Le 16 août, l’inaction dans laquelle on restait depuis longtemps fut
interrompue. Les gens du village firent une sortie ; on les avait vus se
préparer, tout le monde était à son poste et lorsqu’ils s’élancèrent sur
les Sofas rangés en avant de leur campement, ceux-ci reculèrent
précipitamment jusque derrière leur camp. Les Bambaras y entrèrent, mais
aussitôt, pendant qu’ils étaient encore dans les cases à piller, ils
furent enveloppés de Sofas et laissèrent 80 hommes au moins sur le
terrain, sans en compter cinq qui, pris vivants, furent exécutés.
Le lendemain, des prisonniers faits la nuit annoncèrent que soixante
hommes de l’armée bambara étaient partis, pendant la nuit, à la faveur
d’une petite pluie.
La position du village devenait de plus en plus critique ; les captifs
(hommes) de Coro Mama, et entre autres son forgeron, sortaient toujours
et portaient des lettres.