Le 15, à quatre heures, nous sortîmes de Ouosébougou, où quelques
retardataires furent obligés de rester, ainsi que quelques hommes
blessés le 13, à Toumboula, par la razzia des Bambaras.
Nous parcourûmes[247] deux lieues à l’Ouest, trois lieues et demie au
N.-O., et nous fûmes à Siradian, village abandonné et sans puits.
Ensuite on se dirigea, sans s’arrêter, au N. 35° O. pendant trois lieues
et au Nord trois lieues et demie. Nous arrivâmes alors à Hofara, village
de cases en paille, sans fortifications, en un mot vaste goupouilli. Il
n’y avait plus d’habitants, mais il y avait encore de l’eau dans les
puits, de petites tomates autour des cases, dans lesquelles on pouvait,
somme toute, se reposer.