Quelques heures après mon arrivée, les derniers sacrements furent
administrés à la chère malade. Elle fit généreusement le sacrifice de sa
vie, disant qu'elle était heureuse de mourir missionnaire...
Nous avions perdu tout espoir. Nos Malgaches étaient inconsolables; ils
assiégeaient les portes de l'hôpital pour essayer de voir leur bonne
Mère une dernière fois.
Le lundi 17 mai, vers 6 h. du soir, une dernière absolution lui fut
donnée. Tout à coup elle m'appela et me dit d'un accent dont je fus
frappée: «Vous savez ma Mère, que jusqu'à ce jour j'ai cru que j'allais
mourir. Eh bien, ce soir je sens naître la confiance...»
Depuis lors notre chère Sœur alla mieux; maintenant elle est guérie.
Gloire et reconnaissance à Notre-Dame de Lourdes et à Thérèse de
l'Enfant-Jésus!