ ; p.
254.
1900. _Mutela rostrata_ Simpson, _Proceed. Unit. stat. nation.
Museum._ ; XXII, p. 905.
1906. _Mutelina rostrata_ Germain, _Bullet. Muséum hist. natur. Paris_ ;
XII, no 1, p. 59 ; et _Mém. soc. zoologique France_ ; XIX, p. 239.
Cette espèce présente un polymorphisme étendu portant à la fois sur la
forme générale, sur la taille et sur la coloration.
Le polymorphisme portant sur la forme générale est le plus considérable.
Le Dr de ROCHEBRUNE a décrit, sous le nom de _Mutelina prasina_, une
forme un peu allongée et comprimée qui, par tous ses autres caractères,
correspond absolument au type _rostrata_. Cette forme est représentée,
dans la collection du Muséum, par deux exemplaires complets provenant de
Gancini (Congo). L’un d’eux, par son bord inférieur convexe, passe déjà
au _Mutelina Tholloni_, autre forme, provenant de la même localité,
décrite également par le Dr DE ROCHEBRUNE. Ce _Mutelina Tholloni_, ainsi
d’ailleurs que le _M. legumen_ du même auteur, constituent une mutation
présentant à la fois un _mode_ _elongata_ et un mode _incurvata_ du _M.
rostrata_ Rang[497].
Quant aux _Mutelina paludicola_ de Rochebrune et _M. Mabillei_ de
Rochebrune[498], on peut les considérer comme constituant une espèce
distincte du _M. rostrata_. C’est une coquille comprimée, très
légèrement cunéiforme, à région antérieure très courte par suite de la
situation très antérieure des sommets, relativement élargie à la partie
postérieure par suite de la divergence des bords supérieur et
inférieur[499]. Cette divergence des bords supérieur et inférieur
atteint son maximum chez une très belle espèce nouvelle du fleuve Falémé
(Sénégal)[500]. D’ailleurs les collections du Muséum renferment une
forme intermédiaire, provenant du Niger dans l’Ouassoulou [Collect. du
Dr FRAS] et qui présente, par rapport au type rostrata, la même
différence qu’entre le _Mutela nilotica_ et le _Mutela angustata_[501].
Quant à la taille, elle varie dans d’assez fortes proportions ; j’ai
signalé une variété _minor_ recueillie, dans le lac Tchad, par M. le
lieutenant L. LACOIN. Il existe d’ailleurs des var. _major_[502] et
_minor_ chez toutes les _formes_ précédemment signalées.
Les échantillons typiques sont d’un beau bleu lorsqu’ils sont jeunes et
vert émeraude à l’état adulte. On rencontre, assez communément, des var.
_ex colore_ : _lutescens_, _rufescens_, etc... indifféremment chez
toutes les variétés.
Le tableau suivant résume, en le précisant, le polymorphisme du
_Mutelina rostrata_ :
MUTELINA PRASINA Roch. }
[_forma perelongata_] }
\________ }
\ }
{ MUTELINA THOLLONI Roch. }
_forma { [_mut. subincurvata_] }
elongata_ { | }
{ MUTELINA LEGUMEN Roch. }
{ [_mut. incurvata_] }
\ } = MUTELINA ROSTRATA Rang.
MUTELINA ROSTRATA Rang. }
[_forma normalis_] }
\ }
FORMA CURTA }
(non décrite) }
passant au _M. }
Mabillei_. }
\________________
\
{ MUTELINA PALUDICOLA Rochebr.
{ [_forma curta_]
{ |
{ MUTELINA MABILLEI Roch.
MUTELINA { [_forma typica_]
MABILLEI Roch. { \
{ MUTELINA MABILLEI de Rochebr.
{ Var. FRASI Germain.
{ [_forma elongata_]
|
|
MUTELINA FALEMEENSIS Germain.
Bords de la mare de Toya (Soudan français), 5 mars 1895 ; 4 valves.
Rivières à courant plus ou moins torrentiel sur terrains granitique et
archéen : affluents de la Kémo et de la Tomi, tributaires de
l’Oubangui ; septembre-octobre 1902 ; 3 exemplaires.
Mamoun (pays de Senoussi) ; mars 1903.
