Adolescence de Geneviève.
Ne nous arrêtons pas à décrire les perfections de la jeunesse de cette
grande et chère sainte, et arrivons tout d'un coup à la dix-septième
année de l'incomparable Geneviève de Brabant. Disons seulement qu'il
semblait que la nature eût fait des coups d'essai dans toutes les autres
beautés de son siècle, pour donner dans la sienne un ouvrage accompli de
sa puissance. Geneviève n'avait garde, dans le désir d'accroître cette
beauté, d'y vouloir ajouter par les artifices qui sont faits pour
embellir la laideur. Elle n'avait point d'autre vermillon que celui
qu'une honnête modestie mettait sur ses joues, point d'autre blanc de
fard que celui de l'innocence, et point d'autre senteur que celle d'une
bonne vie. Aussi n'y avait-il point sur son visage de rides à réparer
par le pinceau.