DEUXIÈME CHANT.

C'est ainsi que Brun l'ours s'en alla fièrement à la recherche de Reineke.

Il rencontra d'abord un désert sablonneux qui n'en finissait pas. Quand il

l'eut traversé, il arriva dans les montagnes où Reineke avait coutume de

chasser; la veille encore, il s'y était livré à ce divertissement. Mais

il lui fallut aller jusqu'à Malpertuis, résidence magnifique de Reineke.

De tous les châteaux, de toutes les forteresses qui lui appartenaient.

Malpertuis était le plus sûr donjon. Reineke s'y retirait aussitôt qu'il

avait à craindre quelque attaque. Brun monta au château et trouva la

porte d'entrée fermée à triples verrous. Il se recula un peu et se prit

à réfléchir; enfin, il se mit à crier: «Mon neveu, êtes-vous à la maison?

C'est Brun l'ours qui vient comme messager du roi. Car le roi a donné sa

parole de vous faire comparaître en jugement à la cour; c'est moi qui dois

venir vous chercher afin que justice soit faite à tous; sinon, il vous en

coûtera la vie; car, si vous ne bougez pas, vous êtes menacé de la roue

et de la potence. C'est pourquoi prenez le meilleur parti, venez et

suivez-moi; autrement, il pourrait vous en repentir.»

Reineke entendit tout ce beau discours du commencement jusqu'à la fin sans

broncher ni donner signe de vie. Il se disait: «N'y aurait-il pas moyen de

faire payer cher à ce lourdaud son orgueilleuse éloquence? Songeons-y un

peu.» Il descendit dans les caves du château, dont les fondements avaient

été bâtis avec beaucoup d'art. Il s'y trouvait des trous et des cavernes

avec des corridors longs et étroits et quantité de portes qu'on ouvrait et

fermait suivant les nécessités du moment. Apprenait-il qu'on le recherchât

pour quelque méfait, il trouvait là le meilleur asile. Souvent aussi de

pauvres animaux s'étaient laissé prendre dans ces méandres, et étaient

devenus la proie du brigand. Reineke avait bien entendu le discours de

l'ours; mais, avec sa prudence habituelle, il craignit qu'il n'y eût

quelque embuscade derrière le messager. Mais, quand il se fut assuré que

l'ours était bien venu tout seul, il sortit et dit: «Soyez le bienvenu,

mon très-digne oncle! Pardonnez-moi si je vous ai fait attendre; je

lisais mon bréviaire. Je vous remercie d'avoir pris la peine de venir.

Car certainement cela ne me sera pas inutile à la cour; je l'espère du

moins. Mon cher oncle, soyez le bienvenu à toute heure! En attendant, que

le blâme retombe sur ceux qui vous ont commandé ce voyage; car il est long

et périlleux! Ô ciel! comme vous êtes échauffé! vos poils sont couverts

de sueur, et vous respirez à peine. Est-ce que le roi n'avait pas d'autre

messager que le plus noble de ses seigneurs, celui dont il fait le plus de

cas? Mais il devait sans doute en être ainsi pour mon plus grand bien;

je vous en prie, protégez-moi à la cour, où l'on m'a tant calomnié. Mon

intention était de m'y rendre librement demain, malgré le mauvais état de

ma santé, et c'est encore mon projet; aujourd'hui, je suis trop mal pour

me mettre en voyage. J'ai eu le malheur de trop manger d'un aliment qui ne

convient guère; car il me donne de terribles coliques.--Qu'est-ce donc?