=_Mutelina Joubini_= Germain[503].
PLANCHE LITHOGR., fig. 2.
1904. _Mutelina Joubini_ Germain, _Bullet. Muséum hist. natur. Paris_,
X, no 7, p. 470.
Coquille de grande taille, étroite-allongée, siliquiforme, assez
comprimée ; valves minces, fragiles, bibaillantes, très baillantes
antérieurement, encore plus baillantes postérieurement ; bords supérieur
et inférieur légèrement divergents ; bord supérieur subrectiligne dans
une direction un tant soit peu ascendante ; bord inférieur longuement et
régulièrement subconvexe ; angle antéro-dorsal bien accentué ; région
antérieure très courte, arrondie, décurrente à la base ; région
postérieure remarquablement développée, plus de 5 fois 1/2 _aussi longue
que l’antérieure_, terminée par un rostre fort long, et très arrondi ;
sommets petits, médiocrement saillants, très érosés ; crête dorsale
d’abord saillante, puis devenant émoussée fortement à l’extrémité ;
ligament très long, robuste, médiocrement saillant, d’un brun brillant,
long de 53 millimètres ; charnière filiforme ; impressions musculaires :
antérieures assez profondes ; postérieures superficielles mais bien
visibles ; palléale très apparente.
Longueur maximum : 117 millimètres ; hauteur maximum : 39 millimètres à
55 1/2 millimètres des sommets ; hauteur sous les sommets : 31
millimètres ; longueur de la région antérieure : 17 1/2 millimètres ;
longueur de la région postérieure : 101 millimètres ; épaisseur
maximum : 18 millimètres.
Test marron peu foncé, jaunacé dans la partie médiane et vers le bord
inférieur, érosé au voisinage des sommets où il laisse voir une nacre
saumonée très irisée ; stries d’accroissement assez fines, peu
régulières, atténuées sur la partie médiane, devenant plus fortes et
légèrement lamelleuses vers la région postérieure ; intérieur orné d’une
nacre fortement irisée, saumonée sous les sommets, d’un bleu verdâtre
vers les bords.
Cette magnifique espèce ne peut se comparer qu’au _Mutelina plicata_
Sowerby[504]. On l’en distinguera :
Par sa région postérieure encore plus allongée, non tronquée à
l’extrémité, mais bien régulièrement ovalaire-arrondie ; par sa hauteur
maximum plus voisine des sommets qui sont notablement moins gros et
moins proéminents ; etc...
Le Haut-Oubangui.
_Mutelina complanata_ Jousseaume.
1886. _Mutelina complanata_ Jousseaume, _Bullet. soc. zoolog. France_,
XI, p. 489 (à part, p. 19), pl. XIII, fig. 1-1 _a_.
1890. _Mutelina complanata_ Dautzenberg, _Mémoires soc. zoolog. France_,
VI, p. 261.
1900. _Spatha complanata_ Simpson, _Proceed. unit. stat. nation.
Museum_, XXII, p. 900.
Cette espèce est certainement bien distincte ; comme JOUSSEAUME l’a fait
remarquer avec juste raison, elle a l’aspect extérieur du _Psammobia
vespertina_. Les valves sont très minces ; le test est jaunacé, plus ou
moins sombre, parfois verdâtre ; la nacre est très irisée, orangée sous
les sommets, bleuâtre ou violacée ailleurs. Les impressions musculaires
sont relativement fortes. Stries d’accroissement fines et assez
régulières ; sommets médiocrement proéminents ; bord supérieur à peu
près rectiligne ; bord inférieur légèrement convexe, presque parallèle
au bord supérieur ; bord antérieur bien arrondi ; bord postérieur 2 fois
1/2 plus long.
_a_) Longueur totale : 32 mill. ; largeur max. : 12 mill. ;
épaisseur max. : 8 1/2 mill.
_b_) — 32 — — 10 1/4 —
— 8 —
_c_) — 29 — — 10 3/4 —
— 8 —
Le _Mutelina complanata_ est relativement polymorphe et l’on peut
distinguer une mutation _elongata_ bien nette correspondant aux
échantillons _b_. Il existe également une mutation _abbreviata_ moins
nette.
