V. L.

67.

R. R. (Orne), 10 janvier 1910.

En allant à Lisieux, le 4 août dernier, accomplir un pèlerinage à la

tombe de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, je passai à Caen pour

consulter un oculiste renommé, car je souffrais beaucoup des yeux. Il me

les trouva, en effet, très malades et me condamna à subir une opération

dans le délai d'un mois.

Sur la tombe de la petite sainte je fus délivrée de doutes cruels dont

je souffrais depuis plusieurs années, je retrouvai la paix de l'âme et

je passai des horreurs de l'enfer aux suavités du ciel. Pendant que

Sr Thérèse soulevait ainsi la montagne de ma détresse d'âme, j'eus la

pensée de lui demander de guérir aussi mes yeux. Je les appuyai sur la

croix de sa tombe avec confiance. Il me sembla alors qu'elle y mettait

du velours et le mal disparut... Je n'ai fait aucun remède et n'ai point

eu à subir d'opération. Je travaille sans fatigue à la lumière, ce que

je ne pouvais plus faire.

Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face Histoire d'une âme écrite par elle-même · 第 275 / 403 题