lui demanda Brun. L'autre reprit: «À quoi bon vous le raconter? La vie

n'est pas facile ici; mais je prends mon mal en patience; ce n'est pas

tous les jours fête! et, quand il n'y a rien de mieux pour moi et les

miens, ma foi, nous mangeons des rayons de miel, il y en a toujours tant

qu'on en veut. Mais je n'en mange que par nécessité; me voilà maintenant

tout enflé, et ce n'est pas étonnant! j'ai avalé cette drogue-là à

contre-coeur. Si je puis jamais m'en passer, du diable si j'en mange

encore!--Eh! qu'ai-je entendu, mon neveu? reprit l'ours; faites-vous donc

ainsi fi du miel que tant d'autres recherchent? Le miel, faut-il vous le

dire? est le meilleur des aliments, du moins pour moi. Vous n'avez qu'à

m'en donner, vous ne vous en repentirez pas! je serai encore plus à votre

service.--Vous plaisantez, dit l'autre.--Non, vraiment, répond l'ours, je

parle très-sérieusement.--S'il en est ainsi, reprend le renard, il m'est

facile de vous être agréable; car le paysan Rustevyl demeure au bas de la

montagne, c'est chez lui qu'il y a du miel! Certes, vous et toute votre

famille n'en avez jamais vu autant à la fois.» Brun se sentait dévoré

d'une ardente convoitise pour ce mets chéri. «Oh! conduisez-moi bien vite

là, mon cher neveu! s'écria-t-il, je ne l'oublierai jamais. Procurez-moi

du miel, quand même je n'en mangerais pas tout mon soûl.--Allons, dit

le renard, ce n'est pas le miel qui manquera. J'ai peine à marcher

aujourd'hui, il est vrai; mais l'amour que j'ai toujours eu pour vous

m'adoucira le chemin. Car je ne connais personne de tous mes parents pour

qui j'aie eu de tout temps autant de vénération! Mais venez! en revanche,

vous m'aiderez à la cour à confondre mes puissants ennemis et mes

accusateurs. Quant à aujourd'hui, je m'en vais vous rassasier de miel

autant que vous en pourrez porter.» Le rusé coquin faisait allusion aux

coups que l'ours allait recevoir des paysans furieux.

Reineke prit les devants et Brun suivit aveuglément. «Si je réussis,

pensait le renard, je te vois mener aujourd'hui même à la foire, où tu

mangeras un miel un peu amer.» Ils arrivèrent à la cour de Rustevyl;

l'ours se réjouit, mais bien à tort, comme tous les fous qui se laissent

duper par l'espérance.

Le soir était arrivé et Reineke savait qu'ordinairement à cette heure

Rustevyl était couché dans sa chambre; il était charpentier de son état et

fort habile homme. Il y avait dans sa cour un tronc de chêne étendu par

terre; pour le fendre, il avait déjà fait entrer deux coins solides dans

le bois, et l'arbre entamé bâillait à une de ses extrémités presque la

longueur d'une aune. Reineke l'avait bien remarqué; il dit à l'ours: «Mon

oncle, il y a dans cet arbre bien plus de miel que vous ne supposez;

fourrez-y votre museau aussi profondément que vous pourrez. Je vous

conseille seulement de ne pas y mettre trop de voracité, vous pourriez

vous en trouver mal.--Croyez-vous, dit l'ours, que je sois un glouton? Fi

donc! il faut de la modération en toute chose.» C'est ainsi que l'ours se

laissa enjôler; il fourra dans la fente sa tête jusqu'aux oreilles et même

les pattes de devant.

Reineke se mit aussitôt à l'oeuvre, et, à force de tirer et de pousser, il

fit sortir les coins, et voilà Brun pris, la tête et les pieds comme dans

un étau, malgré ses cris et ses prières. Quelles que fussent sa force et

sa hardiesse, Brun fut à une rude épreuve et c'est ainsi que le neveu

emprisonna son oncle par ses ruses. L'ours hurlait, beuglait, et avec

ses pattes de derrière grattait la terre en fureur et fit en somme un tel

tapage, que Rustevyl se releva. Le maître charpentier prit sa hache à tout

hasard afin d'être armé dans le cas où l'on chercherait à lui nuire.