Le Chari, à Fort-Archambault, mai 1903 [Dr DECORSE] ; 1 exemplaire.
Le Bangoran, affluent du Chari, février 1903 ; 1 valve.
Rivières à courant rapide du Mamoun (pays de Senoussi), mars 1903 ; 10
échantillons.
Variété =_curta_= Germain, nov. var.
1907. _Mutelina complanata_ var. _curta_ Germain, _Bulletin Muséum hist.
natur. Paris_ ; no 1, p. 68.
Je rattache à l’espèce du Dr JOUSSEAUME une petite forme qu’il faudra
peut-être élever au rang spécifique, sous le nom de _Mutelina curta_,
quand on en connaîtra un nombre suffisant d’échantillons. L’unique
spécimen que je connais actuellement a été recueilli par M. A.
CHEVALIER, avec les échantillons de _Mutelina complanata_ JOUSSEAUME. La
variété _curta_ diffère du type :
Par sa forme générale moins allongée, la région postérieure étant, pour
un égal développement de la région antérieure, beaucoup plus courte
(région antérieure : 10 millimètres ; région postérieure : 15
millimètres) ; par sa région postérieure beaucoup plus développée en
hauteur, le bord supérieur étant légèrement convexe et fort notablement
ascendant au lieu d’être rectiligne ; par sa région antérieure moins
développée en hauteur et se rattachant plus brièvement au bord inférieur
qui est beaucoup plus largement convexe.
Longueur maximum : 26 millimètres ; hauteur maximum : 15 1/2
millimètres ; épaisseur maximum : 8 millimètres.
Comme dans le type, la coquille est très comprimée ; le test est mince,
coloré en jaune teinté de rose, passant au café au lait vers les sommets
et au jaune verdâtre vers les bords ; les stries d’accroissement sont
notablement plus fortes et plus irrégulières.
*
* *
Les eaux du lac Tchad, du Chari et du Haut-Congo nourrissent encore
d’autres espèces de la famille des _Mutelidæ_ appartenant à deux autres
genres qui ne sont pas représentés dans la collection rapportée par les
explorateurs de la Mission Chari-Tchad. Nous allons passer rapidement
ces espèces en revue.
Genre CHELIDONOPSIS Ancey[505].
Ce genre remarquable, d’abord édité par le Dr A. T. DE ROCHEBRUNE sous
le vocable de _Chelidonura_[506] employé malheureusement déjà, paraît
jusqu’ici spécial au Congo et à ses tributaires. Il est surtout
caractérisé par une coquille de forme ellipsoïdale, plus ou moins
allongée, présentant postérieurement et sur chaque valve une carène très
saillante partant du sommet, très divergente par rapport au bord
supérieur et ordinairement contournée à son extrémité libre. Les sortes
d’ailes ainsi limitées par ces carènes, les bords supérieur et
inférieur, forment, avec la partie infra carénale de la région
postérieure une espèce de tube largement ouvert en arrière. Les
excellentes figures données par le Dr DE ROCHEBRUNE font d’ailleurs
beaucoup mieux comprendre qu’une longue description les caractères très
particuliers de ce genre. La région antérieure présente également, sur
chaque valve, une carène partant des sommets, mais beaucoup moins
saillante et peu divergente. Le test est mince, fragile, généralement
coloré en vert plus ou moins jaunâtre. L’animal est inconnu. Les deux
espèces suivantes ont seules été jusqu’ici décrites.
_Chelidonopsis arietina_ de Rochebrune[507]. — Coquille de grande
taille, de forme ellipsoïde-allongée ; région antérieure terminée par un
rostre aigu ; région postérieure arrondie, à peine une fois et demie
aussi longue que l’antérieure ; carènes bien saillantes, allongées et
contournées à leur extrémité libre ; sommets peu saillants ; bord
supérieur subrectiligne ; bord inférieur bien convexe ; test mince, un
peu fragile, vert émeraude ou vert jaunâtre ; nacre rosée, très irisée.
Longueur maximum : 118-124 millimètres ; largeur maximum : 30-34
millimètres ; épaisseur maximum, prise entre les extrémités libres des
carènes : 38-41 millimètres.
