Lettre de Geneviève.
«Adieu, Sifroy, je m'en vais mourir, puisque telle est votre volonté; je
n'ai jamais rien trouvé d'impossible dans mon obéissance, quoique je
trouve quelque injustice dans votre commandement. Je veux croire
néanmoins que vous ne contribuez à ma ruine que par le consentement
qu'on vous amène à donner à des projets que d'autres ont imaginés. Aussi
puis-je vous affirmer que tous les motifs qui les déterminent, c'est la
résistance que j'ai faite à des propositions criminelles, et mes efforts
pour me conserver pure de toute tache. Tout le regret que j'emporte avec
moi, c'est d'avoir eu un fils qui devient la victime de la cruauté de
mes persécuteurs. Toutefois je ne veux pas que ce ressentiment m'empêche
de vous souhaiter une heureuse et parfaite félicité.
«Je pardonne à l'homme qui m'a perdue.
«Adieu, Sifroy; adieu, n'oubliez pas tout à fait votre infortunée, mais
innocente,
«Geneviève.»