XXIII

Lettre de Geneviève.

«Adieu, Sifroy, je m'en vais mourir, puisque telle est votre volonté; je

n'ai jamais rien trouvé d'impossible dans mon obéissance, quoique je

trouve quelque injustice dans votre commandement. Je veux croire

néanmoins que vous ne contribuez à ma ruine que par le consentement

qu'on vous amène à donner à des projets que d'autres ont imaginés. Aussi

puis-je vous affirmer que tous les motifs qui les déterminent, c'est la

résistance que j'ai faite à des propositions criminelles, et mes efforts

pour me conserver pure de toute tache. Tout le regret que j'emporte avec

moi, c'est d'avoir eu un fils qui devient la victime de la cruauté de

mes persécuteurs. Toutefois je ne veux pas que ce ressentiment m'empêche

de vous souhaiter une heureuse et parfaite félicité.

«Je pardonne à l'homme qui m'a perdue.

«Adieu, Sifroy; adieu, n'oubliez pas tout à fait votre infortunée, mais

innocente,

«Geneviève.»

Légendes pour les enfants · 第 43 / 156 题