_Chelidonopsis hirundo_ Martens[508]. — Cette espèce, plus petite que la
précédente, de forme un peu moins allongée avec un rostre antérieur un
peu obtus, possède un test mince, verdâtre beaucoup plus finement strié.
Il est probable que cette coquille n’est que la forme jeune de la
précédente ; l’échantillon que possède le Muséum de Paris confirme
d’ailleurs cette opinion[509].
Genre PLIODON Conrad[510].
Toutes les espèces du genre _Pliodon_ découvertes jusqu’ici dans le
Tchad et le bassin du Chari appartiennent à la section des _Cameronia_
créée en 1870, par J.-R. BOURGUIGNAT[511].
[Illustration : FIG. 98. — _Pliodon (Cameronia) tchadiensis_ Germain.
Demi-grandeur naturelle.]
_Pliodon (Cameronia) tchadiensis_ Germain[512]. Coquille de grande
taille, très oblongue-allongée ; valves médiocrement allongées, très
épaisses et pesantes ; bord supérieur légèrement convexe jusqu’à l’angle
postéro-dorsal ; bord inférieur bien sinueux, presque parallèle au bord
supérieur ; région antérieure semi-elliptique ; région postérieure bien
développée, plus de deux fois aussi longue que l’antérieure, se
terminant par un rostre court, un peu remontant ; sommets obtus, très
comprimés ; impressions musculaires profondes ; charnière à peine
denticulée antérieurement, fortement denticulée postérieurement.
Longueur max. : 160 millimètres ; hauteur max. : 62 1/2 millimètres à 66
millimètres des sommets ; épaisseur max. : 39 millimètres.
Test marron foncé ; stries d’accroissement assez fortes et
irrégulières ; nacre remarquablement irisée, rose saumon.
Le lac Tchad (M. le lieutenant MOLL).
_Pliodon Cameronia Hardeleti_[513] Germain[514]. — Coquille très
allongée, légèrement cunéiforme ; valves assez bombées, épaisses et
solides ; bords supérieur et inférieur divergents, le supérieur
subconvexe dans une direction nettement ascendante, l’inférieur à peu
près rectiligne, très légèrement sinueux dans sa partie médiane ; région
antérieure peu développée ; région postérieure très allongée, près de
trois fois et demie aussi longue que l’antérieure, terminée par un
rostre court longuement tronqué ; sommets assez obtus, très peu
proéminents ; impressions musculaires profondes ; charnière
irrégulièrement dentée, à denticulations postérieures plus fortes.
[Illustration : FIG. 99. — _Pliodon (Cameronia) Hardeleti_ Germain. 2/3
de la grandeur naturelle.]
Longueur maximum : 105 millimètres ; hauteur max. : 43 1/2 millimètres à
39 millimètres des sommets ; épaisseur max. 28 millimètres.
Test marron foncé, passant au noir vers les bords antérieur et
inférieur ; stries médiocres et irrégulières ; nacre très irisée, d’un
rose saumon très vif.
Le lac Tchad (M. le lieutenant HARDELET).
Variété _Molli_[515] Germain[516].
Cette variété diffère du type :
Par sa forme plus régulièrement ovalaire-allôngée ; par son bord
supérieur à peu près rectiligne dans une direction légèrement ascendante
et presque parallèle au bord inférieur (les bords supérieur et inférieur
sont très divergents dans le type) ; par son rostre moins nettement
tronqué, etc. Même test. Longueur max. : 105 millimètres ; hauteur
max. : 38 millimètres à 44 millimètres des sommets ; épaisseur max. : 26
millimètres.
[Illustration : FIG. 100. — _Pliodon (Cameronia) Hardeleti_ Germain,
var. _Molli_ Germain. 2/3 de la grandeur naturelle.]
Habite également le lac Tchad (M. le lieutenant HARDELET).
=Famille des CYRENIDÆ=
Genre CORBICULA Megerle von Mühlfedt[517].
=_Corbicula Lacoini_= Germain[518].
1905. _Corbicula Lacoini_ Germain, _Bullet. Muséum hist. natur. Paris_,
XI, no 6, p. 487, et XII, 1906, no 1, p. 55.
