Le lendemain 4, j’allai faire mes adieux, qui furent accompagnés, chez
tous ceux dont j’avais eu à me louer, de promesses de cadeaux, et comme
j’étais sur mon départ, je fus non-seulement bien reçu, mais quelques-
uns me montrèrent même de l’effusion ; c’est ainsi qu’Oulibo me confia
que Bobo perdait Ahmadou aux yeux de tous les Talibés, et que quant à
lui il n’était pas sans crainte sur leur avenir à tous si Ahmadou
continuait à écouter ce mauvais conseiller en tout et pour tout.