II

Adolescence de Geneviève.

Ne nous arrêtons pas à décrire les perfections de la jeunesse de cette

grande et chère sainte, et arrivons tout d'un coup à la dix-septième

année de l'incomparable Geneviève de Brabant. Disons seulement qu'il

semblait que la nature eût fait des coups d'essai dans toutes les autres

beautés de son siècle, pour donner dans la sienne un ouvrage accompli de

sa puissance. Geneviève n'avait garde, dans le désir d'accroître cette

beauté, d'y vouloir ajouter par les artifices qui sont faits pour

embellir la laideur. Elle n'avait point d'autre vermillon que celui

qu'une honnête modestie mettait sur ses joues, point d'autre blanc de

fard que celui de l'innocence, et point d'autre senteur que celle d'une

bonne vie. Aussi n'y avait-il point sur son visage de rides à réparer

par le pinceau.

Légendes pour les enfants · 第 24 / 156 题