L'abbé A.[270]

Suit le certificat du médecin.

35.

Q. (Eure), mars 1909.

Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus semble favoriser particulièrement ma

famille. Il y a deux ans, c'était moi qu'elle guérissait de la

tuberculose; aujourd'hui c'est mon jeune frère, âgé de 11 ans, qui vient

d'être soudainement sauvé et rétabli par elle.

Voici en quelles circonstances: Le samedi, 22 août 1908, il fut victime

d'un accident terrible. Etant tombé d'une hauteur d'environ six mètres,

par une trappe donnant sur une cave, sa tête vint frapper brutalement à

terre. On releva le pauvre petit sans connaissance et perdant son sang à

pleine bouche. Le médecin, mandé aussitôt, déclara que c'était l'affaire

de deux heures; le crâne était, en effet, fracturé en plusieurs

endroits, la mort était imminente. Cependant la nuit se passa sans le

dénouement qu'on attendait. Le docteur se fit assister d'un chirurgien

spécialiste de R... qui, sans aucune hésitation, confirma le jugement de

son confrère. Nous n'avions donc plus rien à espérer, humainement du

moins; moi-même j'avais entendu le docteur, et c'eût été de la folie

d'espérer quand même.

J'eus cette folie, mes parents l'eurent avec moi: et, le 24 août, ma

Révérende Mère, vous commenciez, sur ma demande, une neuvaine à Sr

Thérèse pour la guérison de mon frère.

Cependant, des crises violentes et réitérées nous jetaient dans de

cruelles alarmes. Nous avons cru quatre fois que la mort allait venir.

Le pauvre enfant resta huit jours entiers sans connaissance et se

débattait continuellement dans son délire.

Le neuvième jour, il reconnut tout son monde, le calme revint, c'était

fini! Il n'avait qu'à reprendre des forces; ce qu'il fit. Il est

aujourd'hui en classe, ne conservant aucune trace, ni physique ni

morale, de son accident.

L'abbé A.

36.

Lisieux (Calvados).

En mars 1908, un petit enfant de cinq ans était atteint d'une méningite

des plus graves. J'engageai sa mère à prier avec confiance Sr Thérèse

de l'Enfant-Jésus. Une neuvaine fut commencée. L'enfant était dans un

perpétuel délire; et, cependant, lorsqu'on voulait lui faire baiser la

relique de Sr Thérèse qu'il portait sur lui, il la retenait et la

pressait sur son cœur. Il allait toujours plus mal. «Il y a deux

jours qu'il devrait être mort», disait le docteur. Mais sa mère ne

perdait pas courage. Tandis qu'il était presque agonisant et que, depuis

plusieurs jours, il ne pouvait articuler une parole, elle vint à

l'église et dit à Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus: «Ma petite sainte, si

je dois croire que vous voulez bien guérir mon fils, faites qu'en

revenant de la messe il me demande à boire.»--«_Maman, donne-moi à

boire_», dit l'enfant aussitôt que sa mère eut mis le pied sur le seuil

de sa chambre. Dès lors il alla de mieux en mieux. Aujourd'hui il se

porte bien.

L'abbé L.

Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face Histoire d'une âme écrite par elle-même · 第 241 / 403 题