Suit le certificat du docteur.
50.
New-York, 12 août 1909.
A la gloire de Dieu tout-puissant et de sa servante Thérèse, la petite
Fleur de Jésus, je raconterai la grande faveur reçue par l'intercession
de la sainte carmélite.
Cette grâce obtenue est la guérison extraordinaire de ma sœur
mortellement blessée. Cette chère sœur marchait dans les rues de
New-York le matin du 30 juillet 1909, quand un cheval indompté se
précipita sur elle et la piétina. Sa figure fut horriblement
contusionnée et sa tête reçut un tel coup qu'elle était tout en sang.
Bien plus, les côtes brisées percèrent le poumon; le cœur fut
également blessé et comprimé; en un mot elle offrait l'aspect le plus
pitoyable.
Dans son intense agonie, elle ne perdit pas cependant connaissance et
put se confesser dans la rue, au prêtre accouru de l'église la plus
proche.
Le docteur de l'ambulance de New-York ne pensait pas qu'il lui fût
possible d'arriver vivante à l'hôpital et, pour tout espoir, dit
seulement qu'une personne sur mille pouvait en réchapper après de si
terribles brisements.
Tout le jour, la pauvre jeune fille resta suspendue entre la vie et la
mort et, vers minuit, tout espoir de guérison était abandonné. Chaque
respiration semblait être la dernière. Elle resta dans cette agonie
jusqu'au 3 août. Le médecin la croyait si bien perdue que, pour lui
redonner un peu de respiration, il osa lui faire une piqûre qui devait
infailliblement amener la mort par l'empoisonnement.
Le 3 août, tandis que le médecin attendait sa mort, une religieuse très
dévote à Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus nous conseilla de placer en
elle toute notre espérance et de lui commencer une neuvaine. Je donnai à
ma sœur une image-relique de la petite sainte; elle l'appliqua, avec
la plus grande confiance, sur son corps broyé. Aussitôt une amélioration
se produisit, et le dernier jour de la neuvaine, la malade était sauvée.