Cependant Brun se trouvait dans de terribles angoisses; le chêne

l'étreignait plus fortement. Il avait beau s'agiter en hurlant de douleur,

il n'y gagnait rien; il croyait n'en sortir jamais; c'est ce que pensait

aussi Reineke et il s'en réjouissait. Lorsqu'il vit de loin s'avancer

Rustevyl, il se mit à crier: «Brun, comment cela va-t-il? Modérez-vous

à l'endroit du miel; dites-moi, le trouvez-vous bon? Voilà Rustevyl qui

arrive et qui va vous offrir l'hospitalité; vous venez de dîner, il vous

apporte le dessert: bon appétit!» Et Reineke s'en retourna à son château

de Malpertuis. Lorsque Rustevyl arriva et vit l'ours, il courut bien vite

appeler les paysans qui étaient encore réunis au cabaret. «Venez! leur

cria-t-il; il y a un ours de pris dans ma cour, c'est la pure vérité!»

Ils suivirent en courant; chacun fit diligence autant qu'il put. L'un prit

une fourche, l'autre un râteau, le troisième une broche, le quatrième

une pioche, et le cinquième était armé d'un pieu. Jusqu'au curé et au

sacristain qui arrivèrent avec leur batterie de cuisine. La cuisinière du

curé (elle s'appelait madame Yutt et savait préparer le gruau mieux que

personne) ne resta pas en arrière, elle vint avec sa quenouille pour faire

un mauvais parti au malheureux ours. Brun entendait, dans une détresse

affreuse, le bruit croissant de ses ennemis qui approchaient. D'un effort

désespéré, il arracha sa tête de la fente; mais il y laissa sa peau et

ses poils jusqu'aux oreilles. Non, jamais, on n'a vu un animal plus à

plaindre! le sang lui jaillit des oreilles. À quoi cela lui sert-il

d'avoir délivré sa tête? ses pattes restent encore dans l'arbre; il les

arrache vivement d'une secousse; il tombe sans connaissance: les griffes

et la peau des pattes étaient restées dans l'étau de chêne. Hélas! cela

ne ressemblait guère au doux miel dont Reineke lui avait donné l'espoir;

le voyage ne lui avait guère réussi; c'était une triste expédition! Pour

comble de malheur, sa barbe et ses pieds sont couverts de sang; il ne peut

ni marcher, ni courir; et Rustevyl approche! Tous ceux qui sont venus avec

lui tombent sur l'ours; ils ne songent qu'à le tuer. Le curé le frappe de

loin avec un bâton très-long. La pauvre bête a beau se tourner à droite

ou à gauche, ses ennemis le pressent, les uns avec des épieux, les autres

avec des haches; le forgeron a apporté des marteaux et des tenailles;

d'autres viennent avec des bêches et des boyaux; ils frappent, ils crient,

ils frappent jusqu'à ce que l'ours roule de frayeur et de détresse dans

sa propre ordure. Ils tombèrent tous dessus; nul ne resta en arrière.

Le bancal Schloppe et Ludolf le canard furent les plus enragés; Gérold

maniait le fléau avec ses doigts crochus; à ses côtés se tenait le gros

Kuckelrei. Ce furent les deux qui frappèrent le plus. Abel Quack et madame

Yutt aussi s'en donnèrent à coeur joie; Talké frappa l'ours avec sa botte.

Il n'y eut pas que ceux que nous venons de nommer; car, hommes et femmes,

tous y coururent: chacun en voulait à la vie de Brun. Kuckelrei poussait

les plus hauts cris, il faisait l'important; car madame Villigétrude, qui

demeure près de la porte, était sa mère (on le savait); quant à son père,

il était inconnu. Pourtant les paysans croyaient que ce pouvait bien être

Sander le Noir, le moissonneur, un fier compagnon (quand il était seul).

Il y eut aussi maintes pierres jetées qui assaillirent de tous côtés

l'infortuné Brun. Enfin, le frère de Rustevyl s'avança et asséna sur

la tête de l'ours un si bon coup de bâton, qu'il en fut tout étourdi;

pourtant la violence du coup le fit lever. Éperdu, il se précipita au

milieu des femmes, qui se culbutèrent l'une sur l'autre, en criant.

