Suit le certificat du médecin.
35.
Q. (Eure), mars 1909.
Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus semble favoriser particulièrement ma
famille. Il y a deux ans, c'était moi qu'elle guérissait de la
tuberculose; aujourd'hui c'est mon jeune frère, âgé de 11 ans, qui vient
d'être soudainement sauvé et rétabli par elle.
Voici en quelles circonstances: Le samedi, 22 août 1908, il fut victime
d'un accident terrible. Etant tombé d'une hauteur d'environ six mètres,
par une trappe donnant sur une cave, sa tête vint frapper brutalement à
terre. On releva le pauvre petit sans connaissance et perdant son sang à
pleine bouche. Le médecin, mandé aussitôt, déclara que c'était l'affaire
de deux heures; le crâne était, en effet, fracturé en plusieurs
endroits, la mort était imminente. Cependant la nuit se passa sans le
dénouement qu'on attendait. Le docteur se fit assister d'un chirurgien
spécialiste de R... qui, sans aucune hésitation, confirma le jugement de
son confrère. Nous n'avions donc plus rien à espérer, humainement du
moins; moi-même j'avais entendu le docteur, et c'eût été de la folie
d'espérer quand même.
J'eus cette folie, mes parents l'eurent avec moi: et, le 24 août, ma
Révérende Mère, vous commenciez, sur ma demande, une neuvaine à Sr
Thérèse pour la guérison de mon frère.
Cependant, des crises violentes et réitérées nous jetaient dans de
cruelles alarmes. Nous avons cru quatre fois que la mort allait venir.
Le pauvre enfant resta huit jours entiers sans connaissance et se
débattait continuellement dans son délire.
Le neuvième jour, il reconnut tout son monde, le calme revint, c'était
fini! Il n'avait qu'à reprendre des forces; ce qu'il fit. Il est
aujourd'hui en classe, ne conservant aucune trace, ni physique ni
morale, de son accident.
L'abbé A.
36.
Lisieux (Calvados).
En mars 1908, un petit enfant de cinq ans était atteint d'une méningite
des plus graves. J'engageai sa mère à prier avec confiance Sr Thérèse
de l'Enfant-Jésus. Une neuvaine fut commencée. L'enfant était dans un
perpétuel délire; et, cependant, lorsqu'on voulait lui faire baiser la
relique de Sr Thérèse qu'il portait sur lui, il la retenait et la
pressait sur son cœur. Il allait toujours plus mal. «Il y a deux
jours qu'il devrait être mort», disait le docteur. Mais sa mère ne
perdait pas courage. Tandis qu'il était presque agonisant et que, depuis
plusieurs jours, il ne pouvait articuler une parole, elle vint à
l'église et dit à Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus: «Ma petite sainte, si
je dois croire que vous voulez bien guérir mon fils, faites qu'en
revenant de la messe il me demande à boire.»--«_Maman, donne-moi à
boire_», dit l'enfant aussitôt que sa mère eut mis le pied sur le seuil
de sa chambre. Dès lors il alla de mieux en mieux. Aujourd'hui il se
porte bien.
L'abbé L.