Aussi lorsqu’on attaqua, le 2 août, on n’obtint aucun résultat : les
Sofas marchèrent à la muraille, se firent tuer deux hommes et
reculèrent, et les Talibés se contentèrent de brûler de la poudre.
Ce fut alors qu’on entendit affirmer que Mari, à la tête d’une armée,
passait le fleuve du côté de Sarrau pour venir attaquer Ahmadou, et en
même temps on apprenait que Koghé avait repoussé une attaque, et peu
après que Dougassou avait été pillé. Ainsi la position devenait critique
pour nous autant que pour la ville. Et pendant qu’Ahmadou portait la
guerre à Sansandig, les révoltés la portaient chez lui pour faire une
diversion.