Quelques-unes même tombèrent dans la rivière: l'eau était profonde. Le

curé se mit à crier: «Regardez! voilà madame Yutt la cuisinière qui

disparaît là-bas avec sa pelisse, et sa quenouille est ici! Au secours,

mes braves gens! je promets deux tonneaux de vin et indulgence plénière

pour récompense à qui la sauvera.» Tous, croyant l'ours mort, se

précipitèrent dans l'eau pour sauver les femmes; on en retira cinq au

bord. Voyant ses ennemis ainsi occupés, Brun se glissa en rampant dans

l'eau; ses atroces douleurs le faisaient hurler; il aimait mieux se noyer

que d'être assommé de coups si ignominieux. Il n'avait jamais essayé de

nager et il espérait en finir du coup avec la vie. Contre son attente, il

se sentit nager et porter sans encombre par le courant. Tous les paysans

le virent et s'écrièrent: «Ce sera pour nous une honte éternelle!» Ils

étaient désolés et ils s'en prirent aux femmes: «Que ne restiez-vous à la

maison! Regardez, il nage, il s'en va.» Ils revinrent dans la cour pour

revoir le tronc de chêne et ils y trouvèrent encore la peau et les poils

de la tête et des pieds; ils en rirent en disant: «Tu reviendras une autre

fois, nous avons les oreilles en gage!» C'est ainsi qu'ils se moquaient

de l'ours après lui avoir fait tant de mal, mais il était bien heureux

d'en être quitte ainsi. Il maudissait les paysans qui l'avaient battu,

se plaignait de la douleur qu'il ressentait aux pieds et aux oreilles;

il maudissait Reineke, qui l'avait trahi. C'est dans ces pieuses pensées

qu'il nageait, et la rivière, qui était rapide et grande, le porta en peu

de temps près d'une lieue plus loin; là, il aborda et se mit à gémir: «Le

soleil a-t-il jamais vu animal plus en détresse!» Et il ne croyait pas

pouvoir passer la journée; il pensait mourir sur l'heure, et il s'écriait:

«Ô Reineke! traître, perfide, créature sans foi!» et il pensait aux coups

des paysans, il pensait au tronc de chêne et il maudissait les ruses de

Reineke.

Pour le renard, lorsqu'il eut ainsi conduit son oncle à la recherche du

miel, il se mit à courir après des poulets dont il connaissait le gîte.

Il en attrapa un et s'enfuit en traînant son butin au bord de la rivière.

Il se mit à le dévorer sans retard, se mit en quête d'autres aventures le

long de la rivière, but une gorgée et se dit: «Que je suis donc content

d'être débarrassé de ce lourdaud de Brun! Je parie que Rustevyl l'a régalé

de coups de hache! L'ours m'a toujours été hostile, je lui ai rendu

la monnaie de sa pièce. Je l'ai toujours appelé mon cher oncle; mais

maintenant il est sans doute mort sur son chêne; j'en rirai toute ma vie!

à présent, il ne pourra pas se plaindre, ni me nuire.» Et, comme il

marchait, il jette les yeux plus bas et aperçoit l'ours, qui se roulait

au bord de la rivière. Il fut tout contrit de le voir encore en vie.

«Ah! Rustevyl, s'écria-t-il, misérable paresseux! lourdaud de paysan!

c'est ainsi que tu dédaignes une proie aussi grasse et d'aussi bon goût,

que plus d'un gourmand aurait payé bien cher et qu'on l'avait presque

mise dans la main! Pourtant l'honnête Brun t'a laissé un gage de sa

reconnaissance pour ton hospitalité.» Telles étaient ses pensées,

lorsqu'il aperçut Brun triste, épuisé et sanglant. Enfin, il lui cria:

