12 septembre 1865.

Au jour, j’allai saluer Ahmadou ; il était couché sur une simple natte,

en plein air, à plus de 100 mètres du camp, entouré de ses plus fidèles

Talibés ; il ne rentra qu’à 8 heures et demie. La journée se passa

tranquillement jusqu’au soir, où il y eut une vive fusillade du côté des

Sofas. C’étaient les Bambaras qui, entrés la veille dans la ville et

n’ayant rien trouvé à manger, disaient les déserteurs de Sansandig,

voulaient sortir. On les repoussa, mais ils crièrent : « Faites ce que

vous voudrez, nous sortirons tout de même. » En effet, dès la nuit

suivante, une partie au moins ressortit.

A partir de ce moment, on fut sur un qui-vive continuel. Ahmadou

maintenait l’armée nuit et jour aux postes de combat, y couchant lui-

même et ne rentrant qu’au moment des tornades.

Voyage dans le Soudan occidental (Sénégambie-Niger) · 第 236 / 368 题