Je suis allée faire un pèlerinage sur la tombe de Sr Thérèse de
l'Enfant-Jésus en reconnaissance d'une grande faveur obtenue par son
intercession.
Voici le fait.
Le jour de la Pentecôte, mon frère a été pris d'une arthrite infectieuse
dans le genou gauche. Quelques jours après, une péricondite se déclarait
au cœur, puis une miocardite. Son état alors réclama son transport
dans une maison de santé; il fallait près de lui la présence
continuelle d'un médecin. En arrivant à l'hôpital Saint-Joseph,
médecins, internes, religieuses se sont écriés: «C'est un mourant que
vous nous amenez, il ne passera pas la nuit.» Pendant plusieurs jours,
son état était si désespéré que les personnes qui le soignaient ne lui
faisaient aucun traitement, aucun remède, prétextant que c'était un
condamné à mort et qu'il valait mieux le laisser mourir tranquille.
Pendant trois semaines, il ne prit qu'un peu de champagne, et sa
faiblesse était si grande qu'il perdait souvent connaissance.
Nous avons été amenés à prier Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus par ma
sœur aînée, religieuse Carmélite. Ma sœur, mon frère et moi avons
commencé une neuvaine, et, le dernier jour, mon frère était hors de
danger.
Les personnes qui l'ont soigné sont encore dans l'étonnement de cette
guérison.