«Mon cher oncle, est-ce vous que je retrouve? N'avez-vous rien oublié

chez Rustevyl? Dites-le moi; je lui ferai savoir où vous avez laissé ce

qui vous manque. Sans doute, vous lui avez volé bien du miel; ou bien

l'auriez-vous payé? Comment cela s'est-il passé? Eh! seigneur, comme

vous voilà arrangé! cela vous donne bien triste mine! Est-ce que le miel

n'était pas bon? Il y en a encore à vendre au même prix! Mais dites-moi

donc, mon oncle, à quel ordre de religieux vous êtes-vous affilié puisque

vous portez maintenant une calotte rouge sur la tête? Êtes-vous donc

devenu abbé? Le barbier qui a rasé votre tonsure vous a un peu coupé les

oreilles; je le vois bien, vous avez perdu le toupet, la peau du visage et

vos gants. Où diable les avez-vous laissés?» Telles étaient les railleries

que Brun dut entendre coup sur coup et la douleur le rendait muet; il ne

savait à quel saint se vouer. Pour ne pas en entendre davantage, il se

traîna jusque dans l'eau et se laissa emporter par le courant jusque sur

l'autre rive. Là, il s'étendit, malade et désespéré; et, se plaignant tout

haut, il se disait: «Que ne suis-je mort! Je ne puis pas marcher et il

me faut retourner à la cour, et me voilà retenu ici de la façon la plus

ignominieuse par la perfidie de Reineke. Si je m'en tire jamais la vie

sauve, je l'en ferai certainement repentir.» Pourtant il se releva, se

traîna avec d'atroces douleurs pendant quatre jours et arriva enfin à la

cour.

Lorsque le roi aperçut l'ours en si piteux état: «Grand Dieu!

s'écria-t-il, est-ce Brun que je vois? Qui l'a maltraité ainsi?» Et Brun

répondit: «Ce que vous voyez est lamentable, en effet; voilà dans quel

état m'a mis l'infâme trahison de Reineke!» Alors le roi, tout en colère,

dit: «Je tirerai une vengeance impitoyable de cet attentat. Un seigneur

comme Brun serait ainsi joué par Reineke? Oui, je le jure, par mon

honneur et par ma couronne, Reineke sera puni comme Brun a le droit de

l'exiger. Si je ne tiens pas ma parole, je ne porte plus d'épée, j'en

fais le serment!»

Le roi ordonne au conseil de se rassembler; il eut à discuter et à fixer

sur le champ le châtiment de tant de crimes. Tous furent d'avis, en

tant qu'il plairait au roi, qu'il fallait encore enjoindre à Reineke de

comparaître pour se défendre contre ses accusateurs et que Hinzé le chat

porterait sur-le-champ ce message à Reineke, à cause de sa souplesse et de

sa prudence. Tel fut l'avis général.

Et le roi, entouré de ses pairs, dit à Hinzé: «Fais bien attention

{~REPLACEMENT CHARACTER~} l'avis de ces seigneurs! Si Reineke se fait

citer une troisième fois, lui et toute sa race s'en repentiront

éternellement; s'il est sage, il viendra à temps. Pénètre-le bien de

cette idée; il mépriserait tout autre messager; mais de toi il acceptera

ce conseil.»

Hinzé répliqua: «Que cela tourne en bien ou en mal, une fois que je serai

arrivé près de lui, comment dois-je m'y prendre? Ma foi, vous ferez ce que

vous voudrez, mais je crois qu'il vaudrait mieux envoyer tout autre à ma

place; je suis si petit! Brun l'ours, qui est si grand et si fort, n'a pas

pu en venir à bout. Comment m'en tirerai-je? Oh! veuillez m'excuser.--Tu

ne me persuades pas, répliqua le roi. Les petits hommes ont une ruse et

une sagesse qu'on ne trouve souvent pas dans les plus grands. Si tu n'es

pas un péril par la taille, tu as, en revanche, de la prudence et de

l'esprit.»

Le chat obéit en disant: «Que votre volonté soit faite! Le voyage réussira

si je vois un présage à main droite sur ma route.»

Le renard · 第 4 / 16 题