Bénoni dans les bras de Sifroy.
Certes, Sifroy eut besoin d'une grande force pour modérer sa joie,
lorsqu'il vit Bénoni qui apportait des racines à sa mère. Combien de
douces et amoureuses larmes ne répandit-il pas? combien de caresses et
de baisers les suivirent!
Puis, soufflant dans sa trompe, il appelle les chasseurs. Toute la forêt
retentit de sa voix. Enfin la chasse arrive jusqu'à lui. On s'arrête
devant cette femme, devant cet enfant qui est suspendu au cou du
palatin, et devant cette biche qui joue avec les chiens de la meute.
Quelle admiration lorsqu'ils reconnurent Geneviève!
Tous les parents et amis du palatin ne manquèrent pas de se rendre au
festin de la fête des Rois, et ils se réjouirent en revoyant la belle et
bonne comtesse qui présidait à ce repas et qui était plus belle encore
qu'autrefois. La fête dura une semaine entière. Ce qui étonna tout le
monde c'est que Geneviève ne pouvait plus goûter ni chair ni poisson.