1906. _Corbicula Lacoini_ Germain, _Mémoires soc. zoolog. France_, XIX,
p. 241, pl. IV, fig. 13-14.
Coquille petite, suboblongue, plus haute que large ; région antérieure
ovalaire-arrondie, à peine plus courte que la région postérieure ; bord
inférieur bien convexe ; sommets gros, bien proéminents ; ligament
court, médiocrement robuste ; charnière robuste, comprenant : sur la
valve droite, trois cardinales élevées, légèrement comprimées et
convergentes supérieurement ; 4 lamelles latérales élevées, fortes, très
finement et très régulièrement serrulées, les postérieures à peine plus
longues que les antérieures ; sur la valve gauche : 3 cardinales égales
et convergentes ; 2 latérales assez saillantes, l’antérieure un peu plus
courte ; impressions musculaires superficielles.
Longueur : 10 1/2 millimètres ; hauteur maximum : 12 millimètres ;
épaisseur maximum : 8 millimètres.
Test solide, épais, d’un corné jaunâtre ; stries fines, assez
régulièrement distribuées, à peu près entièrement effacées au voisinage
des sommets.
Cette Corbicule peut être considérée comme l’espèce représentative, dans
le lac Tchad, du _Corbicula Soleilleti_ Bourguignat[519] d’Ethiopie.
Elle se rapproche de cette dernière par sa forme générale plus _haute
que large_ et ses sommets bien saillants, mais elle s’en éloigne :
Par sa charnière ornée de dents beaucoup plus fortes (les cardinales
notamment, qui sont particulièrement saillantes) ; par ses sommets
encore plus saillants ; enfin par son test bien plus délicatement strié.
Le lac Tchad, sur la côte N.-E. (M. A. CHEVALIER) ; 6 valves.
Cette espèce paraît abondante dans le lac Tchad d’où elle a été
rapportée, en nombreux exemplaires, par MM. LENFANT, L. LACOIN et R.
CHUDEAU.
=_Corbicula Fischeri_= Germain, _nov. sp._[520].
PLANCHE V, fig. 18-19-19_a_.
1907. _Corbicula Fischeri_ Germain, _Bulletin Muséum hist. natur
Paris_ ; no 1, p. 68.
Coquille petite, comprimée, subovalaire, légèrement subtrigone ; région
antérieure arrondie ; région postérieure à peine un peu plus longue que
l’antérieure, terminée par un rostre arrondi et un peu bas ; bord
inférieur régulièrement convexe ; sommets proéminents, incurvés et assez
petits ; ligament court ; charnière assez robuste comprenant : sur la
valve droite : 3 cardinales, très inégales, dont 2 élargies et
triangulaires, la 3e étroite et lamelleuse, convergentes en haut ; 4
lamelles latérales assez élevées, très fortement serrulées, les
antérieures à peine plus courtes ; sur la valve gauche : 3 cardinales
subégales ; 2 lamelles latérales assez élevées, serrulées, l’antérieure
aussi longue que la postérieure ; impressions musculaires faibles.
Longueur : 7-8 millimètres ; hauteur maximum : 6-7 millimètres ;
épaisseur maximum : 3 1/2-4 1/4 millimètres.
Test mince, fragile, marron très clair, presque jaune vers le bord
inférieur, passant au rougeâtre près des sommets ; stries assez
espacées, irrégulièrement distribuées, un peu élevées, non atténuées
vers la région postérieure ; intérieur des valves bleuâtre ou violacé.
Cette espèce ne saurait se rapprocher d’aucune Corbicule connue. Elle se
distingue très nettement par un aspect de Sphærium bien caractérisé et
par son test mince qui en fait la plus fragile des Corbicules.
L’ornementation sculpturale du test rappelle, en petit, le _Corbicula
astartina_ Martens[521], mais les stries saillantes ne sont pas, dans
notre espèce, très fortement atténuées antérieurement.
Le Mamoun (pays de Senoussi) ; 6 valves.
M. A. CHEVALIER a encore recueilli, dans la Rivière Miangoulou (février
1903), 4 valves d’une très petite Corbicule dont voici une description :
=_Corbicula_= sp. [=_Corbicula Fischeri_= juv. ?]
PLANCHE V, fig. 20-20_a_.