X. (Seine-Inférieure), 9 avril 1909.

Le 8 mars dernier M. D. tombait gravement malade. Le docteur le

déclarait atteint d'une grippe infectieuse. Au bout de quelques jours le

mal se compliquait d'une fluxion de poitrine double. M. D. était en

proie à un délire effrayant; jamais une minute de raison. Deux hommes

étaient nécessaires pour le tenir. Le docteur dit qu'il n'y avait plus

aucun espoir, qu'il était absolument perdu.

Tous les regards se portèrent alors vers le ciel. On appliqua une

relique de Sr Thérèse sur la poitrine du malade qui s'endormit et

recouvra ensuite au bout de quelques heures l'usage de sa raison; c'est

alors que la famille s'empressa de lui faire recevoir l'Extrême-Onction.

Dans l'après-midi le malade demanda à sa femme ce que tout cela

signifiait.--«Ai-je donc été si malade?» dit-il; «mais je ne souffre pas

et j'ai grand'faim!» On manda à nouveau le docteur, il crut que c'était

pour constater le décès. Grande fut sa stupéfaction! «Je n'y comprends

rien, dit-il, M. D. est sauvé; qu'il se lève et mange!»

Et depuis, ma bonne Mère, le mal ne laisse plus aucune trace; le malade

déborde de reconnaissance envers la chère thaumaturge.

Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face Histoire d'une âme écrite par elle-même · 第 243 / 403 题