100 pierres à fusil.

Si mince que fût ce cadeau, qu’à mon arrivée je n’eusse pas osé lui

offrir, dans ce moment il valait 127600 cauris.

Ahmadou en fut enchanté. Je lui donnai quelques détails sur le voyage de

Bakary et lui dis que, quant à la lettre, d’après ce qu’il y avait dans

les miennes, elle devait être une copie de la première.

« C’est vrai, » dit Ahmadou.

« Alors, lui dis-je, en me levant, il n’y a rien à changer à ce dont

nous sommes convenus, et rappelle-toi qu’il n’y a plus que cinquante-

trois jours. » Il se mit à rire et je le quittai. En entrant, je me

hâtai de mettre de côté ce dont j’espérais faire de l’argent, et je fis

quelques cadeaux aux gens qui m’avaient servi, tels que Samba N’diaye,

Tambo, Samba Farba, Tierno Abdoul Kadi, Sidy Abdallah, et Sadhio, la

nourrice d’Ahmadou. De plus, au moyen des couteaux qu’on m’avait

envoyés, je fis nombre d’heureux, et entre autres Aguibou qui m’en fit

demander deux.

Voyage dans le Soudan occidental (Sénégambie-Niger) · 第 277 / 368 题